29 déc. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 288 -

2018 !
À l'année prochaine!
J'y vais et je vous laisse en santé...
Fêtez la nouvelle année dans la modération.
Mangez avec modération !
Buvez avec modération !
Conduisez avec prudence !

Ou bien, si vous avez pris un verre, celui de trop, ne conduisez pas.
Dormez sur place.

Souvent il y a des auberges, des petits hôtels, des B&B à proximité du lieu ou vous passez à l'année nouvelle...
Et qui sait !? Une rencontre agréable avec l'âme sœur d'un moment... d'égarement vaut mieux que la rencontre avec la faucheuse...

Mieux vaut accusez le verre de trop...
Ça se fait pardonner et mieux encore personne ne s'en rappellera...
De nouvelles résolutions pour  2018 !?
Pensez-y !



28 déc. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 287 -

Une grande figure du dialogue islam-chrétien est décédé

Je viens d’apprendre, par un de ses proches, Bernard Tremblay, que Maurice Borrmans, pionnier du dialogue islamo-chrétien, est décédé ce mardi 26 décembre 2017. ‘’Il était un expert du dialogue islamo-chrétien, il vient de nous quitter, ce mardi 26 décembre à l’âge de 92 ans, à Bry-sur-Marne, au foyer de retraite des Pères blancs.  Formé en Algérie à partir de 1945, il avait été ordonné prêtre en 1949 en Tunisie, où il allait exercer son ministère durant une quinzaine d’années, avant d’être appelé à Rome pour y participer au transfert de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI).
Le père Borrmans avait par ailleurs obtenu un doctorat à la Sorbonne, avec une thèse sur le thème "Statut Personnel et famille au Maghreb de 1940 à nos jours", y analysant le devenir du droit familial avant, pendant et après les indépendances.
Une figure intellectuelle de référence
Tout en enseignant le droit musulman et l’histoire des relations islamo-chrétiennes au PISAI, il avait été directeur de la revue Islamo Christiana de 1975 à 2004, et avait participé à de nombreux colloques islamo-chrétiens dans différentes capitales de la Méditerranée.
Se situant dans la filiation de penseurs comme Louis Massignon, le cardinal Lavigerie, l’écrivain Ernest Psichari ou encore le bienheureux Charles de Foucauld, le père Borrmans avait publié plusieurs ouvrages de référence, comme Jésus-Christ et les musulmans d’aujourd’hui, réédité en 2005 au éditions Desclée de Brouwer.
Son dernier ouvrage Dialoguer avec les musulmans. Une cause perdue ou une cause à gagner? avait été publié aux éditions Pierre Téqui en 2011. Parmi ses "disciples" figurait notamment le père Christian de Chergé, abbé du monastère de Tibhirine, assassiné en 1996.
Le Père Bernard Tremblay écrit à son sujet : ’’Ce missionnaire dans l’âme, aussi à l’aise en français qu’en arabe, était passionné de rencontres et de dialogues. Son œuvre immense nous laisse un précieux héritage qu’il importe à mes yeux de recueillir, non seulement pour mieux comprendre l’islam et entrer en dialogue avec les musulmans, mais aussi pour mieux exprimer l’originalité de la foi chrétienne à l’aide de ses deux poumons d’Orient et d’Occident.’'
R.I.P.

