31 déc. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 205 -

Comment revisiter un passé récent ?
Rétrospective chronologique de l’année 2013 - (1)
L'avenir appartient à la non-violence,
À la conciliation des cultures différentes.
Stéphane Hessel
Liberté terre d’exil !
Pacte ancestral imprimant l’identité,
Passions assoupies, amours apaisés
Racines profondes affermissant
La terre de Massinissa, de Jugurtha,.
Tin Hinan, FadHma et Dihya
Sources. Origines. Racines.
Pays qui m’a vu apparaître
Liberté sans Patrie, nuages sans ciel
Culture sans arts, Personnalité sans identité,
Pays d’exil, terre d’amitié,
De nouveaux bâtisseurs.
Que de cris, de colères et de larmes,
Que de paroles, de mots, de langage,
Une langue figée en mouvement.
Que de bonheur, de joie et d’allégresse
D’un jour qui perdure  
Liberté et Patrie affirmées.
Ferid Chikhi
Le monde change, l'humanité aussi !!
Immigration – Expatriation – Exil – Départ – Arrivée – Intégration – Assimilation – Adaptation… Des concepts perçus différemment par les uns et par les autres. Par
ceux qui partent ; par ceux qui arrivent ; par ceux qui attendent ; par ceux qui espèrent. La problématique de la mobilité internationale des hommes et des femmes qui ressentent le nécessaire besoin d'aller ailleurs nous choque et nous convient par endroits.
L’immigration et l’intégration des immigrants notamment au Québec, au Canada et en Amérique du Nord interpellent plus d’un en raison de facteurs multiples de l’implantation dans un territoire nouveau. Mais personne, à quelques exceptions près, n’aborde le plus complexe de ces facteurs, celui du déracinement.
Il est vrai qu’il existe une singularité en matière de prise en charge de l’arrivée de celui et de celle qui sont partis de loin pour arriver quelque part. Il s’agit ni plus ni moins que d’un constat qui est, d’une part, partagé, et, d'autre part, renforce un paramètre commun à tous : L’intégration, cette intégration qui est avant tout une question de culture’’
Les observateurs avertis ou nouvellement convertis, postulent que ‘’ces immigrants qui s'adaptent rapidement à l'incertitude et à l'éloignement de leurs pays et de leurs familles ; qui participent au changement fondamental qui les heurtent au quotidien;
qui prennent part à la vie de tous les jours au sein d’une société d’accueil généreuse et tolérante mais affichant des valeurs différentes qu’ils doivent embrasser ; qui font face au choc thermique et aux relations informelles de bon voisinage … ces immigrants sont vus comme n’ayant pas les qualifications, les compétences, les expériences adéquates pour une insertion professionnelle rapide et conséquente. (…) et là L’’Indignez-vous’ de Stéphane Hessel prend toute sa signification, un cri du cœur qui se poursuit par un ''Agissez'' ;''Créer, c'est résister. Résister, c'est créer '' avait-il aussi crié.  "Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C'est par cette voie que l'humanité devra franchir sa prochaine étape." Finit-il par proclamer avant de quitter, le 27-02-2013, ce monde sans pouvoir vivre '’La Paix Durable’’. 
De son côté, Che Guevara eu la réflexion suivante : ’l’authenticité fait notre différence et notre richesse’’.
Mais qu’y a-t-il de commun et de convergent dans les pensées, les idées, les croyances et les actions de personnalités telles que Gandhi, Charlie Chaplin, Jean Paul Sartre, Che Guevara, le Dalai Lama et John Lennon …, et bien d’autres, qui ont été mis sous les feux de la rampe durant des décennies ?
Les dénominateurs communs sont multiples mais les plus importants sont l’opposition face aux régimes impérialistes, qu’il soit Britannique, Étasuniens, Français ou Chinois…
Alors Pablo Neruda nous averti : ‘’Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude, répétant chaque jour le même parcours, celui qui ne change pas le rythme de ses pas, celui qui ne risque rien et ne change pas la couleur de ses vêtements, celui qui ne parle pas avec l'inconnu.  
Il meurt lentement celui qui évite une passion, celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les « i » aux émotions touffues, celles-là mêmes qui font briller les yeux, celles qui transforment un bâillement en sourire, celles qui font battre le cœur face aux erreurs et aux sentiments. … Seulement l’ardente patience nous permettra d’atteindre la joie splendide’’. 
À l’heure de la mondialisation vue et vécue sous tous ses angles, tout s’emballe et l’humanité voit les contours de son devenir changer à grande vitesse, sans que personne ne puisse la contrôler.
À suivre

