30 mars 2015

Un Numide en Amérique du Nord -237-

Algérie 53 ans après
Moi, mes souliers racontent 

Ceux qui de nos jours ''s’enfargent dans les fleurs du tapis'' -3-
En ce mois de mars 2015, quelques 52 ans après la signature des accords d’Évian qui ont mis fin à 132 ans de colonialisme français en terre d’Algérie, bien des questions restent posées sur l’État de cette jeune Nation que d’aucuns vouent à une autre explosion populaire tant les paramètres variables semblent devenir ingérables, en ces moments d’incertitudes aussi bien nationales, régionales, qu’internationales, alors que ’’les valeurs et autres constantes révolutionnaires’’ ressassées depuis plus d’un demi-siècle n’accrochent presque plus personne.
Il est vrai que depuis quelques années, personne ne peut et ne saurait nier que des dépassements, par moment mortels, sont observés,... J'en ai connu quelques-uns qui se sont aventurés au début des années ''70'' dans certaines zones touristiques telles que Moretti et Club des pins, ou encore, dans d'autres espaces réservés à Annaba, à Oran, etc. leurs incursions se sont transformées en cauchemar pour leurs parents, leurs familles et leurs amis... pourtant, tout ce qu'ils voulaient était de passer quelques moments agréables en groupes... de jeunes, en bord de mer.  Certes, cela ne peut en aucune manière nous faire occulter que nous avons fait partie de la solution : ''Édification, Construction et Avenir'' (chacun comprendra pourquoi je mets entre guillemets) et nous ne pouvons pas dire que nous n'avons pas travaillé...
Ceux qui de nos jours ''trébuchent sur les fleurs du tapis'' ne manquent pas de patriotisme… mais souvent ils oublient ce que cela veut dire. Juste une impression, pour être terre à terre, et peut être que je me trompe : le seul moment où ils ressentent un semblant de patriotisme que j'assimile à du chauvinisme, c'est avant un match de football et après, si l'équipe a gagné....  Ou encore, lorsque suite au décès d'une Algérienne ou d'un Algérien, devenu(e) prophète dans un autre pays, se retrouve à titre posthume sous les feux de la rampe…
Le cas d’Assia Djebbar est plein d'enseignements. Alors qu'il y à peine quelques mois Mohamed Arkoun a été ''splendidement'' ignoré... Des individus, en recherche d’un prestige jamais bien pisté, se mettent à tenter de démontrer qu’ils sont des connaisseurs de ces érudits. Pourtant, de leur vivant ces icônes n’ont jamais intéressé, de près ou de loin ces spécialistes de l’hommage à titre posthume.
Bien entendu c'est selon... Pour revenir à l’actualité du pays et à mon humble avis, tant que les politiques ne
parlent que des effets aberrants, incohérents, inconséquents et souvent insensés du système, des dépassements du régime, du mépris, de l’arrogance, de la Hogra, etc. d’une partie des dirigeants actuels, quel que soit le niveau de responsabilités qu’ils occupent (même si je sais qu’il y a en a qui sont sincères, honnêtes et intègres…) ils ne se font que du mal, du mal à la politique et à tout le pays. Le sens du patriotisme, non seulement, cela s'apprend mais en plus de cela il s'exerce avec objectivité et pertinence, sans quoi il ne sert à rien de l’afficher.
Je me rappelle qu'à partir de 1963, alors qu’ils venaient à peine de quitter les maquis, les anciens Scouts, qui avaient donné leur jeunesse à la lutte de libération nationale se sont attelés à créer des groupes et à rassembler les adolescents que nous étions... pour transmettre leur savoir et leur savoir-faire en la matière. Toujours Prêts ! Ils l’étaient et nous ont appris à l’être.
En plus des lois du mouvement international et de sa branche musulmane, il fallait apprendre le BaBa de la nature, des animaux, de la faune, de la flore… Le cosmos, l’orientation avec une boussole… C’étaient des idéalistes conscients que le rêve fait partie de la vie. Ils voulaient transmettre une connaissance qu’ils ont acquise avant de se lancer dans la révolution et consolidée durant les sept années de guerre. L'Histoire de la Révolution... Ils n'ont pas été très loin pour la chercher et la trouver, ils ont puisé dans leurs propres histoires... Leurs témoignages ont marqué un grand nombre d'entre nous.
À suivre
Ferid Chikhi