18 déc. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 286 -


Le Québec et ses paradoxes : abondance ou pénurie
Depuis plus d’une décennie, le Québec vit au rythme de quelques paradoxes tout à fait remarquables par leurs effets sur les stratégies et la cohérence des programmes socioéconomiques du gouvernement.  Depuis plus d'une décennie, le Québec vit au rythme de quelques paradoxes tout à fait remarquables par leurs effets sur les stratégies et la cohérence des programmes socioéconomiques du gouvernement et bien entendu sur toute la société.
Immigration : Une politique à reconfigurer
En fonction de la conjoncture, quelques-uns sont plus marquants que d'autres et leurs conséquences sur l'éducation, la santé, l'emploi et l'identité ne sauraient être ignorées.
Si nous prenons les indicateurs de l'emploi, consentons aux opérateurs autant qu'aux politiques, le fait qu'ils soulignent la pénurie de plus en plus aigüe de la main-d'œuvre qualifiée et les caractéristiques de ce phénomène ont été observées et analysées par des économistes, des spécialistes des ressources humaines, des gestionnaires et d'autres chercheurs, mais personne ne parle des causes de l'abondance des emplois.
Depuis la fin des années 90 et le début des années 2000, la politique d'immigration, conçue pour combler les déficits anticipés de cette main d'œuvre et son lien avec la démographie, il est admis qu'elle ne répond plus aux attentes initiales malgré des ajustements structurels réalisés ici et là.
Selon des analystes sérieux, une des causes se situe en amont du processus de sélection. En effet, malgré le siphonage outrancier, opéré par les pays européens, du bassin traditionnel de provenance (Sud de la Méditerranée) désagrégé par des guerres innommables, le Canada et le Québec poursuivent leurs propres sélections sans, nous semble-t-il, les adaptations nécessaires et suffisantes des critères, alors que ce même bassin est devenu à risque pour les identités originelles.
Ce qui est paradoxal, c'est que les changements de l'appellation du Ministère (MICC devenu MIDI) et celle du titulaire s'apparentent à du bricolage rudimentaire, d'autant plus que les politiques ne plus sont en adéquation avec les attentes du monde du travail.
Injections financières
Récemment, deux segments financier et budgétaire ont été mis de l'avant. Le premier par le gouvernement du Québec investit massivement, pas moins de 1,5 milliard $, dans le virage numérique. L'objectif essentiel étant le développement des régions grâce au déploiement de la fibre optique avec en prime la création d'emplois. Même s'il ne stoppera pas la critique envers plusieurs autres dossiers problématiques en raison de leur impact sur la vulnérabilité des citoyens (Éducation - Santé – Culture - Identité...) ce programme ne peut être ignoré.
Le second est à l'actif du gouvernement fédéral qui « offre » 11 milliards 700 cents millions $ dans le cadre de la péréquation. Une bouffée d'oxygène « toxique », disent des indépendantistes qui rappellent « on nous redonne d'une main ce qui a été pris de l'autre ». Malgré ces apports importants, les problématiques en éducation, santé, identité et immigration, clignotent intensément. Une question élémentaire me vient à l'esprit, si le bien-être de la société faisait partie des intentions du gouvernement libéral et sachant que cet apport était prévu pour 2018, pourquoi il s'est obstiné à procéder à des coupures aussi handicapantes pour les organismes sociaux ?
Comment concilier les besoins des citoyens et les programmes du gouvernement ?
Les liens de cause à effets sont pourtant palpables notamment sur les quatre segments cités plus haut : Éducation, santé, emploi et identité. L'éducation a besoin d'un véritable « assainissement » de ses programmes avec une mise à niveau qui la propulserait sur le seuil du 21e siècle. Ils présentent des inadéquations tangibles entre les perspectives d'une grande partie du monde du travail et les profils des finissants.
La santé qualifiée de département parmi les plus vulnérables, devrait répondre aux besoins de la population, mais elle est toujours confronté à des réformes organisationnelles et fonctionnelles mises en œuvre sans aucune efficacité. À cela s'ajoute que le ministre responsable de ce dossier manque visiblement de tact pour s'attirer l'appui des organisations professionnelles, sociales et des citoyens. Il reste indélicat dans sa façon d'imposer ses décisions.
Le dossier de « l'identité » est l'un des plus chauds de la gouvernance depuis un quart de siècle. L'impact d'une partie de l'immigration sur bien des valeurs partagées de la société modifie pleinement son profil et la rend sensible à l'effritement et bien entendu indispose les Québécois. Les politiques de recrutement des immigrants présentent de grandes lacunes en matière de critériologie. Ils devraient être reconsidérés en raison de leur influence sur l'intégration et l'adaptation aux valeurs de la société d'accueil.
Le gouvernement tente de se repositionner par rapport à ces deux axes (immigration et identité), mais il est clair que trop d'erreurs d'appréciation sont accumulées au point où les changements opérés n'aboutissent pas à une reprise en main du schéma de performance des véritables enjeux.
Des constats ignorés
Avant de conclure ces éléments de réflexion sur les causes de l'abondance et de la pénurie de main-d'œuvre, il importe de noter deux situations qui sont ignorées des analystes, il s'agit de la mobilité des ressources humaines d'une organisation à une autre et de la formation de ces mêmes ressources. Ces deux « aspirations » donnent du fil à retordre aux gestionnaires qui hésitent à s'y engager. Préférant le statu quo, et parfois, ils refusent le risque. Ils optent pour l'importation d'une main d'œuvre « européenne et latino-américaine » avec le soutien financier du gouvernement.
En fait, tenter d'analyser les causes de cette mobilité et de ce manque de formation, c'est craindre de qualifier comme étant inopérantes les politiques de rétention des ressources humaines et refuser de sortir de la zone de confort offerte par la mise à dispositions de bassins de main-d'œuvre qualifiée (néolibéralisme oblige) à de bas salaires.
Au-delà, des effets de tous ces paradoxes et des séquelles qu'ils génèrent, l'austérité imposée depuis 2014 alors que l'apport de la péréquation était planifié, l'investissement dans la numérisation, le déséquilibre démographique et les risques d'une immigration mal pensée, il reste que les politiques du gouvernement actuel pèchent par un manque d'une définition objective des différents processus qui les portent. Afin d'y remédier et préparer la prochaine décennie, seul un changement majeur de gouvernement pourrait y remédier.
Ferid Chikhi