Ferid Chikhi

30 déc. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 204 -

Comment revisiter un passé récent ?
Rétrospective chronologique de l’année 2013
Le 12 janvier 2013 j’avais repris l’écriture de ma chronique ‘’Un Numide en Amérique du Nord’’ par une digression poétique mettant de l’avant L’Algérie, anciennement Tamazgha :
(…)
Colorées du soleil de la Méditerranée.
Dans nos veines de Numides
Coule le sang de Massinissa et
Le lait nourricier de Fad’hma et Dihya.
(…)
Mutilée, amputée, altérée par tes assaillants,
Abusée, trompée, violée, par leurs gouvernances,
Préservée, Protégée, Défendue par tes enfants.
Seul le temps dessine tes fresques et tes reliefs.  
Seul le temps, tes gamins et tes coquins
Savent te sauvegarder pour demain.
(…)
Ferid Chikhi
11-12-2012

Tamazgha, terre des Imazighen
Pays des hommes libres.
Infiltrée, conquise, occupée
Par des passagers sinistres et éphémères
Venus te soumettre.
(…)
Sans palais, sans châteaux et sans manoirs
Jamais soumise, toujours rebelle
Terre d’insoumis, d’indomptables et de frondeurs
Ils ne l’ont pas encore compris
Tu es l’Éternelle Tamzgha.
Ferid Chikhi
18-12-2012

Ce même 12 janvier 2013 selon le calendrier Grégorien correspondant au 12 Yenneyar 2963
(http://www.convergencesplurielles.com/2012/01/un-numide-en-amerique-du-nord-134.html.) j’avais opté pour la sélection de cinq évènements considérés comme majeurs par certains médias. Ils me paraissent sensibles par leurs places dans le monde ou au sein des populations concernées.
En Afriquele début de l'intervention militaire française au Mali, sachant que ce
sont les puissances occidentales qui ont armé les islamistes venus de Libye pour déstabiliser cette région du Sahel connue pour sa tranquillité et son calme. Quelles sont les véritables motivations des Français et de leurs alliés?
Paris, Londres, Stockholm et 
Copenhague ont convoqué les ambassadeurs d’Israël pour leur faire part de leur "désapprobation" face aux mesures prises par Benjamin Netanyahou, en représailles à l’admission de la Palestine comme "Etat observateur non membre" des Nations unies. Berlin et Washington, jugent que la décision israélienne est "non productive pour la paix".  Pourtant, Toutes ces puissances restent silencieuses chaque fois que les Palestiniens sont victimes de répliques non justifiées.
En Syrie, l'escalade se poursuit entre soldats et rebelles.  Même la Suisse y met son grain de sel. Ce pays va adresser au Conseil de sécurité de l'ONU une pétition signée par 52 pays réclamant la saisie de la Cour Pénale Internationale pour les crimes de guerre commis en Syrie.
Washington envisage déjà l'ère post-Assad alors que Moscou veut que les Syriens soient les artisans d’une solution au conflit qu’ils vivent depuis plus de 22 mois.
Pour défendre l’indéfendable, tout est permis. En parcourant le site Tolérance.ca
