30 juin 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 245 -

Digest : La bas, ici et ailleurs -III-
Conjonctures et actualités
Deux semaines mouvementées et mortifères, c’est ainsi que beaucoup qualifient cette fin de mois de juin 2015 malgré un début de Ramadhan que les musulmans pensaient calme et serein. C’était sans compter avec les criminels de DAESH qui ont ensanglanté la Tunisie et le Koweït tout en poursuivant leur occupation macabre en Irak et en Syrie. Les Algériens, en signe de solidarité avec leurs frères et sœurs de Tunisie promettent d’envahir, l’été durant, les plages de ce beau pays.  La conjoncture a cependant a été riche en sujets, faits et évènements aussi intéressants les uns que les autres.
À la mémoire de Boudiaf
En ce 29 juin 2015 et en commémoration du 23e anniversaire, de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, seuls quelques compagnons, anciens moudjahidine et des plus jeunes militants étaient présents au cimetière d’El Alia pour se souvenir de ce grand patriote, père de la révolution de Novembre 1954.
Par contre c’est du Nord de Bouira, dans la commune de Haizer qu’un collectif de jeunes, pour la plupart des militants du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a pris l’initiative d’organiser à sa manière, un hommage à ce martyr de la cause nationale.
Ils se sont mobilisés dans la soirée de lundi dernier d’abord en allumant des bougies et en brandissant des portraits de feu Boudiaf et l’emblème. Ils ont aussi observé, une minute de silence contre l’oubli. Ce même collectif avait fait de même en rendant hommage à la mémoire de Matoub Lounes, le 25 juin 1998.
Bien entendu, nous n’oublierons pas la perte cruelle de Slimane Amirat, victime d’une crise cardiaque alors qu’il se recueillait, sur la dépouille de son compagnon Mohamed Boudiaf. Qui oubliera la conception de son choix pour l’Algérie ? Il avait en quelques mots dit son amour pour sa patrie : ‘’À choisir entre l'Algérie et la démocratie, je choisirais l'Algérie’’. En ce  1er juillet 1992, l’Algérie venait de perdre deux de ses valeureux fils.
Raif Badaoui
Oui ! Commençons par ce jeune blogueur Saoudien qui a crée, en 2008, le site Free Saudi Liberals. Il militait pour une libéralisation morale en Arabie Séoudite. Il a finit par être accusé d'apostasie et d'insulte à l'Islam et par conséquent arrêté et emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 années de prison.
Son avocat Walled Abu Al Khair a été, lui aussi, emprisonné. Raif badawai a déjà reçu une partie de la sentence de flagellation le 09 janvier 2015.
Malgré la condamnation de la sentence par plusieurs gouvernements, l'ONU et Amnesty International, celle-ci a été récemment maintenue par la cour suprême du pays. Des dizaines d'organisations se déploient dans le monde entier pour empêcher l'exécution du jugement qui a été maintenu par la cour suprême saoudienne et faire libérer ce jeune Saoudien afin qu'il rejoigne sa famille réfugiée au Canada.
Le mariage gay aux USA
Mercredi 17-06-2015, avec deux décisions de la Cour suprême sur le mariage, les 9 juges ont invalidé, par 5 voix contre 4, la loi fédérale de protection du mariage (Defense of Mariage Act ou DoMA) votée en 1996, qui définissait ce dernier exclusivement comme l'union d'un homme et d'une femme. Tournant historique pour l'Amérique et victoire majeure pour la communauté homosexuelle,
Ce jugement suggère que les États n'ont pas le droit de discriminer les couples gays et il faut s'attendre à ce que des États comme l'Alabama ou le Texas soient saisis de multiples recours en justice.
Malgré, 52 % des américains se disant favorables au mariage homosexuel il existe une réelle et profonde division culturelle de l'opinion sur ce sujet. Les États qui refusent toujours le mariage gay ''vont se battre'', surtout que la Cour n'est pas allée jusqu'à définir le mariage comme un droit absolu ouvert aux homosexuels. Des batailles juridiques et politiques sont à prévoir dans les États mais aussi entre le niveau fédéral et celui des États.
La Grèce, sa dette et l’avenir de l’Europe
312 milliards tel est le montant de la dette Grecque. Elle devra rembourser 284 milliards d'euros, sur des centaines d'échéances pendant 40 ans. Jusqu'en 2054, précisément. Le FMI en détient 24 milliards d'euros (selon le taux de change de l'euro contre les DTS, les droits de tirage spéciaux - une sorte de monnaie créée par le FMI - qui est, à ce jour, de 1,26 euro). La BCE (Banque centrale européenne), en détient 27 milliards d'euros, soit un peu moins de 10%, que la Grèce devra rembourser entre 2015 et 2037.
En réalité, le plus gros détenteur de la dette grecque est le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Plus communément appelé le Fonds de secours européen créé en mai 2010, au début de la folle crise de la dette en zone euro, pour aider financièrement un État de la zone euro en difficulté. Le FESF a donc aidé la Grèce à hauteur de 131 milliards d'euros, avec des remboursements qui s'étalent de 2023 à 2054.