27 nov. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 285 -

Langue française, immigration et/ou un autre baby-boom !?


Je me souviens ! À la fin des années ‘’60’’ et au débute des ‘’70’’, j’ai appris l’anglais à la faculté des lettres d’Alger et le laboratoire de langues qui était utilisé par la section d’anglais l’était aussi pour l’Allemand, le russe, l’italien, l’espagnol … on se bousculait pour y accéder. Les plus malins parmi nous s’inscrivaient pour le russe mais tournaient les boutons pour apprendre l’anglais ou l’Allemand…

Au Québec, le français comme langue nationale et marqueur identitaire, comme outil de travail et de communication générale est très  mal ''encadré'' et à l'évidence rien n'est fait pour l'améliorer. 

Juste un exemple, là où il est enseigné aux immigrants je n’ai pas vu un seul laboratoire de langue exception faite de la Bibliothèque du Québec à Montréal. 

Dans cette province du Canada, Environ 20% de la population a plus (+) de 65 ans et la croissance de ce paramètre sera d’un demi-point jusqu’à 2030. 

D’ici là, selon les indicateurs économiques clairement établis, il y aura plus de baby-boomers qui quittent le marché du travail que de jeunes qui y feront leur entrée. 

L’économie pâtira de ce déséquilibre parce que les entreprises ne trouveront pas les employés dont elles ont besoin.   C’est ce qui se passe en ce moment dans plusieurs postes de l’industrie (soudeurs, mécaniciens camionneurs…), de la restauration et de l’hôtellerie, de la santé, etc... 

L’immigration représente la principale source de croissance du Québec et il faudra mettre les bouchées doubles pour combler le déficit ou que les Québécoises sortent de leur confort social et fassent plus d’enfants, en moyenne trois et pourquoi pas quatre. 

Alors quelles sont les solutions ? Un autre baby-boom et/ou l’immigration sélectionnée ? Qui fera le bon choix ?