j’ai trouvé succulente la chronique d’Anne Marie Sicotte datée du 03 janvier 2013, sous l’intitulé ‘’La langue comme outil de résistance’’. Ce qui a attiré mon attention c’est en particulier le paragraphe ‘’7’’ très inspirant et je le livre sans changement et sans commentaire :
''Pour défendre l'indéfendable, tout est permis ... Rien ne justifiait les Sulpiciens d'offrir un cours commercial en anglais uniquement…Pour défendre l'indéfendable, une tactique éculée consiste à se transformer en victime, à accuser grossièrement celui qui nous fait de justes reproches. Il semble que la frange intolérante de la population britannique a transmis cette astuce de génération en génération''.
Là où mes souliers m’ont mené, j’ai ressenti, la même sensation du ‘’j’ai déjà vu’’ ou du ‘’j’y ai déjà vécu’’ … une rue, une maison, un jardin public, une épicerie, une haie de fleurs qui sépare un jardin de la rue, un marché, l’entrée d’une entreprise, les discussions entre les gens, les cris des enfants, les empoignades entre les femmes, une chanson provenant d’une maison, l’exhalaison d’un parfum … Ce ne sont pas seulement des sensations mais encore plus des émotions.
À Annaba, l’Hippone Romaine, réceptacle d’une partie de la vie St Augustin. À Equeurdreville, une ville du Cotentin, en Basse-Normandie pas très loin de Cherbourg, La ville aux parapluies. J’y ai vécu six mois. Au Mont St Michel, En
déambulant dans les petites ruelles, j‘observais les maisons conservées à l’ancienne, les boutiques à touristes, les petits restaurants familiaux d’où émanaient les senteurs des omelettes et des crêpes délicieusement préparées par des cuisinières habiles et vendeuses averties, habillées de belles robes multicolores … À La Havane, Hôtel Ambos Mundos, le musée-maison d’Ernest Hemingway. Ses amours, son cocktail, ses muses, ses écrits... le temps était suspendu… Des souvenirs remontent à la surface et me rappelle mes lectures du ‘’Vieil homme et la mer’’, ‘’L’adieu aux armes’’, ‘’Le soleil se lève aussi’’.  
Ce qui est singulier à la limite fabuleux, c’est que pour chacune des villes
citées plus haut, et bien entendu, celles que je n’ai pas mentionnées, c’est le lien, la relation étonnante, inexprimable, contenant quelque chose de sublime. Un moment marquant inoubliable par son intensité ; un souvenir même fugace qui reste incrusté de façon indélébile comme le serait une révélation. Une rencontre fortuite qui finit par devenir une amitié indissoluble. Une odeur ou un parfum que j’ai humé et dont je n’arrive plus à m’affranchir. Le contact avec une personne dont seules la forme et la couleur des yeux me relie à une ambiance émouvante par sa gaieté et sa singularité.
                                                                                            À suivre
Ferid Chikhi
30-12-2013

