31 août 2012

Un Numide en Amérique du Nord - 162-

Gouvernement Péquiste et fédération des souverainistes
J (–) 04 des législatives Québécoises
Québec - Canada - Aout 2012.
Dans mes conversations, avec des amis et autres relations, j'ai mis de l'avant quelques-unes de mes observations et remarques au sujet du déroulement de la campagne électorale en cours pour les législatives québécoises du 04 septembre 2012. Certains parmi eux m'ont demandé de préciser pourquoi je ne suis pas favorable à un changement radical afin de donner la chance à des nouveaux partis ou à ceux qui n'ont jamais exercé le pouvoir. En quelques mots voici quelques éléments de réponse.
Si ça ne tenait qu’à moi ou que mon vote pouvait influer en quoi que ce soit sur le choix des électeurs j’opterais pour la première hypothèse en l’offrant au parti qui peut faire la différence. Ça serait au Parti Québécois à qui je redonnerai la chance avec une majorité confortable. Cela me parait plus approprié que de l’accorder à un jeune parti de la même mouvance. Loin de moi l’idée de minimiser l’apport des candidats en lice mais la gouvernance exige des compétences et une expérience non seulement individuelles mais aussi de groupe. Elle fait aussi référence à une histoire collective unificatrice, comprise et portée par la majorité. Ce qui est communément qualifié de société distincte.
Excluant le maintien du gouvernement libéral, la perspective du changement majeur et radical qui consiste à porter au pouvoir Québec Solidaire (QS) avec comme opposition officielle Option Nationale (ON) pourrait constituer une troisième voie, mais elle est à l’extrême et les risques sont incalculables. La démarche de QS pour l’affirmation de la souveraineté est sous tendue par l’organisation d’une constituante. Une utopie parmi tant d’autres annoncées par ce parti. C’est peut être pour cette raison que les libéraux ne tarissent pas d’éloge à l’égard de la coporte parole de ce parti.
Je considère que le choix des électeurs façonnera pour longtemps l’avenir du Québec, j’en suis convaincu parce que le changement est une exigence qui évite la stagnation et la régression. Certains,  m'ont dit que c’est une lapalissade. Oui ! C’en est une, mais elle est, à mon sens universelle, et j'ajoute que ce sont les Québécois qui l’appellent de toutes leurs forces.
Alors il reste, de deux choses l’une, ou le Parti Québécois avec à sa tête une femme - Pauline Marois - et des jeunes comme Léo Blouin - réussit l’examen de passage - son dernier avant sa mise au placard - de ces élections qui devraient, selon toute vraisemblance, le porter au pouvoir avec tous les souverainistes : gouvernement et opposition officielle, ou c’est l’échec avant l’heure et c’est les libéraux qui seront maintenus et portés à la barre avec une opposition officielle néolibérale, la réciproque pouvant se vérifier. Le Québec est donc à un tournant décisif de son histoire.
La perspective d’un PQ majoritaire a l’avantage de l’inviter en un seul mandat à prouver le bien fondé de sa politique en unifiant les rangs de souverainistes dans la perspective d’un référendum.
Alors, patientons, le 04 septembre c’est là ...  
Ferid Chikhi
PS : De mémoire, il n’y a qu’une seule révolution ’’tranquille’’ avec des caractéristiques sociales fortes, qui en une décennie a réussi à atteindre ses objectifs, c’est celle de la Pologne avec Lech Valesa et Anna Walentynowicz qui ont fondé Solidarność.
Longueuil le 30 août 2012.