Ferid Chikhi

24 nov. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 284 -

Adidas et le français, le MIDI et la francisation


La levée de boucliers suscitée par la bourde spontanée et peut être intentionnelle du gérant du magasin d’Adidas du centre-ville de Montréal ressemble plus à une tempête dans un verre d’eau qu’a une véritable tornade politique au sein des institutions politiques et dans le grand public. Certes, des réactions se sont fait entendre jusque dans les arcanes de l’assemblée Nationale mais à contrario tout le monde n’attend que de simples excuses de la part de la multinationale au lieu d’analyser les causes de cet ‘’incident’’ qui fait la démonstration des insuffisances de l’application des lois.

Plus grave encore, la vérificatrice générale a, au même moment, publié son rapport sur la francisation des nouveaux arrivants et ses conclusions qui sont dévastatrices pour le gouvernement libéral du Québec sont à peine discutées, abordées et commentées, y compris, par les ténors des médias francophones.
Ça l’est d’autant plus que ce même rapport fait état de la déperdition des nouveaux locuteurs francisés au profit d’un monde plutôt anglophone. En effet, selon toute vraisemblance une fois ‘’francisés’’ de pans entiers de ces futurs citoyens n’utilisent la langue de Félix Leclerc qu’avec parcimonie et préfèrent parler celle de Shakespeare.
De mon petit point d’observation je constate que deux problèmes viennent meubler les espaces communicationnels : le premier est la place du français dans le monde du travail et par extension de toute la société du Québec et le second réside dans les résultats de la loi 101 sur son utilisation, non seulement, dans la sphère publique mais aussi privée ainsi que ses effets sur l’intégration des futurs citoyens du Québec.
Alors, selon mon point de vue ‘’l’affaire Adidas’’ n’est qu’une facette de la problématique multidimensionnelle de la place du Français comme langue de communication, de travail et d’usage au Québec.
Des causes et de leurs effets
Ce qui est pénible, ce qui est délirant, ce qui est inacceptable c’est qu’au lieu de chercher les ajustements et les solutions aux causes d’un tel délitement tout le monde, ou presque, réagit aux effets, aux impacts et aux conséquences beaucoup plus sur les états d’âmes que sur les fondements culturels et même identitaires que cela génère. Au lieu d’agir en amont, on refait les mêmes erreurs en focalisant sur les conséquences immédiates d’une dérive d’un employé qui aurait pu rester lui-même et faire son ‘’speech’’ en anglais sans que cela n’attire l’attention de qui que ce soit.

Or, les deux principales causes de cette double inconvenance résident d’abord dans la politique générale de l’utilisation du français en tant que langue nationale et bien entendu le contenu de la loi 101 qui est, dans bien des parties de son contenu, obsolète et dans son application inappropriée et pour exemple je citerais l’exigence faite par quasiment tous les employeurs de la maîtrise de l’anglais par les candidats aux emplois publiés sans que le gouvernement n’agisse sur la problématique de son effet directement sur l’augmentation du chômage de certaines communautés. C’est là un dysfonctionnement qui peut être corrigé sans attente.
La seconde cause se situe dans le modèle de la francisation des nouveaux arrivants. Totalement désuet lorsqu’on sait qu’ailleurs dans le monde l’apprentissage d’une langue nationale se fait avec l’aide de méthodes modernes et de la technologie – ordinateurs, laboratoires de langue, cours intensifs, etc. -. Par conséquent, il nécessite des adaptations énergiques et rapides ou tout simplement une révision totale et complète pour qu’il soit en phase avec l’utilisation fonctionnelle de la langue dans l’espace public et dans le monde du travail. Le gouvernement doit agir vite et avec efficacité. 
Ferid Chikhi 