24 déc. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -203-

Fin 2013 et bientôt 2014

Une année se termine et nous la fêtons ... 

Une nouvelle va bientôt commencer et nous l'espérons meilleure que les précédentes ... Temps de fêtes ... 
Temps d'espoirs pleins de lumière et de bien être.

Une pensée à celles et ceux qui ne sont plus parmi nous. 
Une pensée aux plus démunis et aux plus vulnérables. 
Une pensée aux malades. 
Une pensée à nos proches qui sont loin de nous. 

Meilleurs vœux à toutes et à tous.

7 déc. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 202 -

Nelson Mandela, Madiba … Il était d’abord Africain ...
Citer les grandes figures historiques et politiques de l’Afrique serait fort exhaustif mais en évoquer quelques-unes parmi elles est faisable, notamment au moment où l’une des plus fameuses vient de nous quitter.
Les jeunes que nous étions dans les années ‘’60’’ se remémorent sans aucun doute des noms aussi prestigieux que ceux de Modibo Keita du Mali, Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire, Kenneth Kaunda de Zambie, Ahmed Sékou Touré de Guinée-Conakry, Jomo Kenyatta du Kénya, Joshua Nkomo du Zimbabwé, Julius Nyerere de Tanzanie, Kojo Botsio et Harry Nkumbula de Zambie, Patrice LUMUMBA de la République Démocratique du Congo et bien d'autres tel que Kwame Nkumah du Ghana, le père du Panafricanisme. Leurs œuvres sont pour les jeunes générations Africaines la lumière qui éclaire la voie de sortie du tunnel sombre du colonialisme.
Nelson Mandela qui vient de s’éteindre en ce  05 décembre 2013, à l'âge de 95 ans a aussi était une figure marquante de la lutte contre la discrimination, l’Apartheid, l’exclusion, le mépris et pour la liberté et la dignité … Madiba comme aiment à le nommer ses compatriotes, Madiba a été le premier Président noir d’Afrique du Sud.
Lorsque nous balbutions les noms de Ben Boulaid, Ben Mhidi, Abane, Boudiaf, Ait Ahmed, et les autres, nous prenions conscience d’autres noms dont nous ne soupçonnions même pas la signification politique. Pourtant, tous luttaient pour
l’indépendance de leurs pays et la libération de leurs peuples comme le faisaient les nôtres. Mandela, Nkrumah et les autres faisaient partie de ces militants luttant pour l'indépendance et la décolonisation de leurs pays. Ils ont sacrifié leur jeunesse et souvent leur vie pour contrer les effets de l’occupation de leur pays par des forces étrangères, l’acculturation et l’aliénation de leurs peuples..
Mandela, a été emprisonné pendant plus d’un quart de siècle et à sa libération, seul son charisme ressort comme une valeur confluente. Un charisme fait d’un pardon sans haine et sans vengeance. Il sentait que son pacifisme était la voie de sortie de l’apartheid. Une fois libéré, il résume sa nouvelle mission en en quelques mots : ‘’Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur’’.
Aujourd’hui, le voici parti et pourtant il est plus présent que jamais. Il rassemble l’ennemi et la victime d’hier. Il rassemble les bourreaux et leurs maîtres à penser. Il rassemble ceux qui l’ont à peine accueilli à sa sortie de prison et ceux qui lui ont montré le chemin à suivre pour se libérer des servitudes qui l’enchaînaient.
Il était Africain, il appartient d’abord et avant tout à son peuple. Il était Africain, il appartient d’abord et avant tout aux Africains. Je le revendique, nous le revendiquons. Il nous appartient d’abord et avant tout. Aujourd’hui, qu’il est parti, le juste parmi les justes, tout le monde veut avoir une part de son héritage. Tous, les ennemis d’hier qui ont mis à feu et à sang l’Afrique, veulent une partie de lui. Même si elle n’a duré que quelques minutes.
Sa résilience après la plus longue incarcération qu’a connue un homme politique, sa résilience en a fait un modèle de détermination et d’abnégation. 27 ans de détention n’ont pas brisé l’homme mais bien au contraire l’ont renforcé dans ses convictions d’humaniste.
Lorsqu’au printemps 1962, après la signature des accords d‘évian, avec Amilcar Cabral il rencontre, Boudiaf, Bitat, Ben Bella, Boumédienne, Kaid Ahmed et bien d’autres membres du FLN, très vite, il comprit que l’Apartheid en Afrique du Sud et le colonialisme français en Algérie sont identiques. Ses relations et ses liens avec l’Algérie se consolidèrent à jamais.  
Humble et à l’écoute de son peuple, charismatique et sobre, il s’en est allé, Madiba et a emporté avec lui sa modestie, sa sagesse toute africaine, son humilité et son abnégation. Le rassembleur qui a invité son peuple à regarder vers l’avenir et le futur et à dépasser les vicissitudes du passé.   

