4 nov. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -200-

Le rapport Femmes et Hommes
Religions, guerres, et nature. 
Des valeurs et des Croyances … Aujourd’hui et après - 3 -
Les rapports entre elle et l'homme s'ajustent, s'équilibrent ... la question du pouvoir cherche une ou de(s) nouvelle(s) définition(s) ... avec un fondement non seulement égalitaire mais aussi équitable.
Pour ceux et celles qui se demandent si j’étais
devenu défiant à l’endroit de la religion, athée  ou encore agnostique ? Je réponds que chacun à ses raisons bonnes ou mauvaises de penser et de croire ce qu’il veut. Pour ce qui me concerne je pose des questions et je tente de proposer des réponses en tenant compte de ma connaissance, de mon savoir, de ma recherche en sachant que lorsque d’aucuns font de la recherche dans quelque domaine que ce soit et encore plus dans la spéculation philosophique, émettre des hypothèses permet de valider des faits, de confirmer des événements … et se poser encore des questions, n’est ce pas ainsi que l’on trouve des réponses ?
Poursuivons le cheminement … si je devais établir une nomenclature de termes autour desquels se construirait une réflexion sur le rapport hommes-femmes ou sur les valeurs les plus pertinentes qui les lient, je retiendrais, mélimélo, les suivants : pouvoir, domination, tutelle, patriarcat, influence, supériorité, autorité, contrôle, égalité, équité, charme, respect …
Dans le même esprit et comme souligné précédemment, sauf de rares exceptions, que ce soit dans le passé lointain ou récent, l’homme a toujours recherché et mis en œuvre une domination presque totale sur la femme.
Même de nos jours, qui peut occulter le fait qu’en temps de paix, la femme, tranquillisée et par conséquent rassurée sur son sort et sereine dans la place qui est la sienne, sait user de son intelligence, de son sens des responsabilités, de son bon sens … pour occuper tout l’espace qui est le sien mais aussi intégrer celui de l’homme ? Celui-ci ne l’entend jamais de la même oreille et empêche juste par une opposition inexplicable cette expansion en faisant appel à la force extrême ; cette puissance immanente que lui-même ne saurait contrôler.
Il lui fait appel et la symbolise par la religion. Il évoque un (ou des) dieu(x) et il impose aux maillons, les plus vulnérables de la société - les femmes, les enfants et les plus âgés - la foi en ces invisibles et la pratique de croyances … qui lui sont favorables. Il les a créées pour que chaque fois que son emprise sur la femme, la famille, la tribu … la société diminue ou se réduit il puisse s’en servir … pour maintenir sa suprématie et garder le pouvoir. Qui peut ignorer que la guerre et la religion constituent deux ‘’institutions, deux systèmes, deux organisations’’ qui réduisent, amoindrissent ou dans le meilleur des cas minimisent le rôle et la place de la femme ? Lorsque l’une par la force physique et matérielle donne la prééminence à l’homme en situation critique c'est-à-dire au moment où il considère que la femme dépasse  certaines limites, la seconde vient pour l’aider à diminuer celle de sa compagne.
Si je me réfère aux plus âgés, à nos parents ; qu'y avait-il de différent à leur époque comparativement à aujourd'hui ? Plusieurs réponses sont possibles ; en voici une, je la déroule selon ma perception des événements et des faits. Je conçois que les cultures d’origine, encadrées par des valeurs morales complémentaires, par l’éducation, les lectures, les observations  de chacune et de chacun, les découvertes faites par des hommes et des femmes plus intéressés par le bien de tous et de toutes, ont configuré les attitudes, les comportements, les perceptions et les conceptions d’un monde nouveau interdisciplinaire, multifonctionnel et diversifié ... Un monde dit global.
À titre d’exemple, dans le monde occidental, après l'espace agricole - pour ne pas dire paysan – la mécanisation à bouleversé les habitudes de vie avec des effets et des conséquences difficiles à cerner quelque fusse la place de l’observateur. 
Dans le premier (l’univers agricole ou paysan c’est selon) les rôles de l'une et de l'autre étaient ''géographiquement, territorialement'' délimités. La femme aux tâches ménagères, l'homme dans les champs. À la maison la femme accueille l'homme qui vient se reposer d'une dure journée de labeur physique ... comme si ''Elle'' n'avait pas trimé toute la journée ... Elle doit encore assumer et assurer son rôle de femme, de mère - ''servante'' - avant celui d'épouse aimante. 
Avec la mécanisation - y compris de l'agriculture - l'usine de production de textiles a d'abord accueilli les hommes qui n’avaient pas de terre à labourer, ni la maîtrise des métiers traditionnels, en lien avec la guerre, tels que la forge, la menuiserie, l’armurerie ou encore la cordonnerie ... Puis la grande guerre et la seconde sont arrivées avec leurs spectres de soldats de morts, de disparus, de blessés, d’amputés, d’handicapés en grand nombre, ,... Il faut trouver une main d’œuvre rapidement opérationnelle pour combler le déficit créé par la guerre. 
C’est ainsi que les femmes sont poussées vers les chaînes de production avec le silence complice des hommes du culte qui veillent à ce qu’elles ne perdent pas leurs qualités premières, celles d’être pleinement dans leurs rôles de ‘’reproductrices’’. Mais, c’était sans compter avec la recherche d’une utilité au départ marginale mais qui au fil du temps finit par s’imposer : elles participent à l’amélioration du budget familial.
À suivre

Ferid Chikhi