4 nov. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 283 -

Déconstruire le Wahhabisme pour libérer les musulmans des extrémismes
Encore un autre radicalisé qui commet l’innommable en plein cœur de New York en faisant huit victimes et des dizaines de blessés. Il semblerait qu’il ait été radicalisé dans son pays d’accueil, les USA, terre de presque tous les chefs influenceurs des terroristes islamistes. Dans les années ‘’90’’ ils avaient accueilli des terroristes islamistes Algériens, l’un d’entre eux a fait des aveux publics https://www.humanite.fr/node/96795 et pourtant les Américains continuaient à le protéger.
Ce qu’il faut rappeler et pour mémoire c’est que durant les années ‘’80’’ l’Arabie Saoudite avec le soutien des USA ‘’libère’’ le wahhabisme pour s’opposer à l’Iran qui avait lancé sa révolution verte au moment où Khomeyni prenait le pouvoir dans son pays et s’installait à Qom la deuxième ville sainte du pays.
Dès lors, qui ignorait que l’Arabie Saoudite a déclenché avec le ‘’silence’’ approbateur des USA et de la Grande Bretagne l’une des plus meurtrières et des plus vastes idéologies que le 19ième et le 20ième siècle aient connu, le Wahhabosalafisme ?
Religion ou idéologie ?
Au Canada et au Québec, le wahhabisme et sa jumelle la fraternité islamiste sont comme partout ailleurs, aussi perfide que l'Albion et l'Oncle Sam qui l'ont aidé à naître et à s'étendre.
Sous couvert d'alliances et de coalitions de soutien qui ciblent les groupes sociaux originaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ainsi que tous ceux qui se déclarent musulmans, il vise en particulier les plus vulnérables en raison de leurs difficultés de s'adapter et de s'intégrer aux sociétés d'accueil. Leurs émules partent souvent de la déculturation qu'ils ont vécus dans leur pays d'origine pour offrir une identité fondée sur une idéologie meurtrière plutôt que sur la citoyenneté.
Heureusement, que quelques faiseurs d’opinion considèrent que pour contrecarrer cette idéologie, les politiciens et les gouvernants doivent faire la démonstration qu’elle n’est pas privilégiée au détriment de la citoyenneté.
La seule dimension qui compte et dont il faut maintenir la portée - contre vents et marées - est de continuer à expliquer que le Wahhabosalafisme et sa jumelle la fraternité islamiste, sont des fléaux destructeurs de ce que la civilisation occidentale apporte à l’humanité ; ils remettent en question toutes les valeurs universelles acquises de haute lutte contre l’obscurantisme et la régression. Il est essentiel de toujours rappeler que les libertés individuelles, la liberté de conscience, l’égalité de droits et de devoirs entre les hommes et les femmes, l'accès équitable aux mêmes chances de développement humain et de droits sociaux sont des fondements immuables des sociétés modernes.
Les lois civiles v/s. Les lois islamistes
Comme partout ailleurs, les porteurs de l'Islamisme savent que leur idéologie est devenue un mal nécessaire. Il infeste tous les institutions politiques, éducationnelles et sociales et malheureusement les gouvernants ne veulent pas admettre qu’il est un mal dans la société et que leur diagnostic est erroné. « Ce n'est qu'une tumeur qui ressemble à une greffe qui a mal pris et avec laquelle les Québécois s'habitueront à vivre... grâce à leurs politiques inclusives », m'avait dit un influent faiseur d'opinions. 
Les gouvernements Canada et du Québec doivent passer des intentions aux actes pour mettre un terme au terrorisme islamiste en agissant sur l’idéologie, le Wahhabosalafisme et la fraternité islamiste, que ce soit celui qui s’en prend à l’intégrité morale et physique des personnes ou à leur statut juridique. Ils doivent aussi mettre un terme à la création des associations, qui se déclarent caritatives, mais œuvrent sous couvert de centres communautaires culturelles et autres associations de rapprochement communautaires et d’inclusion toutes menées par des ‘’influenceurs’’ et de militants hyperactifs.
Les musulmans dénoncent ce qui est fait en leur nom…
Certains analystes, observateurs et faiseurs d’opinions privilégiés par les médias n’ont pas changer leurs grilles de lectures des organisations islamistes depuis le milieu des années ‘’90’’. Leurs avis et commentaires sont de ce fait biaisés et discutables. À titre indicatif, aujourd’hui, les Wahhabosalafistes, et leurs alliés de circonstance, les frères musulmans, exigent que leur idéologie soit la seule qui représente tous les musulmans.
Ils exigent aussi que leurs revendications même si elles sont déraisonnables, contraires aux principes de « l’islam du Juste Milieu », soient prises en considération, malgré le fait intangible qu'elles mettent à mal le bon vivre d'abord entre les musulmans et entre les Canadiens en général, les Québécois en particulier et un nombre de plus en plus croissant d'immigrants de provenances diverses.
C’est là que les musulmans sont interpelés pour dénoncer ce qui est fait au nom de leur religion, pour changer une image ternie par des pratiques et des comportements contraires avec ceux des pays d’accueil.
De grands pans des sociétés musulmanes ne veulent plus que le port du voile - hijab, djilbab, niqab, burqa - soit le vêtement d’exhibition de leurs femmes qualifiées de soumises et d’endoctrinées. Ils ne veulent plus que la question du Halal qui revient souvent après celle du Hijab soit évoquée dans l’espace commercial et public. Ils ne veulent plus que la séparation des hommes et des femmes soit imposée dans les espaces publics. Ils ne veulent plus que l’égalité des droits entre les hommes et les femmes soit une raison de les stigmatiser. Ils ne veulent plus que des individus sortis du néant s’autoproclament leurs représentants. Ils veulent être des citoyens réguliers et considérés comme tels.
Ferid Chikhi