Ferid Chikhi

15 nov. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 201 -

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … En guise de conclusion -4-
Silence complice des hommes du culte - Rôle de reproductrices. Recherche d’une utilité au départ marginale. Amélioration du budget familial…
En dépit du fait que l'espace de travail ouvrier (usine) soit devenu mixte, les guerres continuent de prendre les hommes - paysans et ouvriers - et même des  femmes.  Les ''ménagères'' quittent peu à peu leurs tâches traditionnelles pour l'usine afin de continuer à produire, non pas et seulement, les textiles et fabriquer des uniformes, mais aussi, de l'armement (travail traditionnel d'hommes) et/ou d’offrir des soins aux blessés sur les champs de batailles. 
Elle conquiert petit à petit le moindre espace inoccupé ou déserté par l’homme ; elle se libère de plus en plus ... Les écoles s'ouvrent et accueillent les plus jeunes pour des apprentissages manuels mais aussi et surtout l'acquisition du savoir ... les aires publiques se féminisent ... la femme prend conscience de sa place, de son apport et de sa participation au développement de la société. Là aussi, non pas et seulement, au sein de la famille mais surtout dans des activités, généralement réservées aux hommes.
Les traditions, les us et coutumes volent en éclats devant le bulldozer industriel et la modernité, même si quelques-unes persistent et résistent.
Cela se passe presque partout dans le monde, et aussi au Québec après seulement un demi siècle. Selon quelques observations faites au quotidien, elles n’ont pas seulement évolué - Baby Boomers et générations suivantes - mais leur éducation et leurs apprentissages font d’elles des ’modèles de femmes modernes’’ pour bien d’autres dans le reste du monde, y compris en Europe, sauf peut être, et seulement dans une certaine mesure, en Scandinavie...
Là où, il me semble que, le bât blesse c’est que si les femmes baby boomers, ont
su transmettre la quête de la liberté, de l’autonomie, une certaine indépendance avérée à leurs filles, elles ont - peut être, je dis bien peut être - quelque peu omis de mettre le cadre de références idoines pour les relations avec leurs compagnons et je me questionne au sujet de celui qu’elles auraient léguées à leurs fils ?
Par exemple, ont elles ‘’modelé ou orienté par une supervision familiale’’ des attitudes et des comportements appropriés de leurs fils ou y ont-elles seulement pensé ? Oui ! Me répondra t’on … cela existe puisque la mixité est de rigueur partout. Par conséquent, je fais mon mea culpa. Mais cela est-il suffisant ? Je ne juge pas. J’émets seulement une hypothèse sous forme d’interrogation.
L’homme comme la femme sont des êtres complexes mais pas compliqués. ’Il leurs faut des oppositions, des contradictions, des débats et le tout dilué dans des ébats pour se mettre en couple, sans quoi tout leur serait monotone.’’ 
En fait, sauf, par un sursaut d’orgueil et un plus d’affirmation qui se manifeste, ici et là, la mentalité patriarcale est encore présente et pour longtemps. ’Le mâle’’ veut rester dominateur et, si parfois, il donne l’impression de faire des concessions - la nature étant toujours plus forte - il finit par se rebiffer et ceci est accepté comme étant une norme. Ne dit-on pas ‘’chasses le naturel il revient au galop’’ ? 
Encore une fois, ici au Québec, au-delà du coup de foudre, de l’amour éclair et spontané, qui rapproche une femme et un homme, l’avantage, qu’a la femme sur l’homme réside dans sa capacité à observer les forces et les qualités de celui qui pourrait devenir son compagnon et, seulement après, agir.
Elle est en mesure de garder la tête froide et de négocier, non pas et seulement la relation de couple comme pour un contrat, mais aborder sans état d’âme ces petites choses de la vie qui font soit le ciment entre les deux ou au contraire le grain de sable qui fait tout dérailler … 
Une fois que cela est réalisé, que l‘engagement est consommé, que le grain de sable perturbe le fonctionnement de la relation … rien n’empêche de mettre le tout sur la table et d’en parler avec le principe que rien n’est immuable, n’est pérenne et que tout est sujet à ajustement.
Toujours, au Québec ne dit-on pas ’donnons au coureur la chance de prouver son intégrité et son honnêteté’. Ailleurs un adage dit : Le métal qui a déjà été forgé ne peut pas l’être une seconde fois. 
Au plan global, de nouvelles valeurs, prennent de plus en plus de place telles celles des pacifistes et des écologistes. Les polémarques de leurs côtés voient certains de leurs actes contrecarrés par les activistes des deux nouveaux groupes. Les religieux ne veulent pas être en reste et agissent, mais avec circonspection. Leur partition historique n’est pas sans fausses notes et ils essayent de ne pas se laisser doubler par les extrémistes qui utilisent les dogmes et le rigorisme restrictifs et répressifs pour se mettre de l’avant et s’accaparer tous les pouvoirs.
De leur côté des activistes pacifistes agissent pour œuvrer en faveur de la paix et arrêter les guerres. Pour ce qui les concerne les faiseurs de guerre continuent leurs croisades pour plus de guerres. Les religieux, encore eux, d’un côté s’opposent les uns aux autres et de l’autre appellent aux dialogues des religions.
Alors, en guise de conclusion : J’ai eu, plusieurs fois, l’opportunité de rencontrer
et de discuter avec des femmes seniores et baby boomers ainsi que des générations X et Y … la différence est là, nette, sans fioritures … en 50 ans la révolution tranquille a fait que la société québécoise, grâce, en grande partie, à ses femmes, a déjà conquis le 21ième siècle … certes il reste beaucoup à faire pour et par les plus jeunes, mais ça sera plus facile que d’échapper à la main mise du Pater, du religieux du coin de rue et ... du machisme ambiant.
Ferid Chikhi

