31 déc. 2011

Un Numide en Amérique du Nord - Le 31 décembre 2011


Nous voici en ce 31 décembre 2011 et à la veille
D'une nouvelle année
Que je souhaite à toutes et à tous
Pleine de Santé, Succès et Paix.
Ferid

17 déc. 2011

Un Numide en Amérique du Nord - 132 -

  L’année des changements et des mutations imprévisibles
2011 est sur le point de se terminer et chacun se prépare à évaluer les réalisations entreprises individuellement et/ou collectivement.
Le climat connu pour sa versatilité intemporelle ne change pas dans sa progression et ses mutations imprévisibles.
Le monde arabe a connu ses révolutions et les incertitudes qui devaient s’estomper rapidement se maintiennent et montrent le magma de risques que personne ne souhaitaient. Les religions attirent plus de foules et la spiritualité prend plus de place. Les identités se refaçonnent dans un monde sans frontières et se ressourcent.
Le monde s’indigne. Les plus démunis s’allient aux couches moyennes contre les classes dirigeantes et les plus nantis. Les gouvernants sont mis à l’index. La corruption s’empare de tous. Les incorruptibles se font de plus en plus rares.
Les idéologies s’emparent de tout ce qui mobilise les masses et leurs artisans veulent plus de pouvoir.
Les citoyens de partout explorent ''le bien vivre ensemble'' au grand dam des dirigeants qui ont égarés leurs qualités de discernement, leur esprit de compréhension et leurs aptitudes d’anticipation.     
La pensée positive selon laquelle plus nous progressons vers les limites du possible plus nous consolidons notre bien être est reléguée au second plan des préoccupations majeures des citoyens même si partout les barrières de l’intolérance se réduisent ou tout simplement tombent.
Le retour aux sources n’est pas seulement un voyage vers le passé c’est aussi le lieu que l’on revisite pour se purifier, en partie, un peu ou beaucoup.
L’éducation et la diffusion des sciences sont plus fragmentées et les technologies de l’information génèrent des réseaux sociaux reliant et liant tous les indignés de par ce bas monde.
Les faiseurs d’opinions ne s’aventurent plus à prédire l’avenir mais continuent à spéculer sans aucune morale arguant de leurs capacités d’adaptation aux mutations selon les modulations qu’ils veulent leurs conférer.
Ceux qui explorent l’histoire et qui par leurs aptitudes de rechercher et d’analyser, tentent d’offrir une lecture plus pertinente de la place de l’humain dans des sociétés de plus en plus plurielles n’osent plus se prononcer et lorsqu’ils le font c’est avec plus de prudence et de réserve.
En cheminant le long du cours de la vie, chacun peut confirmer cette forte sensation empreinte d’un saisissement émotionnel singulier qui fait que les lieux, les espaces et les territoires se complètent. Il reste que l’incertitude et le risque font partie de nous et que nous faisons partie d’eux mais personne ne sait ce que demain nous réserve ?
Ferid Chikhi

8 déc. 2011

Un Numide en Amérique du Nord -131-

Différences de partage ou partage des différences -2 -
Pour les premiers, en mettant de l’avant les différences, il est surtout question de valider qu’il en existe de particulières, de singulières et même de majeures entre eux et les autres. Il s’agit aussi pour eux d’affermir le fait qu’ils ont des caractéristiques qui font d’eux des êtres exceptionnels ou encore en avance sur les autres, ‘’ethnocentrisme oblige’’.
Le partage ne vient qu’en seconde position et seulement lorsqu’ils en ressentent le besoin dés lors que la remarque leur est adressée par les autres. Ils tentent d’éviter la question de la discrimination et celle de la controverse. Ils préconisent et prônent que les différences se partagent et constituent un enrichissement pour les uns et pour les autres. Pourtant, dans les faits ils ne partagent rien de leurs richesses spirituelles, mentales, éducationnelles, etc.  
Pour les seconds leur conception du partage pourrait s’accommoder de l’acte d’offrir sans attente de retour ou de contrepartie. Comme si c’était un don à répartir sans compensation. Une expérience qui devrait répondre au besoin exprimé ou ressenti par les autres. Ceux qui vivent une précarité. Question de culture me diriez-vous. Certes, oui ! Mais, j’ajouterais en complément d’une éducation d’abord et avant tout familiale et en second lieu scolaire. Une formation à la vie de tous les jours sans expectative, sans perspective d’un futur ou d’un avenir plein d’incertitudes.
Ferid Chikhi