29 sept. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 282 -

Accepter des valeurs importées sans valider leur conformité
Phagocyte le vivre ensemble
En canalisant l’attention de l’opinion publique sur le thème du ‘’racisme systémique’’ et en infiltrant 

la commission par des islamistes, le gouvernement du Québec est convaincu d’engranger un retour sur investissements sans précédents lors des prochaines législatives. Le pari est risqué et par anticipation en cas de succès il s’attend de brouiller l’échiquier politique du Québec, c’est-à-dire un Québec encore plus divisé qu’à l’heure actuelle qui éloignerait encore plus le spectre de l’indépendance, mais je me souviens qu’en Algérie, nous avons un adage populaire qui dit en substance : ‘’celui qui compte seul sa monnaie se voit toujours bénéficiaire’’.  Le gouvernement de Monsieur Couillard en accordant une ‘’écoute particulière’’ à des activistes et en occultant l’avis et l’opinion de la majorité se fait le champion de la discrimination puisque des pans entiers de la population sont ignorés.  Cet état de fait n’est-il pas en contradiction avec les politiques libérales qui suggèrent la transparence comme valeur incontestable ?
L’idéologie islamiste, un condensé de néolibéralisme
Mais d’où vient cette propension d’accorder autant d’attention à des groupes asociaux ? Selon nos constats une des raisons réside dans la relation entre la pseudo bien-pensance de gauche et les islamistes. Même si elle est conjoncturelle cette relation est contre nature, sachant que l’idéologie islamiste est un pur condensé de néolibéralisme (celui de ses pourvoyeurs de fonds le démontre avec facilité) alors que les inclusifs trinquent avec les bien-pensants et une gauche ‘’frelatée’’ plutôt régressive. Le gouvernement est convaincu de pouvoir gérer l’une et l’autre des deux entités sans trop de dégâts. Par ailleurs, souvenons-nous ! Que l’on soit d’accord ou pas, l’attentat perpétré par Bissonnette – en janvier dernier - contre des personnes en prière était un acte odieux. Mais il a été l’occasion rêvée pour les libéraux qui ont en usé comme le déclencheur de la création de la commission de la discrimination systémique.
C’était aussi celui du retour aux questions identitaires. Il a été le tremplin pour des analystes de la dernière heure, des élus finissant leur mandat mais tenant fermement à conserver leurs sièges sont