PS : Hier, jeudi 14 novembre 2013, une organisation féministe a pris son envol. PDFQ - Pour les droits des Femmes Québec.  www.PDFQuebec.org il s’agit d’un ‘’groupe féministe, citoyen, mixte, non partisan qui fait appel à celles et à ceux qui, comme nous, soutiennent inconditionnellement la société démocratique et laïque’’. 
Des hommes sont invités à y prendre part comme sympathisants. Voilà une innovation que seules les femmes du Québec sont capables d’initier.  

4 nov. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -200-

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … Aujourd’hui et après - 3 -
Les rapports entre elle et l'homme s'ajustent, s'équilibrent ... la question du pouvoir cherche une ou de(s) nouvelle(s) définition(s) ... avec un fondement non seulement égalitaire mais aussi équitable.
Pour ceux et celles qui se demandent si j’étais
devenu défiant à l’endroit de la religion, athée  ou encore agnostique ? Je réponds que chacun à ses raisons bonnes ou mauvaises de penser et de croire ce qu’il veut. Pour ce qui me concerne je pose des questions et je tente de proposer des réponses en tenant compte de ma connaissance, de mon savoir, de ma recherche en sachant que lorsque d’aucuns font de la recherche dans quelque domaine que ce soit et encore plus dans la spéculation philosophique, émettre des hypothèses permet de valider des faits, de confirmer des événements … et se poser encore des questions, n’est ce pas ainsi que l’on trouve des réponses ?
Poursuivons le cheminement … si je devais établir une nomenclature de termes autour desquels se construirait une réflexion sur le rapport hommes-femmes ou sur les valeurs les plus pertinentes qui les lient, je retiendrais, mélimélo, les suivants : pouvoir, domination, tutelle, patriarcat, influence, supériorité, autorité, contrôle, égalité, équité, charme, respect …
Dans le même esprit et comme souligné précédemment, sauf de rares exceptions, que ce soit dans le passé lointain ou récent, l’homme a toujours recherché et mis en œuvre une domination presque totale sur la femme.
Même de nos jours, qui peut occulter le fait qu’en temps de paix, la femme, tranquillisée et par conséquent rassurée sur son sort et sereine dans la place qui est la sienne, sait user de son intelligence, de son sens des responsabilités, de son bon sens … pour occuper tout l’espace qui est le sien mais aussi intégrer celui de l’homme ? Celui-ci ne l’entend jamais de la même oreille et empêche juste par une opposition inexplicable cette expansion en faisant appel à la force extrême ; cette puissance immanente que lui-même ne saurait contrôler.
Il lui fait appel et la symbolise par la religion. Il évoque un (ou des) dieu(x) et il impose aux maillons, les plus vulnérables de la société - les femmes, les enfants et les plus âgés - la foi en ces invisibles et la pratique de croyances … qui lui sont favorables. Il les a créées pour que chaque fois que son emprise sur la femme, la famille, la tribu … la société diminue ou se réduit il puisse s’en servir … pour maintenir sa suprématie et garder le pouvoir. Qui peut ignorer que la guerre et la religion constituent deux ‘’institutions, deux systèmes, deux organisations’’ qui réduisent, amoindrissent ou dans le meilleur des cas minimisent le rôle et la place de la femme ? Lorsque l’une par la force physique et matérielle donne la prééminence à l’homme en situation critique c'est-à-dire au moment où il considère que la femme dépasse  certaines limites, la seconde vient pour l’aider à diminuer celle de sa compagne.
Si je me réfère aux plus âgés, à nos parents ; qu'y avait-il de différent à leur époque comparativement à aujourd'hui ? Plusieurs réponses sont possibles ; en voici une, je la déroule selon ma perception des événements et des faits. Je conçois que les cultures d’origine, encadrées par des valeurs morales complémentaires, par l’éducation, les lectures, les observations  de chacune et de chacun, les découvertes faites par des hommes et des femmes plus intéressés par le bien de tous et de toutes, ont configuré les attitudes, les comportements, les perceptions et les conceptions d’un monde nouveau interdisciplinaire, multifonctionnel et diversifié ... Un monde dit global.
À titre d’exemple, dans le monde occidental, après l'espace agricole - pour ne pas dire paysan – la mécanisation à bouleversé les habitudes de vie avec des effets et des conséquences difficiles à cerner quelque fusse la place de l’observateur. 
Dans le premier (l’univers agricole ou paysan c’est selon) les rôles de l'une et de l'autre étaient ''géographiquement, territorialement'' délimités. La femme aux tâches ménagères, l'homme dans les champs. À la maison la femme accueille l'homme qui vient se reposer d'une dure journée de labeur physique ... comme si ''Elle'' n'avait pas trimé toute la journée ... Elle doit encore assumer et assurer son rôle de femme, de mère - ''servante'' - avant celui d'épouse aimante. 
Avec la mécanisation - y compris de l'agriculture - l'usine de production de textiles a d'abord accueilli les hommes qui n’avaient pas de terre à labourer, ni la maîtrise des métiers traditionnels, en lien avec la guerre, tels que la forge, la menuiserie, l’armurerie ou encore la cordonnerie ... Puis la grande guerre et la seconde sont arrivées avec leurs spectres de soldats de morts, de disparus, de blessés, d’amputés, d’handicapés en grand nombre, ,... Il faut trouver une main d’œuvre rapidement opérationnelle pour combler le déficit créé par la guerre. 
C’est ainsi que les femmes sont poussées vers les chaînes de production avec le silence complice des hommes du culte qui veillent à ce qu’elles ne perdent pas leurs qualités premières, celles d’être pleinement dans leurs rôles de ‘’reproductrices’’. Mais, c’était sans compter avec la recherche d’une utilité au départ marginale mais qui au fil du temps finit par s’imposer : elles participent à l’amélioration du budget familial.
À suivre

