19 févr. 2010

Un Numide en Amérique du Nord - 40 -

Digression
Souvenirs singuliers de moments partagés
Depuis plusieurs années Lamine rédige des réflexions qui se présentent sous forme de mémoires d’une période de sa vie. Il y relate des moments singuliers de son adolescence. Des moments singuliers mais qui ont été partagés par les proches et la périphérie sociale de la famille.
Ces souvenirs sont privilégiés comparés à d’autres. Il s’agit d’instants passés entre frères et sœurs, avec nos cousins et nos cousines, nos oncles et nos tantes et d’autres qui mettent en relation des amis ou des voisins, des copains d’enfance ou encore d’école.
Parcelles anthologiques d’un vécu d’une autre époque. Un adage bien de chez nous dit : ‘’le moment qui passe est meilleur que celui qui vient’’.   Ce qui est partagé n’est-il pas aussi sublime lorsqu’il est relaté dans des mots simples, abordables, compris de tous mais plein d’une profondeur abyssale ? 
Quand Lamine évoque ses souvenirs ce sont aussi, en partie, les miens. Ils sont aussi ceux de nos proches pour au moins deux raisons majeures : La première est la proximité par l’âge, par les liens de famille ou encore par ceux du voisinage. 
La seconde est le contexte de leur survenance : avant et après l’année 1962. Nouveau point de départ d’une Algérie qui se voulait indépendante et des algériens qui devaient être libres. Mais les deux concepts - l’indépendance et la liberté - ont été vidés de leur substance.
Les souvenirs de famille sont ceux qui expriment un sentiment, une perception, une surprise, une impression, une émotion à l’égard de mon père ou de ma mère, de ma grand-mère ou de mon grand père, d’une de mes tantes ou de l’un de mes oncles. D’une rencontre fortuite ou celle d’une personne qui a été le sujet d’un moment de vérité.
C’est toute une conception de ces liens qui se tissent sans que quiconque ne puisse discerner comment ils se produisent et comment ils surviennent. Ils sont là et nous les vivons avec le cœur et la raison.
Ferid Chikhi

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