disposés à aller à contrecourant des valeurs collectives auxquelles ils ont toujours adhéré et n’hésitent pas à user de concepts tels que racisme, discrimination, ségrégation … extrême droite, etc. pour exclure la parole opposée de s’exprimer. Comme un tour de magicien, il fait surgir du chapeau une extrême droite au Québec qui ne laisse personne indifférent, mais à mon avis ce sont les politiques laxistes du gouvernement qui participent de cette apparition dans le paysage sociétal de la Province. Elle est qualifiée d’identitaire par certains et par conséquent d’anti musulmane et de l’autre elle pousse le gouvernement à dérouler le tapis rouge à l’islamisme pourtant décrit comme étant fasciste par ceux-là même qui l’ont combattu dans leurs pays d’origine.
Poursuivant avec la problématique initiale et soulignons que la seule défense de l’identité ne justifie aucune dérive contre un ou des groupes sociaux même s’il est singulier. Les deux groupes, l’un bénéficiant du soutien du gouvernement et l’autre de quelques militants et de la bien-pensance usent de discours et autres énoncés politiques extrêmes pour plus de visibilité et de reconnaissance.
Valider les valeurs qui accroissent le lien social
Qu’en est-il des autres groupes ethnoculturels et de leurs cadres de références ? Il est établi que tous les apports et toutes les tentatives d’implantations au Québec de valeurs propres à un autre pays, à une autre culture, à un autre groupe social… n’étant pas validés pour accroitre le lien social et culturel et donc ne pouvant pas être partagés par la majorité ne sauraient être acceptés sans avoir des effets stigmatisants sur les individus qui pratiquent et / ou les affichent. Ils seront encore plus nuisibles pour les avancées sociétales acquises grâce au développement et aux progrès réalisés dans tous les domaines d’activités depuis des décennies. Il est par conséquent fondamental de valider toutes les tentatives d’implantations de valeurs et de règles qui cannibalisent le vivre ensemble.
Pourtant, les deux gouvernements appliquent un principe de base pour la sélection des immigrants ; ils considèrent les qualifications académiques comme fondements du savoir et des connaissances identitaires et culturelles, elles sont aussi appréciées comme  des vecteurs porteurs des cadres de références qui régissent toute société moderne ; Il en est de même pour les expériences professionnelles qui témoignent des savoirs industriels des pays d’origine ; elles facilitent ou freinent l’accès au monde du travail, ici, au Québec et au Canada. Mais, que fait le gouvernement censé représenter la majorité des citoyens ? Il fait dans les demis mesures. D’un côté, il n’arrive pas à gérer les potentiels en question et de l’autre il constate les antinomies entre les référents culturels et identitaires, sans pouvoir y remédier pour faciliter l’intégration de ces immigrants.
Ces désagréments forts préoccupants pour lesquels une adhésion minimale est recherchée reviennent à la surface, à chaque période électorale, alors que le fléau destructeur qu’est l’Islamisme profite des tergiversations des gouvernants pour se frayer un chemin vers l’adoption de lois qui conviennent à son expansion. Si un consensus politique n’est pas trouvé pour formaliser un minimum rassembleur autour de résolutions collectives, de valeurs partagées et de perspectives communes de développement et de progrès, c’est la société toute entière qui perdra ses marques et ce sont les vrais extrémistes qui surgiront du néant pour imposer leurs règles iniques et irréversibles. Ces règles s’appliqueront à des citoyens non préparés à un chaos que la consultation sur le racisme systémique est en voie d’enfanter.
Ferid Chikhi

