15 nov. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 201 -

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … En guise de conclusion -4-
Silence complice des hommes du culte - Rôle de reproductrices. Recherche d’une utilité au départ marginale. Amélioration du budget familial…
En dépit du fait que l'espace de travail ouvrier (usine) soit devenu mixte, les guerres continuent de prendre les hommes - paysans et ouvriers - et même des  femmes.  Les ''ménagères'' quittent peu à peu leurs tâches traditionnelles pour l'usine afin de continuer à produire, non pas et seulement, les textiles et fabriquer des uniformes, mais aussi, de l'armement (travail traditionnel d'hommes) et/ou d’offrir des soins aux blessés sur les champs de batailles. 
Elle conquiert petit à petit le moindre espace inoccupé ou déserté par l’homme ; elle se libère de plus en plus ... Les écoles s'ouvrent et accueillent les plus jeunes pour des apprentissages manuels mais aussi et surtout l'acquisition du savoir ... les aires publiques se féminisent ... la femme prend conscience de sa place, de son apport et de sa participation au développement de la société. Là aussi, non pas et seulement, au sein de la famille mais surtout dans des activités, généralement réservées aux hommes.
Les traditions, les us et coutumes volent en éclats devant le bulldozer industriel et la modernité, même si quelques-unes persistent et résistent.
Cela se passe presque partout dans le monde, et aussi au Québec après seulement un demi siècle. Selon quelques observations faites au quotidien, elles n’ont pas seulement évolué - Baby Boomers et générations suivantes - mais leur éducation et leurs apprentissages font d’elles des ’modèles de femmes modernes’’ pour bien d’autres dans le reste du monde, y compris en Europe, sauf peut être, et seulement dans une certaine mesure, en Scandinavie...
Là où, il me semble que, le bât blesse c’est que si les femmes baby boomers, ont
su transmettre la quête de la liberté, de l’autonomie, une certaine indépendance avérée à leurs filles, elles ont - peut être, je dis bien peut être - quelque peu omis de mettre le cadre de références idoines pour les relations avec leurs compagnons et je me questionne au sujet de celui qu’elles auraient léguées à leurs fils ?
Par exemple, ont elles ‘’modelé ou orienté par une supervision familiale’’ des attitudes et des comportements appropriés de leurs fils ou y ont-elles seulement pensé ? Oui ! Me répondra t’on … cela existe puisque la mixité est de rigueur partout. Par conséquent, je fais mon mea culpa. Mais cela est-il suffisant ? Je ne juge pas. J’émets seulement une hypothèse sous forme d’interrogation.
L’homme comme la femme sont des êtres complexes mais pas compliqués. ’Il leurs faut des oppositions, des contradictions, des débats et le tout dilué dans des ébats pour se mettre en couple, sans quoi tout leur serait monotone.’’ 
En fait, sauf, par un sursaut d’orgueil et un plus d’affirmation qui se manifeste, ici et là, la mentalité patriarcale est encore présente et pour longtemps. ’Le mâle’’ veut rester dominateur et, si parfois, il donne l’impression de faire des concessions - la nature étant toujours plus forte - il finit par se rebiffer et ceci est accepté comme étant une norme. Ne dit-on pas ‘’chasses le naturel il revient au galop’’ ? 
Encore une fois, ici au Québec, au-delà du coup de foudre, de l’amour éclair et spontané, qui rapproche une femme et un homme, l’avantage, qu’a la femme sur l’homme réside dans sa capacité à observer les forces et les qualités de celui qui pourrait devenir son compagnon et, seulement après, agir.
Elle est en mesure de garder la tête froide et de négocier, non pas et seulement la relation de couple comme pour un contrat, mais aborder sans état d’âme ces petites choses de la vie qui font soit le ciment entre les deux ou au contraire le grain de sable qui fait tout dérailler … 
Une fois que cela est réalisé, que l‘engagement est consommé, que le grain de sable perturbe le fonctionnement de la relation … rien n’empêche de mettre le tout sur la table et d’en parler avec le principe que rien n’est immuable, n’est pérenne et que tout est sujet à ajustement.
Toujours, au Québec ne dit-on pas ’donnons au coureur la chance de prouver son intégrité et son honnêteté’. Ailleurs un adage dit : Le métal qui a déjà été forgé ne peut pas l’être une seconde fois. 
Au plan global, de nouvelles valeurs, prennent de plus en plus de place telles celles des pacifistes et des écologistes. Les polémarques de leurs côtés voient certains de leurs actes contrecarrés par les activistes des deux nouveaux groupes. Les religieux ne veulent pas être en reste et agissent, mais avec circonspection. Leur partition historique n’est pas sans fausses notes et ils essayent de ne pas se laisser doubler par les extrémistes qui utilisent les dogmes et le rigorisme restrictifs et répressifs pour se mettre de l’avant et s’accaparer tous les pouvoirs.
De leur côté des activistes pacifistes agissent pour œuvrer en faveur de la paix et arrêter les guerres. Pour ce qui les concerne les faiseurs de guerre continuent leurs croisades pour plus de guerres. Les religieux, encore eux, d’un côté s’opposent les uns aux autres et de l’autre appellent aux dialogues des religions.
Alors, en guise de conclusion : J’ai eu, plusieurs fois, l’opportunité de rencontrer
et de discuter avec des femmes seniores et baby boomers ainsi que des générations X et Y … la différence est là, nette, sans fioritures … en 50 ans la révolution tranquille a fait que la société québécoise, grâce, en grande partie, à ses femmes, a déjà conquis le 21ième siècle … certes il reste beaucoup à faire pour et par les plus jeunes, mais ça sera plus facile que d’échapper à la main mise du Pater, du religieux du coin de rue et ... du machisme ambiant.
Ferid Chikhi

