16 juil. 2011

Un Numide en Amérique du Nord - 115 -

Onze ans après le millénium -2-
Pas de langue française mais des milliers de voitures …-1-.
Le séjour de nos proches venus du Danemark et d’Allemagne s’est achevé sur la lecture de bien des souvenirs, des moments de retrouvailles, des instants d’affection et de forte sensibilité. Même si je m’efforçais à ne pas y penser, je concède que dés le début, j’appréhendais le jour de leur départ. Certes, il n’y a pas eu de larmes visibles mais celles du cœur se faisaient ressentir par ces rappels qui consistent à dire ‘’Il faut à tout prix revenir’’, ‘’Vous devez vous aussi revenir au Danemark’’, ‘’Il faut refaire ça avec les enfants et les petits enfants’’, ‘’Dites leurs de venir  au Canada, il y a tellement de choses à voir et à visiter’’.
Mais tout ça, nous le savons, exige de l’organisation et la volonté de rééditer l’exploit de traverser l’Atlantique et la mer du Nord pour tout simplement se retrouver. J’admets aussi qu’il y a eu bien du chagrin, de la tristesse à la limite de la lassitude de revivre une nouvelle séparation, la distance qui séparent nos trois pays. Presque trois continents. Il y a eu au cours de ces retrouvailles des instants sublimes et d’autres pleins de questionnements. Mais qu’est ce qui nous a le plus impressionné au cours de notre bref séjour en Ontario ?
Si l’on se réfère à nos propos chaque fois que nous engagions une  conversation sur un paysage, une construction, une image ou les relations avec des personnes de cette province nos avis divergeaient tellement, en raison de nos perceptions, que le consensus était difficile à réaliser. Cependant, au-delà de l’industrie des loisirs à Niagara-Falls, nous avons retenu trois caractéristiques qui font à notre sens l’Ontario et sur lesquelles il y a eu convergences.
La première qui nous a le plus impressionnée mais aussi irritée c’est que, malgré la forte présence touristique de Québécois et de Français, la langue française n’est ni comprise, ni parlé, ni affichée et encore moins partagée par tous les Ontariens. 
À suivre…
Ferid Chikhi

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