Les autres États membres de la zone euro sont également créanciers de la dette grecque. Non seulement directement, via des prêts bilatéraux, à hauteur de 53 milliards d'euros. Mais aussi via le FESF. Car le FESF est garanti par les États membres, selon des montants qui dépendent de leur participation au capital de la BCE. Du coup, via le FESF, l'Allemagne et la France sont ainsi exposée à hauteur de 56,5 milliards d'euros et de 42,4 milliards.
Les pays membres de la zone euro ont déjà fait plusieurs concessions pour aider la Grèce à assurer le service de sa dette. La solution serait, qu’ils acceptent une décote sur la valeur des titres qu'ils détiennent, comme c'était le cas pour les créanciers privés il y a trois ans.
À la veille du referendum Stelios Kouloglou un eurodéputé grec, membre de Syriza soutient que : "S’il y a un compromis, alors on peut trouver différentes solutions. Soit annuler complètement le référendum, soit voter pour le oui. S’il y a un accord, le référendum perd de son importance parce que tout le monde sera d’accord’’. Attendons pour voir…
Écriture et critique
Le 17 décembre 2014, Boudjedra souligne dans une virulente critique que le roman de Kamel Daoud ‘’Mersault, contre-enquête est un livre médiocre, sans construction ni philosophie. Ce livre a été écrit en français et publié en France’’.
Une semaine plus tard, le 23 décembre 2014, c’est au tour du P. Abdelmadjid Merdaci, de l’université de Constantine, dans une réflexion qu’il intitule ‘’Une insensée et ruineuse campagne de promotion’. Il débute sa critique par ‘’Que l’appel d’un imam déjanté aux tribunaux de la République pour juger et infliger une lourde sentence de mort à un écrivain perçu comme blasphémateur envers l’Islam, religion de la majorité des Algériens, soit un fait inhabituel dans notre histoire littéraire, il ne devrait pas moins inviter à réfléchir à ce qui apparaît comme une violente et insupportable campagne de promotion dans les médias français d’un livre et de son auteur aux effets détonants et imprévisibles en Algérie…’’. Dans la suite des commentaires relevés sur quelques médias sociaux, certains s‘en prenaient, non pas à la critique du Professeur mais, au fait qu’il avait remis en question ‘’L’euphorie ambiante’’ dans laquelle ils baignaient suite à l’attribution du prix Goncourt du premier roman.
Ce sont surtout les propos de l’un et de l’autre qui ont été ressenti comme une attaque généralisée, non pas contre le contenu du livre, le style de l’écriture, la trame, etc. mais contre un jeune chroniqueur qui passe subrepticement du statut de journaliste à celui d’écrivain.
Cependant, ce qui a attiré mon attention c’est que Boudjedra et Daoud ont en commun les attaques d’un activiste islamiste qui a déjà émis une fatwa contre le second que le premier ne soit pas enterré avec les autres musulmans. Aussi paradoxale que cela puisse paraitre cet individu, malgré ses propos haineux et violents, n’a en aucune manière inquiété par les autorités judiciaires ou de police.
Des projets de lois au Québec
Le projet de loi 56 - Ou comment dénaturer la définition et la mission des OSBL
Ce projet de loi modifie la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbysme or, le gouvernement du Québec prévoit une consultation restreinte au lieu et place d’une consultation générale. Des conséquences majeures pour un très grand nombre d’OSBL sont à prévoir.  C’est d’ailleurs l’assujettissement possible des OSBL qui a été souligné par les médias pour résumer le contenu du projet de loi 56.
Selon le contenu de la pétition en cours de signature sur le site de l’Assemblé Nationale il est souligné qu’il y aura ‘’Des conséquences néfastes sur l’exercice de citoyenneté, sur le droit d’association et sur la liberté d’expression : Il limitera l’exercice de la démocratie et de la citoyenneté, brimera les droits d’association et d’expression et la défense de la population et des biens collectifs. Il sera préjudiciable à des dizaines de milliers d’organisations issues de la population, car leurs actions et leurs pratiques citoyennes, de même que leurs relations avec la population et l’État seront compromises (par exemple ceux qui ont un numéro de charité). Il fait un amalgame entre représentation politique et lobby. Ces modifications ont été plusieurs fois très majoritairement rejetées. Le résultat sera d’empêcher les groupes de s’exprimer, d’agir, de faire de la sensibilisation, etc.’’
La même restriction de consultation est programmée pour les projets de loi 59 visant à contrer la radicalisation religieuse et sera accompagné d’un plan d’action, alors que le PL 62 visant la neutralité de l’État, constitue la réponse du gouvernement libéral au projet de loi portant Charte des valeurs de l’ancien gouvernement péquiste. On peut donc se demander : où va le Québec ?
Ferid Chikhi