PS : Hier, jeudi 14 novembre 2013, une organisation féministe a pris son envol. PDFQ - Pour les droits des Femmes Québec.  www.PDFQuebec.org il s’agit d’un ‘’groupe féministe, citoyen, mixte, non partisan qui fait appel à celles et à ceux qui, comme nous, soutiennent inconditionnellement la société démocratique et laïque’’. 
Des hommes sont invités à y prendre part comme sympathisants. Voilà une innovation que seules les femmes du Québec sont capables d’initier.  

4 nov. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -200-

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … Aujourd’hui et après - 3 -
Les rapports entre elle et l'homme s'ajustent, s'équilibrent ... la question du pouvoir cherche une ou de(s) nouvelle(s) définition(s) ... avec un fondement non seulement égalitaire mais aussi équitable.
Pour ceux et celles qui se demandent si j’étais
devenu défiant à l’endroit de la religion, athée  ou encore agnostique ? Je réponds que chacun à ses raisons bonnes ou mauvaises de penser et de croire ce qu’il veut. Pour ce qui me concerne je pose des questions et je tente de proposer des réponses en tenant compte de ma connaissance, de mon savoir, de ma recherche en sachant que lorsque d’aucuns font de la recherche dans quelque domaine que ce soit et encore plus dans la spéculation philosophique, émettre des hypothèses permet de valider des faits, de confirmer des événements … et se poser encore des questions, n’est ce pas ainsi que l’on trouve des réponses ?
Poursuivons le cheminement … si je devais établir une nomenclature de termes autour desquels se construirait une réflexion sur le rapport hommes-femmes ou sur les valeurs les plus pertinentes qui les lient, je retiendrais, mélimélo, les suivants : pouvoir, domination, tutelle, patriarcat, influence, supériorité, autorité, contrôle, égalité, équité, charme, respect …
Dans le même esprit et comme souligné précédemment, sauf de rares exceptions, que ce soit dans le passé lointain ou récent, l’homme a toujours recherché et mis en œuvre une domination presque totale sur la femme.
Même de nos jours, qui peut occulter le fait qu’en temps de paix, la femme, tranquillisée et par conséquent rassurée sur son sort et sereine dans la place qui est la sienne, sait user de son intelligence, de son sens des responsabilités, de son bon sens … pour occuper tout l’espace qui est le sien mais aussi intégrer celui de l’homme ? Celui-ci ne l’entend jamais de la même oreille et empêche juste par une opposition inexplicable cette expansion en faisant appel à la force extrême ; cette puissance immanente que lui-même ne saurait contrôler.
