6 févr. 2013

Un Numide en Amérique du Nord – 178–

L’intégration des immigrants :
N’est ce pas une question de culture ? -1/3

J’ai déjà abordé dans mes précédentes réflexions la problématique de l’immigration et de l’intégration des immigrants notamment au Québec. Des lecteurs m’ont interpellé afin que je  précise davantage certaines aspects tout en soulignant le fait que d’une manière générale les informations portées à la connaissance du public sont toujours celles de personnes acquises aux politiques mises en œuvre par le gouvernement et ou aux réactions du public à l'égard d'évènements circonstanciels qui sortent de l'ordinaire : pour les maghrébins c’est le taux de chômage, pour les Latinos la non maîtrise du français, pour les français leur attitude de monsieur ou madame je sais tout, etc. 
Sachant que l’actualité fait ressortir ce sujet de manière cyclique ces spécialistes, disent-ils, soumettent des études, des réflexions et autres articles en tenant compte de l'origine des financements et du choix des équipiers (obédiences idéologiques) qui s'impliquent dans ces travaux, de l'importance des groupes cibles, etc. Généralement et à leur décharge, ces compétences : analystes, chercheurs, observateurs, etc. … fondent leurs réponses sur des statistiques, des constatations, des enquêtes et des témoignages. 
Néanmoins, les avis, appréciations, recommandations et autres évaluations proposées par des voix et canaux indépendants ne sont pas pris en considération, y compris ceux des rencontres tenues par des organismes d’accueil et d'aide aux nouveaux arrivants en collaboration avec des universités et financés en partie par l’argent du public.
J’ai synthétisé ces commentaires et j’en présente brièvement une partie qui me parait éclairante. 
Ainsi, pourrait-on dire, les questions sur ‘’les immigrations au Canada et leur prolongement au Québec’’ sont souvent abordées en fonction du leitmotiv, qui consiste à souligner ‘’… la réduction du déficit de la natalité et la  prévention du vide créé par le vieillissement de la population, et ensuite les provenances des quatre coins du monde ... notamment celles qui ne menacent en aucune manière le fait français ... ’’
Ce qui fait dire au groupe d’analystes, observateurs et spécialistes, choisis parmi des immigrants installés de longue date au Québec, que ces études et autres analyses sont biaisées et ne reflètent pas la réalité et le vrai portrait de ces immigrations. Bien entendu il s’agit de l’immigration économique.
Il existe une singularité en la matière soutiennent-ils  ‘’ce constat est, d’une part, partagé, et, d'autre part, il renforce un paramètre commun à tous : L’intégration est avant tout une question de culture’’. Il est vrai qu’il existe d’autres éléments, les uns aussi pertinents que les autres. Toutefois, ‘’l’aspect culturel’’, devient sensible dés lors qu’il fonctionne tel un prisme à multiples facettes et que chacun ne s’intéresse qu’à celle (la facette) qu’il ‘’affectionne’’. 
Pour étayer leur réflexion, ils mettent de l’avant plusieurs lignes forces. J’en ai retenu trois :  
1)  Ce n’est pas tant ‘’la maîtrise du français’’ par ces immigrants ou encore les ‘’accommodements raisonnables que certains sollicitent ’’ et sur lesquels insistent non seulement des institutions en charge de l’accueil de l’immigration mais aussi des études et autres recherches universitaires, qui posent problème.
2)  Ce n’est pas le fait qu’ils viennent pour la plupart de pays de cultures différentes où cette langue a toujours été la langue de travail qui pose problème. 
3)  Ce n’est pas aussi le fait qu’ils connaissent relativement mal les séquences essentielles de l’Histoire du Québec et du Canada qui freine l’intégration.
Ils soutiennent mordicus qu’il existe réellement une censure pour ne pas dire ‘’une disqualification institutionnelle’’ de ces futurs citoyens par rapport à ‘’la culture industrielle’’ du pays.
A suivre
Ferid Chikhi
http://www.politicoglobe.com/2013/02/lintegration-des-immigrants/
http://www.vigile.net/L-integration-des-immigrants