11 juin 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 244 -

Islamophobie V/o Musulmanophobie au Québec
Depuis une décennie le concept d'Islamophobie a fait le tour du monde. Au Québec il a été introduit depuis le fameux projet de loi 60. Il est défini comme étant l'exclusion, la discrimination et la stigmatisation des musulmans. Mais, les Québécois savent-ils que la majorité des musulmans est victime collatérale de ce concept ? Alors parlant de Musulmanophobie et essayons de comprendre d'où cela vient et qui cela touche-t-il ?
Alors que le gouvernement libéral vient de déposer de nouveaux projets de lois contre la radicalisation, etc. Peut-on dire que tous les aspects de la problématique de l'intégration des immigrants sont pris en considération ?  Considérant juste un point crucial qui occupe les esprits depuis quelques années. Le Islamistes !? Ils sont là. Ils sont venus de partout de ce monde arabo musulman en état avancé de déliquescence et veulent imposer leurs lois au sein
d'une société qui les a accueillis sans se poser trop de questions. Ils disent qu’ils ont choisi de vivre comme le prophète de son vivant dans un pays de libertés.  Ils se qualifient de Salafistes et prônent l’idéologie Wahhabite. Ils s’autoproclament les représentants de tous les musulmans vivant en terre étrangère à l’Islam. Ils se regroupent en communautés pratiquantes de rites, d'us et de coutumes religieux méconnus, y compris, dans leurs sociétés d’origine. Ils s'imposant des principes de vie sociale ostracisant les femmes, les minorisant et les rendant coupables de tout progrès non conformes aux dogmes du Salafisme et de l’idéologie Wahhabite.
Au Québec, ils se disent victimes de rejet et culpabilisent toutes celles et tous ceux qui refusent leurs règles et toutes celles et tous ceux qui critiquent ces pratiques d’un autre temps.  Ils refusent le mode de vie de la société d’accueil et vont jusqu’à exiger que celle-ci respecte des lois ,,chariisées’’  qu’ils qualifient de purificatrices parce que - semble-t-il - d’essence divine. Les citoyens du pays d’accueil sont interpelés et souvent outrés par ces pratiques, soi-disant, religieuses. Ils observent qu’il s’agit plus de régression et de dérives pouvant faire dérailler le projet de société qu’ils développent et font évoluer depuis des décennies pour ne pas dire des siècles.
La majorité silencieuse des musulmans
Les citoyens du Québec observent et cherchent à comprendre le comportement social de ces ‘’islamistes’’ et constatent que ce ne sont pas tous les Musulmans mais seulement des groupuscules bien visibles par leur accoutrement qui s’ostracisent et réagissent à ''l’Islamophobie ambiante'', au racisme et à l’exclusion œuvre disent-ils de toutes celles et tous ceux qui s’étonnent de cet état de faits.  Quelques Musulmans, de la grande majorité musulmane silencieuse, s'expriment et se désolidarisent de ces groupes qui pratiquent le communautarisme. Cette majorité reste silencieuse parce que bien intégrée, productive et surtout acceptant les lois portant, entre autres, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, la séparation de l’État et de la religion…
Les médias, les observateurs, les analystes, les chercheurs et les partis politiques… se questionne sur le silence de cette majorité à chaque évènement  contre productif, violent, agressant et sortant des normes sociales du Québec.  En fait, elle n’est sollicitée que par intermittence pour exprimer son avis, son opinion, ses idées… Mais ce sont généralement des relais, qui pour des commodités sordides, sortent du néant et s’érigent en spécialistes de la question enfonçant encore plus le clou du rejet.
Ce sont encore, des islamistes ‘’Bon Chic Bon Genre’’ (BCBG), qui s‘autoproclament représentants de tous les ‘’musulmans’’ qui sont mis de l’avant et passent leurs messages de victimes, de cibles et de souffre-douleurs subissant l’exclusion de la société d’accueil et de tout le monde Occidental. 
Pourtant, personne ne peut ignorer que ce sont ces mêmes islamistes clamant et dénonçant leur exclusion et leur victimisation qui ont généré la rupture entre les musulmans, leur religion et les Québécois.  Souvent par leurs attitudes provocatrices,  leurs actes anti citoyens et antisociaux, ils attirent l’attention du reste de la société et poussent à la constitution de groupes anti Islam criant à l’invasion de leur pays par les musulmans…  la Musulmanophobie s’installe. Tous les musulmans y compris les non pratiquants, les athées, les agnostiques, etc. sont mis dans le collimateur de l’exclusion.
Dans un tel contexte quelle solution les élus et les gouvernants du Québec pourraient mettre en œuvre pour amener toute la société d’accueil à éviter les amalgames entre la majorité des musulmans comme partie citoyenne bien intégrée à la Société Québécoise et refuser que la minorité des islamistes la représente ? Sont-ce ces nouveaux projets de lois du gouvernement libéral qui seront la solution tant attendue ? Le doute persiste et il est grand.
Ferid Chikhi
===============================================
NB : Cette réflexion a été aussi publiée sur le journal électronique  VIGILE
http://vigile.net/ISLAMOPHOBIE-V-o-MUSULMANOPHOBIE

