21 oct. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 198 -

Le rapport Femmes - Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … avant-hier et hier - 1 -
Mélange d’états d’âme, de réflexions inspirées par des lectures anciennes et nouvelles, des entendus et des échanges incertains, mais aussi par une actualité sociopolitique pleine de rebondissements, ce qui suit est une concoction qui pourrait interpeller non seulement des lecteurs passagers d’un moment mais aussi assidus ou encore des sociologues et des philosophes … les psys eux aussi pourraient s’y intéresser.  
Depuis plusieurs semaines, le Québec est en mode débat et cela se répercute dans le reste du Canada. Les discussions vont bon train sur le sujet du moment qui fâche le plus : La Charte des Valeurs Québécoises. Deux conceptions s’affrontent sur fonds de laïcité et de multiculturalisme.
En fait, la problématique pourrait se résumer à l’éternelle opposition sur deux visons du monde, la première propose l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et la seconde, foncièrement trompeuse, est réfutée au nom de paramètres identitaires religieux qu’elle véhicule et qui sont porteurs d’une régression menaçant la cohésion et l’harmonie sociales.
Un préalable s’impose avant de poursuivre la lecture de ce texte. Le titre peut paraître inapproprié pour tout lecteur qui s’attend à ce que la réflexion mette en évidence les aspects les plus courants qu’expriment ces concepts (religions, guerres, et nature). Toutefois, au-delà des causes et des effets des guerres et des religions sur les hommes et particulièrement sur les femmes, il y a toujours une troisième variable qui interfère et prend une place incontournable. Dans ce cas-ci, la nature. Elle ne saurait être frappée de banalité dans la relation homme/femme.
Quelques-uns, diront mais c’est un éternel sujet que celui de la rencontre de la femme et de l’homme. Une situation somme toute naturelle puisque dés le départ et si l’on se réfère aux livres saints des religions monothéistes, en tout cas, selon l'un d'entre-eux -  Ève est née d’Adam.  Donc, la relation a été, dés le début, empreinte d’un attachement, j’allais dire, charnel, d’une affection faite de tendresse et de passion, d’une fidélité ou comme certains voudraient le faire accroire d’un rapport de  servitude.
Le tout a évolué ou mieux encore s’est développé en une rencontre que des valeurs, des règles, des principes, des obligations, des devoirs, des tabous, des interdits, du sacré,  etc. au nom du respectable, du vénérable, etc. tentent depuis l’origine de réguler, de façonner, de déterminer, d‘anticiper afin que chacun occupe la place qui lui revient, dit-on, de droit … pour que l’une soit le complément de l’autre et vice versa.
Qui pourrait ignorer que dés l’origine, trois questions fondamentales se posent puisqu’il s’agit d’une relation, d’un rapport à l’autre, d’un lien… :
1.    Comment – cette relation, ce rapport, ce lien) se formalisent-ils ?
2.    S’agit-il d’une hiérarchie ?
3.    Quelle est la place du vrai pouvoir de l’un sur l’autre ?
L’Histoire offre plusieurs  types de réponses … qui mêlent la raison et le bon sens, mais aussi l’ignorance accolée à la stupidité et le mépris associé à l’indifférence. Depuis la nuit des temps le rapport homme/femme a toujours été fondé sur la suprématie de l’un sur l’autre et seulement quelque fois de l’une sur l’autre … Nonobstant, les raisons, s’il en existe et qui pourraient être multiples.
Il y a eu des dieux, des rois, des princes … et parfois des déesses, des reines, des princesses, des sultanes, des guerrières avec les pleins pouvoirs, si les hommes ont souvent marqué leurs règnes par la force dans des combats, des guerres et autres luttes, il n’en demeure pas moins que beaucoup, parmi eux, en alliant leurs forces à leur intelligence ont bâti des empires fabuleux et leurs noms sont passés à la postérité.
De leur côté, les femmes ont aussi gouverné, guidé, mené des peuples et des communautés entières vers le progrès et le développement individuel et collectif. Si bien qu’il serait mal venu d’ignorer que des déesses telles que celles de la Grèce et de la Rome antiques, des cités impériales et autres empires disparus ont été aimées et adulées par leurs peuples. Qui ne connait pas ou n’a pas entendu parler des Amazones, de Cléopâtre, de la Reine de Saba, de Tin Hinan, de La Kahina, …  et de  toutes ces sociétés matriarcales, pour ne citer que celles qui sont les plus proches des civilisations Méditerranéennes, de nos jours toutes disparues même si quelques-unes ont laissé des traces de leur puissance ? Des mythes !? Peut-être !? Toujours est-il que beaucoup en rêvent.
À suivre

Ferid Chikhi