Ferid Chikhi

27 oct. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -199-

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … Hier et aujourd’hui - 2 -
Le monde change à une vitesse que l’homme ne peut contrôler. Des paradigmes nouveaux s’implantent. Alors qu’il s’impose par sa force et la religion, la nature impose à l’homme son énergie fondatrice et sa vigueur dévastatrice. Mais qui en souffre le plus ? La femme … 
Les guerres. Oui ! LA GUERRE a toujours été une affaire, avant tout, d’hommes ; elle est le chemin le plus simple et le plus rapide pour dominer l’autre, l’ennemi, l’adversaire ... et le spolier de ses biens et bien entendu de ses femmes. Parfois, c’est pour elles que des guerres ont été menées. Troie en est le plus bel exemple. Les polémarques ont toujours régné en maîtres absolus.
Par contre, en temps de paix, la femme usant de ses arguments intuitifs, de sa beauté, de sa grâce, de son charme et de son sens de la séduction alliés à son intelligence a toujours été en mesure de prendre le dessus sur l’homme même si celui-ci détient un joker dans la manche … La force immanente, la puissance divine qui se matérialise par la religion. La foi en des dieux, en un Dieu, la pratique de croyances … qui lui sont favorables. Il les a créées pour que améliorer, consolider ou reprendre son emprise sur la femme, la famille, la tribu … il le fait pour maintenir sa suprématie et garder le pouvoir. Mais il y a une contradiction apparente et réelle, crieront celles et ceux qui ont lu la première partie de cette réflexion. N’est ce pas Dieu qui a créé Ève d’Adam ? Certes, depuis le commencement cela est vrai selon les croyants mais par la suite, l’homme s’en empare et l’utilise seulement à son seul avantage.
La guerre et la religion sont deux ‘’institutions, deux systèmes, deux organisations’’ qui diminuent, affaiblissent et minimisent le rôle et la place de la femme. Lorsque l’une par la force physique donne la prééminence à l’homme, la seconde vient comme pour la soutenir afin d’amoindrir encore plus celle de sa compagne.
La Reine de Saba et Salomon ou Cléopâtre et Antoine ; Jeanne D’Arc et Le cardinal de Winchester. Cette dernière par exemple, déclarée coupable d'être schismatique, apostat, menteuse, devineresse et suspecte d'hérésie, elle a été accusée d’errante en la foi, blasphématrice de Dieu et des saints alors qu’elle avait su conduire les français à la victoire contre les anglais.  Elle fut brûlée sur un bûcher.
Tout près de nous, bien avant ‘’la mère de la nation française’’ et comme par hasard selon le même schéma, il y a eu Dihya-Damya ou Dyhia Tadmut, qui veut dire la belle gazelle en tamazight. Connu sous le nom de la Kahina, la devineresse, elle s’opposa à l’introduction de l’Islam en Tamazgha, aujourd’hui Algérie ; vaincue, elle n’ pas été épargnée. Elle a été décapitée par Hassan Ibn en N'uman et sa tête envoyée au Calife des Omeyades
En ce début de millénaire, moins de deux décennies viennent de s’écouler et les foyers de guerres se multiplient pour l’accaparement des richesses du sol et du sous sol. Là ce n’est plus la domination de l’homme sur la femme qui est l’enjeu. Cette fois-ci la religion est présente sous une forme ou un autre et si elle n’en est pas la cause essentielle, elle reste le moyen de mobiliser des forces destructrices toujours au bénéfice des plus forts et des plus nantis.
Mais, parallèlement, la nature use de toute sa puissance pour prendre une place prépondérante dans ce binôme, ce ‘’ménage incongru’’ Guerres et Religions. Elle altère les caractéristiques des territoires et du relief, des liens et des rapports, des relations et du débat. Un tsunami par ci, une tornade par là, un ouragan ici, une tempête de sable là, de la grêle ici, des trombes d’eau là … un froid intense dans une région aride et un soleil de plomb dans une autre de froid glacial … un tremblement de terre … laissant la désolation, la dévastation et des ruines, l’affliction, la consternation, la douleur, la détresse … et qui en souffre le plus ? Les enfants, les plus âgés et encore les femmes… Certains individus, des religieux ignorants et incultes profitent des désastres causés par les soubresauts de la nature, tentent de détourner les regards en vociférant des accusations absurdes contre les femmes qui en seraient à l’origine. C’est ainsi que des assertions sont énoncées du genre : qui est responsable de la guerre ? C’est la femme. Qui est à l’origine de perte de la foi ? C’est la femme. Qui est à l’origine du déchaînement de la nature ? C’est la femme.
Plusieurs diront que c’est exagéré … Oui ! Ça l’est, mais sans pour autant que cela soit déraisonnable. Dans les faits et pendant ce temps, la libération de la femme (quelques-uns parleront de son émancipation) prend d’autres contours, elle s’accomplit de plus en plus ... contre vents et marées. Ses propres valeurs évoluent et subissent une série de bouleversements. Elles changent dans beaucoup de situation. Les rapports entre elle et l'homme s'ajustent, s'équilibrent ... la question du pouvoir cherche une ou de nouvelle(s) définition(s) ... avec un fondement non seulement égalitaire mais aussi équitable.
À suivre
Ferid Chikhi

