16 mai 2012

Un Numide en Amérique du Nord - 152-

Cinquantenaire 1962-2012
’Tout progrès humain ne peut être …  
qu’un progrès total
Gustave Thibon que j’ai cité précédemment a été, semble t’il, une référence pour bien des journalistes algériens de la rédaction d’El Moudjahid dés sa fondation. C’est ainsi que dans le numéro 4, en page 81, et sous le titre ‘’la république algérienne sera un état moderne’’, Réda Malek écrivait au paragraphe 6 : ««dans cet ensemble, si l’Algérie répudie ‘’ses maîtres’’… . Personne ne sera plus menacé dans ses libertés. (…). Et les musulmans libérés des contraintes coloniales, connaîtront, enfin, la joie d’avoir un pays, une patrie»».
Pour souligner ce qui précède il convoque ce philosophe qui considère que  ‘’Tout progrès humain ne peut être, en effet, qu’un progrès total. Et c’est pour ne vouloir élever qu’une partie de lui-même que l’homme tout entier s’écroule’’. Citation prémonitoire ou simple expression vis-à-vis d’un assujettissement rejeté par tous ? Une chose est certaine c’est qu’aujourd’hui cette même citation est de mise.
Mieux encore, la réponse à la question suivante est d’actualité : L’Algérie attendue par ceux qui ont combattu pour qu’elle soit libre et indépendante a-t-elle réussi à relever un de ses principaux défis, à savoir, celui de la durée de la gouvernance qui voulait le bonheur de tous ?
De nos jours, beaucoup plus qu’hier, et encore moins que demain l’Algérien, simple citoyen, à la fois rebelle et pacifique, en fait durant toute son évolution, aspire au progrès et à la modernité sans renier pour autant son identité et les caractéristiques de sa personnalité.
Pourtant, c’est surtout par et dans son itinéraire temporel et spatial qu’il se distingue des indus-occupants – spoliateurs et expropriateurs - et des gouvernants de son pays, quelques soient les noms dont ils s’affublent. La différence entre les premiers et les seconds se situe dans la perception que chacun a du citoyen.
Les premiers ont toujours voulu son asservissement, son aliénation, sa soumission, son acculturation … les autres veulent presque la même chose mais au nom de la révolution de Novembre ils se sont accaparés de tous les attributs des vainqueurs même si souvent ils crient que seul le peuple est souverain.
Ferid Chikhi