27 mars 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 185 -

Préjugés et gestion du temps 2/3 
Même avec un nom imprononçable 
Des observations et des éléments d’information réunis il se dégage une hypothèse selon laquelle plus personne n’ignore qu'un grand nombre d’employeurs, dont beaucoup n'ont jamais eu à faire à des immigrants, sélectionnent les candidats aux emplois qu'ils offrent, par le nom et non par les compétences, l'expérience ou les qualifications. Pour en arriver là, ils seraient fortement imprégnés par ''le bouche à oreilles et des informations véhiculées par des médias sensationnalistes'' souvent de façons insidieuses au sujet de supposées demandes d’accommodements qualifiés de déraisonnables ... Dés lors, de forts potentiels de savoir faire et de compétences sont ignorés et perdus à jamais.
Ce qui est dommageable c’est le lot des préjugés, des stéréotypes, du paternalisme, de l’ethnocentrisme et de l’ouverture sur le racisme et la discrimination qui prend le dessus avec comme corollaire la contingence des coûts occasionnés par la gestion du recrutement, du remplacement ou de l’occupation des emplois et bien entendu celle du temps.
Une autre conséquence majeure est que des chercheurs d’emplois natifs du Québec, donc de seconde génération, qui ont fait leurs études dans les universités du Québec (UQAM), de Montréal (UdM), à l'école de Technologie Supérieure (ETS)), aux HEC ou à LAVAL, qui ont travaillé durant toutes leurs études, qui mieux est possèdent non seulement des diplômes mais aussi de l’expérience québécoise n’arrivent même pas à rencontrer le recruteur lambda.
Ce qui est choquant, et c’est malheureusement validé par des indicateurs incontestables sans pour autant que cela soit ceux d’une recherche ou une analyse achevée, le candidat à un emploi qui a fait ses études à l'université de Concordia ou Mc Gill se fait recruter sans difficultés, même avec un nom imprononçable. Ce qu'ont compris presque tous les jeunes et moins jeunes immigrants qui vont grossir les rangs des cours de ces deux universités. La conséquence majeure est l’augmentation d’individus qui rejoignent les rangs des anglophones et par la même réduisent ceux des francophones.
Alors ce qui est qualifié par certains faiseurs d’opinion de ‘’fraude qui détruit le fragile lien de confiance préliminaire à la sélection’’ est à revisiter avec à la clé une vraie déontologie. Ceci pour dire que l’origine du racisme et de la discrimination socio économiques ne devraient pas être imputée aux seuls immigrants.
Le contexte du préfiguré et des préjugés.
Si l'on examine ''la caractéristiques xénophobe et raciste du Québécois moyen'' j'estime, et ceci n'engage que moi, qu'en général il est plutôt accueillant sans pour autant aller jusqu'à être hospitalier. L'hospitalité fait partie de ces valeurs essentielles et fort prisées en particulier par le Maghrébin mais qui ne fonctionne pas chez le Québécois.
De là se manifestent des émotions parfois incontrôlables qui se transforment en mauvaises impressions. La sensibilité des uns et des autres commencent à s'exprimer et les sentiments de rejets se formalisent pour s'ériger en perceptions négatives.
Toutefois, le Québécois moyen que je connais, que j'ai rencontré, que j'ai appris à connaître est ouvert d'esprit ; il veut apprendre, il veut savoir et il veut connaître un peu plus sur ''l'AUTRE'', ce ''LUI'' ou ce ''EUX'', avant d'aller plus loin.
Certes, je ne peux pas nier qu'il existe des cas de xénophobie et de racisme, mais de la à généraliser, c'est à mon sens ''pousser le bouchon trop loin''. Il faut savoir que je ne suis en aucune manière partisan de l'auto flagellation et de la
victimisation et de ceux (parmi les immigrants) qui vivant le choc culturel de l'arrivée, mettent tout le monde dans le même sac. 
Aussi paradoxale que cela puisse paraître, et pour ce qui le concerne, l'immigrant n'a qu'une connaissance partielle et souvent caricaturale du Québécois. Préjugés, stéréotypes, clichés, etc peuplent son imaginaire. Si j'ajoute la fermeture sur soi, les regroupements communautaires par quartier, le tour est bouclé. Le ''NOUS'' fait face au ''EUX''  et ne semble pas laisser place à l'intégration souple et par conséquent à l'inclusion et au vivre ensemble malgré les différences.
 À suivre
Ferid Chikhi