Ci-après sont reproduits quelques commentaires et ma réponse

Ferid Chikhi, 15 juin 09h37
Bonjour,
Je tiens à remercier la rédaction de Vigile d’avoir accepté de publier ma petite réflexion.
Je soutiens et je maintiens qu’il faut dénoncer sans arrêt ces groupes extrémistes qui ont pignon sur rue avec l’assentiment de certains gouvernants pour ne pas dire ceux du gouvernement actuel et des partis soi-disant de gauche qui les accueillent dans leurs rang.
Je n’omettrai pas de souligner aussi le soutien et l’ouverture qu’ont envers eux - à quelques exceptions près - les médias lourds (TV, Radio et quotidiens à gros tirage) qui font dans une rectitude politique souvent dangereuse pour la cohésion citoyenne non seulement du Canada mais aussi du Québec.
Messieurs Perron et Bouthillette, je vous remercie pour votre sens du discernement et l’expression de votre compréhension.
Mme Suzy K, votre propos est la démonstration que les amalgames restent des raccourcis que je dénonce. Je ne suis ni intégriste, ni islamiste et encore moins anti chrétien ou anti juif. Mes amis chrétiens (Ici au Québec et ailleurs dans le monde ( Je nommerai entre autres : Jean Pierre Molinaro, Philippe Lecourtier, Jean François Tremblay, Aline Savoy ou encore Christiane Vaillancourt) et mes amis Juifs (Daniella Karsenty, Simon Karouby, Joseph et Dina Levy...) peuvent le confirmer. Cela pour dire que l’on peut tout rapporter à soi, cependant ce n’est pas de soi qu’il s’agit mais de la société et des effets des apports nouveaux qui menacent son harmonie et son équilibre.
C’est dire aussi qu’aujourd’hui, au nom d’une immigration ’’incontrôlée’’, des communautés sans lien avec les valeurs universelles du vivre ensemble, sont accueillies par le Québec et aussi paradoxal que cela puisse paraître, au lieu de vivre parmi les Québécois, préfèrent se ghettoïser avec le soutien de certaines municipalités et gouvernants convaincus de bien faire. Alors faut-il s’étonner que des images choquantes, agressantes et souvent accompagnées de gestes, d’attitudes et de comportements agressifs soient observés ?
M. Perron, en quelques mots vous avez résumé ce que pense la majorité silencieuse des musulmans venus au Québec pour fuir les monarques, les dictateurs et les totalitaires qui dirigent leurs pays d’origine et à titre personnel je vous remercie pour votre : ’’Il faut prendre la peine de s’instruire et de dépasser le stade de l’amalgame afin de mieux se connaitre et s’apprécier. Le Québec a besoin de l’indépendance pour s’épanouir pleinement comme société ; pour les indépendantistes comme moi, l’air n’est déjà plus respirable dans le Canada actuel de Stephen Harper et autres du même acabit. Cet air vicié auquel participe le gouvernement actuel de Philippe Couillard n’étouffe pas seulement les Québécois qui désirent l’indépendance, mais aussi tous nos frères musulmans authentiques, c’est à dire ceux qui luttent contre le colonialisme et des gouvernements de collaborateurs’’.
Oui, une certaine majorité des ’’arabo-musulmans’’ ( je n’aime pas ce qualificatif) qui sont venus d’abord au Canada et ensuite au Québec sont par éducation et culture des libéraux qui s’ignorent ; ils sont, aussi et, malheureusement ils sont aussi convaincus que si le Québec devient indépendant, ils n’y aura plus de libéralisme et encore moins de libéraux. Le Parti Québécois, et PKP sauront-ils l’expliquer d’abords aux Québécois et pourquoi pas aux immigrants et aux nouveau arrivants ? C’est là que j’ai de gros doute.
Cordiales Salutations
 