Il lui fait appel et la symbolise par la religion. Il évoque un (ou des) dieu(x) et il impose aux maillons, les plus vulnérables de la société - les femmes, les enfants et les plus âgés - la foi en ces invisibles et la pratique de croyances … qui lui sont favorables. Il les a créées pour que chaque fois que son emprise sur la femme, la famille, la tribu … la société diminue ou se réduit il puisse s’en servir … pour maintenir sa suprématie et garder le pouvoir. Qui peut ignorer que la guerre et la religion constituent deux ‘’institutions, deux systèmes, deux organisations’’ qui réduisent, amoindrissent ou dans le meilleur des cas minimisent le rôle et la place de la femme ? Lorsque l’une par la force physique et matérielle donne la prééminence à l’homme en situation critique c'est-à-dire au moment où il considère que la femme dépasse  certaines limites, la seconde vient pour l’aider à diminuer celle de sa compagne.
Si je me réfère aux plus âgés, à nos parents ; qu'y avait-il de différent à leur époque comparativement à aujourd'hui ? Plusieurs réponses sont possibles ; en voici une, je la déroule selon ma perception des événements et des faits. Je conçois que les cultures d’origine, encadrées par des valeurs morales complémentaires, par l’éducation, les lectures, les observations  de chacune et de chacun, les découvertes faites par des hommes et des femmes plus intéressés par le bien de tous et de toutes, ont configuré les attitudes, les comportements, les perceptions et les conceptions d’un monde nouveau interdisciplinaire, multifonctionnel et diversifié ... Un monde dit global.
À titre d’exemple, dans le monde occidental, après l'espace agricole - pour ne pas dire paysan – la mécanisation à bouleversé les habitudes de vie avec des effets et des conséquences difficiles à cerner quelque fusse la place de l’observateur. 
Dans le premier (l’univers agricole ou paysan c’est selon) les rôles de l'une et de l'autre étaient ''géographiquement, territorialement'' délimités. La femme aux tâches ménagères, l'homme dans les champs. À la maison la femme accueille l'homme qui vient se reposer d'une dure journée de labeur physique ... comme si ''Elle'' n'avait pas trimé toute la journée ... Elle doit encore assumer et assurer son rôle de femme, de mère - ''servante'' - avant celui d'épouse aimante. 
Avec la mécanisation - y compris de l'agriculture - l'usine de production de textiles a d'abord accueilli les hommes qui n’avaient pas de terre à labourer, ni la maîtrise des métiers traditionnels, en lien avec la guerre, tels que la forge, la menuiserie, l’armurerie ou encore la cordonnerie ... Puis la grande guerre et la seconde sont arrivées avec leurs spectres de soldats de morts, de disparus, de blessés, d’amputés, d’handicapés en grand nombre, ,... Il faut trouver une main d’œuvre rapidement opérationnelle pour combler le déficit créé par la guerre. 
C’est ainsi que les femmes sont poussées vers les chaînes de production avec le silence complice des hommes du culte qui veillent à ce qu’elles ne perdent pas leurs qualités premières, celles d’être pleinement dans leurs rôles de ‘’reproductrices’’. Mais, c’était sans compter avec la recherche d’une utilité au départ marginale mais qui au fil du temps finit par s’imposer : elles participent à l’amélioration du budget familial.
À suivre

Ferid Chikhi