24 avr. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 187-


Digression
Pour celles et ceux que le changement perturbe dans leurs habitudes, qui regardent le passé sans pouvoir le changer, qui vivent le présent sans initiatives et voient vers le futur sans distinguer ses fluctuations, ce texte de Pablo Neruda, pourrait les inspirer à emprunter le chemin du mouvement.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude, répétant chaque jour le même parcours, celui qui ne change pas le rythme de ses pas, celui qui ne risque rien et ne change pas la couleur de ses vêtements, celui qui ne parle pas avec l’inconnu. 
Il meurt lentement celui qui évite une passion, celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les « i » aux émotions touffues, celles-là mêmes qui font briller les yeux, celles qui transforment un bâillement en sourire, celles qui font battre le cœur face aux erreurs et aux sentiments. 
Lentement meurt celui qui ne renverse pas les tables, celui qui est malheureux à son travail, celui qui ne risque pas ses certitudes contre des incertitudes pour suivre un rêve, celui qui ne se permet pas au moins une fois dans sa vie de fuir devant les conseils avisés. 
Lentement meurt celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne trouve pas la grâce en lui-même. 
Lentement meurt celui qui détruit le vrai amour, celui qui ne se laisse pas aider ; celui qui passe des jours à se lamenter de sa propre malchance ou de la pluie incessante. 
Lentement meurt celui qui abandonne un projet avant de l’avoir commencé, celui qui ne pose pas de questions sur les sujets qu’il ne connaît pas, celui qui ne répond pas quand on lui demande quelque chose qu’il connaît. 
Nous évitons la mort, à petites doses, en nous souvenant sans cesse qu’être vivant est un effort qui va bien au delà du simple fait de respirer. 
Seulement l’ardente patience nous permettra d’atteindre la joie splendide. 
Pablo Neruda 

2 avr. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -186-


Qui peut applaudir d'une seule main ... 3/3
Sur un tout autre plan et qui par des éléments de similitude me laisse perplexe et
m’invite à une réflexion plus approfondie, c’est ce que d’aucuns qualifient de ‘’génocide socioéconomique des Premières Nations’’. Je le redis, la question m’interpelle et j’ai voulu comprendre à la fois le paramètre historique et l’actualité du statut des amérindiens. Malheureusement, je n’ai pas trouvé une réponse qui me contente.
Il est évident que la première interrogation à laquelle j’ai été confronté était de savoir quel est le lien avec les immigrants. En fait, il s’agit des conditions politiques - j’allais écrire - de la résipiscence - afin d’éviter le concept de la repentance ou - de la reconnaissance offrant, en dehors de certaines cérémonies officielles et occasionnelles l’opportunité d’une vraie inclusion de cette partie de la population québécoise.
Pour ma propre réflexion, j’ai émis l’hypothèse suivante : Le Québec reçoit, depuis environ une dizaine d’années, 50.000 nouveaux immigrants par an, sans compter les 5.000 réfugiés ‘’refilés par le Fédéral’’. Nous savons que les structures d’accueil
sont surtout institutionnelles (politiques, programmes, budgets, etc.) mais à l’évidence il existe un décalage entre les objectifs théoriques d’intégration et d’inclusion et les résultats obtenus sur le terrain. Ce schéma se vérifie aussi en ce qui concerne les populations autochtones. En effet il est aisé d’observer que les difficultés d’inclusion et d’accommodement de ceux qui ont aidé les premiers colons à survivre au froid et à apprivoiser leur territoire sont, à quelques exceptions près, les mêmes que celles rencontrées par des pans entiers de l’immigration de la décennie 2.000.   
J’avoue indubitablement que rien ne vient remettre en question cette assertion et je n’ai pas à ce jour une seule information qui soutienne le contraire. La raison pourrait résider dans le niveau de réflexion des agents du gouvernement en charge de ces aspects qui comme par hasard refont dans les mêmes schémas …
À défaut d’une intégration inclusive intelligente …
Selon mon vécu et mon expérience et je l’ai maintes fois souligné dans mes réflexions et mes écrits, (http://www.convergencesplurielles.com le gouvernement du Québec gagnerait, faute d’une intégration intelligente, de revoir de fond en comble le processus d’intégration, connu sous l’appellation ‘’Programme d’Aide aux Nouveaux Arrivants’’ (PANA). Une distinction devrait être faite entre la politique d’intégration socioculturelle et la politique d’insertion socioprofessionnelle.
Mieux encore, il devrait veiller à une sélection plus opérationnelle des spécialistes et autres experts qui œuvrent dans ce créneau. Beaucoup sont de faux prophètes. Ils se déclarent ‘’tel et tel’’ après avoir lu quelques témoignages ou parlé quelques minutes avec un immigrant. Les autres proposent des cheminements peu efficaces. Depuis plus de 15 ans ils étudient, ils enquêtent, ils conseillent, ils supervisent et ils orientent et à ce jour ils n’ont point aidé à la résolution du problème du non-emploi des immigrants (sans aller, ici, jusqu’à citer des statistiques).
À l’heure de la mondialisation vue et vécue sous tous ses angles, personne ne peut nier que ce soit ici au Québec ou ailleurs dans le reste du monde, que le temps a réellement de l’importance pour toute entreprise qui recherche la rentabilité, l’amélioration de ses performances et le respect des échéances convenues avec sa clientèle. 
Il est cependant, vrai que chacun le vit (le temps) selon sa culture, selon ses paradigmes et son environnement. En fait, je peux me permettre de redire, ce que tout le monde dit, c’est que quelque soit l’employeur ‘’le temps c’est de l’argent’’ et
je donne tout à fait raison à cet employeur de vouloir combler les emplois qu’il crée ‘’Hic et Nunc’’ et au meilleur tarif
Faut-il, pour autant, être optimiste ? En ce qui me concerne je n’aime pas être pessimiste c’est pour cela que je n’hésite pas à questionner et à rechercher avec les bonnes volontés les vraies solutions non pas et seulement au vieillissement de la population mais aussi à l’intégration des nouveaux arrivants, des plus âgés - celles et ceux qui ont un capital expérience extraordinaire dont devrait bénéficier la société - et des handicapés.
J’en connais qui ont de la détermination, de la volonté, de la ténacité à en revendre et qui plus est sont fidèles, loyaux, respectueux des règles et des convenances des employeurs qui acceptent les différences