   ========================================== 
Suzy K, 13 juin 14h54
Tout d’abord, ÉVITER le mot ’intégration’. Ils s’intègrent très bien dans leur communauté. Remplacer ce mot par ’assimilation’. Ceci est très important. Aussi, le nombre d’assimilés est bien inférieur à ce que vous espérez.

ISLAMOPHOBIE : Le groupe AMAL en serait un excellent exemple. J’ai participé à quelques unes de leurs discussions pour confirmer le ouï-dire à leur sujet.

En parfait respect, j’ai débattu avec eux tout en apportant des preuves très crédibles pour justifier mes propos. Pour eux, c’est inutile. On peut ajouter d’autres justifications solides en appui, rien n’est valable pour eux.

Lorsque la partie leur est perdue, ils se rabattent sur la supposée haine des Musulmans, le racisme... bigot... islamophobe... Il est à noter qu’ils laissent passer des commentaires carrément dégradants envers nous.

Leur page FB ne rend pas honneur à leur acronyme AMAL (laicité).

Bien d’accord avec vous : le plus qu’ils se plaignent et le moins qu’ils attireront notre sympathe. Les gens fuient les plaignards. Tristement, c’est dans la nature de l’Islam et de la culture y associée que de se plaindre contrairement aux Juifs qui sont de loin les plus grandes victimes de crimes haineux au Canada suivi des Chrétiens.

Ceci dit, j’ai été avec un Musulman pendant 16 ans. J’en connais des Musulmans. J’en ai aidé plusieurs après l’avoir quitté. Un de mes meilleurs amis est Musulman radical extrémiste à outrance (il fait pitié).

Deux éléments importants sont à noter : ils DÉTESTENT tous les Juifs et leur culture est carrément incompatible avec la nôtre. Ils peuvent être des ingénieurs, vétérinaires, médecins... peu importe... ils sont pris dans leur mentalité du Moyen-Äge.

 Le principe des yeux souriants, joli sourire, look occidentalisé, n’est que miroir et fumée, selon mes observations après 25 ans de les avoir côtoyés.
Finalement, aucun gouvernement ne peut contrer la radicalisation s’il ne connaît pas son ennemi, soit l’Islam et Mohamed. Harper est le seul dirigeant, à mon avis, qui peut maîtriser la situation.
      
     =============================================
Martin Pperron, 12 juin 17h17
Je vous félicite pour votre texte ! Vigile devrait le reprendre afin qu’il ne disparaisse pas trop vite de sa première page. Vous nous instruisez et vous posez aussi de bonnes questions, utiles à une réflexion qui se fait de plus en plus urgente dans notre société.