21 oct. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 198 -

Le rapport Femmes - Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … avant-hier et hier - 1 -
Mélange d’états d’âme, de réflexions inspirées par des lectures anciennes et nouvelles, des entendus et des échanges incertains, mais aussi par une actualité sociopolitique pleine de rebondissements, ce qui suit est une concoction qui pourrait interpeller non seulement des lecteurs passagers d’un moment mais aussi assidus ou encore des sociologues et des philosophes … les psys eux aussi pourraient s’y intéresser.  
Depuis plusieurs semaines, le Québec est en mode débat et cela se répercute dans le reste du Canada. Les discussions vont bon train sur le sujet du moment qui fâche le plus : La Charte des Valeurs Québécoises. Deux conceptions s’affrontent sur fonds de laïcité et de multiculturalisme.
En fait, la problématique pourrait se résumer à l’éternelle opposition sur deux visons du monde, la première propose l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et la seconde, foncièrement trompeuse, est réfutée au nom de paramètres identitaires religieux qu’elle véhicule et qui sont porteurs d’une régression menaçant la cohésion et l’harmonie sociales.
Un préalable s’impose avant de poursuivre la lecture de ce texte. Le titre peut paraître inapproprié pour tout lecteur qui s’attend à ce que la réflexion mette en évidence les aspects les plus courants qu’expriment ces concepts (religions, guerres, et nature). Toutefois, au-delà des causes et des effets des guerres et des religions sur les hommes et particulièrement sur les femmes, il y a toujours une troisième variable qui interfère et prend une place incontournable. Dans ce cas-ci, la nature. Elle ne saurait être frappée de banalité dans la relation homme/femme.
Quelques-uns, diront mais c’est un éternel sujet que celui de la rencontre de la femme et de l’homme. Une situation somme toute naturelle puisque dés le départ et si l’on se réfère aux livres saints des religions monothéistes, en tout cas, selon l'un d'entre-eux -  Ève est née d’Adam.  Donc, la relation a été, dés le début, empreinte d’un attachement, j’allais dire, charnel, d’une affection faite de tendresse et de passion, d’une fidélité ou comme certains voudraient le faire accroire d’un rapport de  servitude.
Le tout a évolué ou mieux encore s’est développé en une rencontre que des valeurs, des règles, des principes, des obligations, des devoirs, des tabous, des interdits, du sacré,  etc. au nom du respectable, du vénérable, etc. tentent depuis l’origine de réguler, de façonner, de déterminer, d‘anticiper afin que chacun occupe la place qui lui revient, dit-on, de droit … pour que l’une soit le complément de l’autre et vice versa.
Qui pourrait ignorer que dés l’origine, trois questions fondamentales se posent puisqu’il s’agit d’une relation, d’un rapport à l’autre, d’un lien… :
1.    Comment – cette relation, ce rapport, ce lien) se formalisent-ils ?
2.    S’agit-il d’une hiérarchie ?
3.    Quelle est la place du vrai pouvoir de l’un sur l’autre ?
L’Histoire offre plusieurs  types de réponses … qui mêlent la raison et le bon sens, mais aussi l’ignorance accolée à la stupidité et le mépris associé à l’indifférence. Depuis la nuit des temps le rapport homme/femme a toujours été fondé sur la suprématie de l’un sur l’autre et seulement quelque fois de l’une sur l’autre … Nonobstant, les raisons, s’il en existe et qui pourraient être multiples.
Il y a eu des dieux, des rois, des princes … et parfois des déesses, des reines, des princesses, des sultanes, des guerrières avec les pleins pouvoirs, si les hommes ont souvent marqué leurs règnes par la force dans des combats, des guerres et autres luttes, il n’en demeure pas moins que beaucoup, parmi eux, en alliant leurs forces à leur intelligence ont bâti des empires fabuleux et leurs noms sont passés à la postérité.
De leur côté, les femmes ont aussi gouverné, guidé, mené des peuples et des communautés entières vers le progrès et le développement individuel et collectif. Si bien qu’il serait mal venu d’ignorer que des déesses telles que celles de la Grèce et de la Rome antiques, des cités impériales et autres empires disparus ont été aimées et adulées par leurs peuples. Qui ne connait pas ou n’a pas entendu parler des Amazones, de Cléopâtre, de la Reine de Saba, de Tin Hinan, de La Kahina, …  et de  toutes ces sociétés matriarcales, pour ne citer que celles qui sont les plus proches des civilisations Méditerranéennes, de nos jours toutes disparues même si quelques-unes ont laissé des traces de leur puissance ? Des mythes !? Peut-être !? Toujours est-il que beaucoup en rêvent.
À suivre

Ferid Chikhi