Je déplore fortement les textes que nous avons pu lire jusqu’à maintenant sur Vigile à propos de l’Islam. Ces textes, dont la plupart ont été écrits par des membres en vue de Vigile, sont hautement préjudiciables aux relations que nous devons cultiver avec les gens de la communauté musulmane, non pratiquants ou non croyants inclus.

Il faut prendre la peine de s’instruire et de dépasser le stade de l’amalgame afin de mieux se connaître et s’apprécier. Le Québec a besoin de l’indépendance pour s’épanouir pleinement comme société ; pour les indépendantistes comme moi, l’air n’est déjà plus respirable dans le Canada actuel de Stephen Harper et autres du même acabit.

Cet air vicié auquel participe le gouvernement actuel de Philippe Couillard n’étouffe pas seulement les Québécois qui désirent l’indépendance, mais aussi tous nos frères musulmans authentiques, c’est à dire ceux qui luttent contre le colonialisme et des gouvernements de collaborateurs.

 Ce sont eux qui fabriquent le terrorisme et qui égarent en promouvant une religion d’excès et de violence.
      =================================================
Jean Bouthilette, 12 juin 08h38
Magnifique et courageux texte qui devrait être lu par tous les québécoises et les québécois.
Merci
 

4 juin 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 243 -

Digest : La bas, ici et ailleurs - II -
Conjonctures et actualités
Les deux dernières semaines du mois de mai 2015 ont été entrecoupées par des évènements aussi surprenants et captivants les uns que les autres.
En France et en Algérie, des histoires de longueur de jupes.
À des milliers de kilomètres de ces deux pays, en Russie, le président Poutine établit une liste de 80 personnalités, notamment européennes, interdites de séjour dans son pays.
En Algérie, selon les services de la police nationale des pans entiers des enfants sont stressés et vulnérables au point de devenir un bassin de recrutement du banditisme et du terrorisme.
Au Québec et ailleurs les qualificatifs cultuels assimilés à une identification discriminante touchent et s’appliquent seulement aux musulmans. Il y a donc des musulmans extrémistes, des musulmans modérés, des islamistes extrémistes, des musulmans radicalisés, etc.
L’éthique journalistique mise à mal par les révélations d’une enquête d’une journaliste au sujet des faux reportages réalisés par un de ses confrères de médias compétiteurs.
De retour en Algérie, Apulée, l’auteur de L’âne d’or est consacré par un colloque sur son œuvre et son histoire, à Souk Ahras situé à proximité de sa ville natale Madaure (Mdarouch - pour les Algériens).
Les jupes courtes et les dangers dévastateurs de l’intolérance
En France une jeune lycéenne se fait renvoyer de son établissement scolaire parce qu’elle portait une robe trop longue, qualifiée par la direction d’ostentatoire. Quelques jours plus tard, en Algérie, une jeune femme se voit interdire l’accès à la salle d’examen de son université par un gardien qui a jugé que sa jupe était trop courte. Pour les femmes, une nouvelle donne: L'acquisition du savoir se mesure à la longueur de l'étoffe, là-bas et ailleurs. 
La liste noire de Poutine : 89 personnalités…
Commençons par le Président Poutine. Il n’a pas trouver mieux que d’établir une liste de 89 personnalités, entre-autres européennes, à qui il est désormais interdit de venir fouler le sol de la Russie. Sont concernés la Pologne avec 18 noms – Le Royaume-Uni avec 9 noms – la Suède et l’Estonie avec 8 noms (chacune) – L’Allemagne et La Lituanie avec chacune 7 noms - La Roumanie, La  Lettonie avec 5 noms chacune – La France, La République Tchèque et Le Danemark avec 4 noms chacune – Les Pays-Bas avec 3 noms – La Belgique et l’Espagne avec 2 noms chacune.  La Grèce, la Finlande et la Bulgarie avec 1 nom chacune.
Les noms qui ont circulé dans les médias sont ceux de l'ex-président du Parlement européen et


ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek celui du président des eurodéputés et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Alors que parmi les Britanniques ce ne sont pas moins que le patron du renseignement (MI5) Andrew Parker, l'ancien vice-Premier ministre, le libéral-démocrate Nick Clegg, ou encore l'ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind.  Pour les allemands, il y a la secrétaire d’Etat allemande à la Défense Katrin Suder et le général Karl Müllner, haut responsable de l’armée de l’air, Karl-Georg Wellmann, député des Unions chrétiennes (CDU-CSU) allemandes.
La France n’est pas si mal lotie avec des individus comme Bernard Henri Lévy ou encore Le député français Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et le non moins célèbre Cohn-Bendit qui se partage avec l'Allemagne.
Les enfants algériens vivent un stress psychologique extrême
En Algérie, la violence chez les enfants et les adolescents... est qualifiée de prémices du grand



banditisme et du terrorisme... Lors d'une rencontre sur la responsabilité pénale de l'enfant, la commissaire divisionnaire de la sureté nationale, Kheira Messaoudène, a affirmé que 1.365 enfants délinquants ont été recensés, durant le 1er trimestre 2015, dont deux impliqués dans une affaire d'homicide volontaire et quatre autres dans une tentative d'homicide volontaire. Sept mineurs ont été impliqués dans des affaires de violence contre ascendants et sept autres dans des affaires de violence entraînant la mort. (...).
Oui ! Effrayant et j’avoue que je suis, un tout petit peu, rassuré de savoir que cela est recensé et analysé mais j'espère aussi que cela sera pris en charge avec des actions concrètes sur le terrain.
Éthique journalistique, mensonges et lynchage
En presqu’un quart de siècle d’exercice, d'observation, de lecture et d'analyse de la profession de journaliste, je n’ai jamais assisté à une situation morale et déontologique aussi catastrophique que celle qui prévaut de nos jours dans certains médias Québécois.
Qu’en est-il en fait ?  Un Égo démesuré, la recherche d’un prestige difficile à atteindre, des peaux de bananes placées çà et là sur le chemin d’un collègue imbu de sa personne et voilà que l’éthique se fait malmener pour le dériver. Alors les questions de respect des codes, des cadres de références et autres valeurs nous interpellent non seulement en tant que citoyens mais aussi et en particulier comme consommateurs des médias publics et privés.
Par exemple, ne faut-il pas se demander si pour la liberté d’expression n’importe qui peut se

permettre de débiter n’importe quoi tout en faisant fi des règles minimales d’intégrité, d’honnêteté et de probité ? Ensuite, qu’un journaliste accepte de respecter ou de se soumettre à la ligne éditoriale de son support médiatique cela peut se comprendre... Mais comment peut-il raconter des bêtises, des stupidités, des faussetés, des mensonges … sans que la rédaction en chef ne fasse un minimum de validation ? Et pour conclure le questionnement, ne faut-il pas penser que dés le moment ou cela survient c’est que tout le monde est complice ou participe au lynchage programmé ? 
François Bugingo a, sans aucun doute, fauté, peut-être, quelques fois plutôt qu’une - par manque de jugements situationnels - et quelques-uns de ses reportages sentaient la manipulation avec une bonne dose de suffisance… - mais les rédactions en chef ont, elles aussi, fauté par manque de professionnalisme envers leurs lecteurs, leurs téléspectateurs et leurs auditeurs.
Quant à l'auteur de l'enquête, en l'occurrence, Mme Isabelle Hachey, qui a sans aucun doute fait du beau travail pour préserver l’information vraie que les lecteurs, téléspectateurs et auditeurs méritent d’avoir, n’a t'elle pas, elle aussi péché par défaut ? Et pour cause ces deux questions lui sont adressées : en premier lieu, ''avez-vous, Madame, été professionnelle en livrant à une mise à mort professionnelle un collègue d’une autre entreprise de médias ?'' Et ensuite ''en publiant votre «enquête» votre rédaction en chef a-t-elle été professionnelle ?''
Une autre question, disons-le, subsidiaire me vient à l'esprit : Bien des journalistes de Radio Canada montrent, non pas et seulement, du mépris envers leurs téléspectateurs mais aussi de l’irrévérence en livrant des informations accompagnées de commentaires souvent biaisés et même faux, comment se fait-il que, mises à part quelques réflexions publiées çà et là dans des journaux électroniques, personnes n’en fait cas ou ne les dénoncent ?
Les musulmans extrémistes, les musulmans modérés  et le ‘’JE’’
Quand un musulman « normal » - je n’aime pas ce qualificatif comme je n’aime pas le « modéré »
parce qu’ils sont tous les deux péjoratifs - s’exprime en critiquant l’Islam ou le Musulman, la communauté tout entière s’en offusque et le traite de traître, de vendu, en fait de tous les noms… La raison est simple le « JE » dans la ‘’Culture Musulmane’’, si tant qu’elle existe, est  honni et banni, notamment dans celle des pays de la méditerranée du sud, donc en Occident. Souvent le questionnement est muet mais valide et pourrait se résumer comme suit Comment ose-t-il parler en son nom alors qu’il est « NOUS » ? Généralement la réponse est toute prête et se lit : S’il le fait c’est qu’il les a rejoints, « EUX » nos adversaires et ennemis.
Les islamistes - je préfère ce qualificatif parce qu’il est idéologique - et non pas les intégristes et/ou les fondamentalistes qui s’accrochent mordicus aux dogmes et aux pratiques religieuses même si un grand nombre finit par devenir violent - parlent du « NOUS » inclusif, idéologique et adversaire de ceux d’en face. Ils qualifient les autres de mécréants, d’infidèles, etc… Sauf, s'ils usent du ''On'', impersonnel. C'est dire que l'existence passe seulement par la ''Oumma'' une sorte de ''Nation d'individus sans patrie, sans pays, sans espace spécifique.'' La Oumma se trouve partout sur terre. 
L'une de conséquence majeure réside dans le fait que, par exemple, ici au Canada, il y a des citoyens de confession et/ou de ‘’culture'' musulmanes (je mets exprès entre guillemet) qui s’identifient plus à la grande communauté des citoyens, qui sont bien intégrés sans être assimilés, qui pratiquent ou non leur foi en un Islam plus pacifique que guerrier, plus tolérant qu'intolérant, plus de partage que de division et, surtout de respect de l’autre. Néanmoins,  s’ils parlent, ils ne sont pas entendus et les relais médiatiques les évitent. S'ils ne parlent ils sont indexés, montrés du doigts alors qu'ils sont invisibles, stigmatisés comme pour les faire sortir de leur tanière. Mais aussi paradoxale que cela puisse paraître, lorsqu’ils prennent la parole devant les institutions et les médias, leurs messages sont à peine rendus audibles, ils sont mêmes ignorés, camouflés pour ne pas dire interdits d'écoute. 
Apulée, un algérien génial et méconnu
Madaure et Tagast, ces deux villes antiques situées dans l'Est Algérien, ont retrouvé, l'espace d'un colloque,  un de leurs enfants... En effet, le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) a organisé, samedi 30 mai 2015, un Colloque international, «Regards croisés sur Apulée», qui a réuni un panel d’historiens et de préhistoriens nationaux et étrangers. Si Saint-Augustin lui fait encore de l’ombre, du point de vue de la renommée dont jouissent les personnalités d'origine Amazigh de l'époque romaine, Apulée de Madaure était certainement ’’le meilleur’’ de son époque, que les historiens situent entre 125 et 170 après J.-C.  Issu d'une famille de notables (son père était premier dignitaire de Madaure) Apulée, ou Apuleius, ou encore Afulay en amazigh, fit preuve, très tôt, d'une grande intelligence, voire d'un génie hors du commun, selon les biographies disponibles.
Madaure, sa cité natale, considérée pourtant à son époque comme un grand centre de rayonnement culturel, ne lui suffisait pas pour étancher sa soif de connaissance. (...)
Selon l’universitaire Amine Harbi ‘’L’interculturalité visible dans l’œuvre majeure d’Apulée, L’Ane d’or ou les Métamorphoses, renferme un important potentiel pour «éduquer la curiosité dans un monde globalisé et complexe.’’ De leurs côtés d’autres conférenciers ont relevé que cette œuvre renferme plusieurs éléments renseignant «sur l’identité amazighe de celui qui offrit à l’humanité son premier roman».
La vulgarisation de la pensée d’Apulée par la réédition de ses œuvres, la traduction, leur adaptation au théâtre et au cinéma ont fait l’objet de recommandations qui, je le souhaite, ne seront pas classées dans un tiroir du HCA.
Ferid Chikhi