22 sept. 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 281 -

Racisme et discrimination systémiques

Attention au retour de manivelle M. le Premier Ministre.
La voix de la majorité citoyenne muselée
La rentrée politique vient de débuter avec les rencontres des partis au moment où l’Assemblée Nationale débute par des questions sur la consultation à huis-clos sur la discrimination systémique
présageant, encore une fois, que les valeurs de la société Québécoise seront mises à rudes épreuves en raison d’une composante et un thème controversés. En avril 2017, j’ai été un des signataires d’une lettre adressée à Madame Kathleen Weil, Ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion au sujet de cette commission. Depuis, non seulement l’intitulé mais aussi son contenu, ont été modifiés, au point où de consultation publique c’est devenu une commission à huis clos qui nous expliquera pourquoi et comment les Québécois sont racistes et font dans la discrimination.
Alors, je me suis posé la question suivante : Comment en moins de dix (10) ans –Commission Bouchard & Taylor – un peuple accueillant, faisant preuve d’une ouverture d’esprit enviée par un grand nombre d’autres peuples des quatre continents, comment un peuple, ayant reçu plus d’un demi-million d’immigrants, peut-il se réveiller du jour au lendemain et apprendre qu’il est raciste, ségrégationniste et faisant dans la discrimination un ‘’facteur fondamental de son système de gouvernance’’ ? Parce que c’est de cela qu’il est question ; le système c’est le gouvernement et si le système fait dans la discrimination c’est que le gouvernement ... 
Le pacte citoyen sous haute tension
En fait, depuis l’annonce de cette consultation ‘’imposée’’ au gouvernement et à toutes les Québécoises et Québécois par des voix hypocrites et fallacieuses j’ai la nette impression que le
pilotage gouvernemental est sensible aux états d’âmes de quelques individus et non pas à la majorité qui l’a élue. Des réflexions, des avis individuels et collectifs ont été publiés, portés à la connaissance de l’opinion publique, des élu-e-s et des gouvernants Québécois ont clamé haut et fort que cette consultation est un faux procès et surtout une dérive, contre les valeurs du vivre ensemble et même de l’inclusion à tout prix que développent régulièrement des groupes ignorants du danger, des risques et des incertitudes que véhiculent les islamistes et des converti-e-s du Québec.  Mais c’est en vain, comme pour les musulmans - pas les islamistes - la majorité… est à la fois invisible et inaudible. Sourd et aveugle, le gouvernement n’écoute pas et ne voit ni les appréhensions, ni les craintes et encore moins la turbulence qui constituent la véritable menace contre le pacte citoyen qui unit la société Québécoise. J’ai récemment écrit sur le mur d’une amie (Facebook) : Je me ‘’souviens…’’ d'une histoire que me contait ma grand-mère, elle concernait un malfaiteur qui s'en est pris à son voisin, un travailleur sérieux et bon père de famille. Ce bandit n'a rien trouvé de mieux que voler la cassette pleine d'argent économisé depuis des décennies par son voisin, et qui mieux est, ayant été surpris par celui-ci, le tua sans hésitation... parce qu’il avait tenté de lui faire face malgré son âge avancé.
La veuve et le juge
La femme et les enfants ayant été témoins du double crime perpétré contre leur époux et père décidèrent de se rendre à la cour de justice pour se plaindre... Au seuil de la porte de la bâtisse ils virent l’assassin en sortir avec un large sourire sur son visage... Ils étaient tellement outrés qu'ils gagnèrent en détermination pour dénoncer l'ignoble criminel. La salle d’audience était vide, pas de public, même pas les greffiers et pas loin du juge quelques employés étaient assis aux bureaux placés au centre de la salle. La famille tenta en vain de parler au magistrat mais celui-ci resta impassible et montra un dédain envers la veuve et les orphelins ... tout en énonçant des allusions à ses collaborateurs. Un des employés s’approcha de la veuve et lui chuchota qu'elle devait s'en aller avec ses enfants parce que le juge avait décidé de donner raison au meurtrier de son mari. La veuve maudit le juge ... elle dut s'en aller la mort dans l'âme...
Quelques semaines plus tard, un messager du juge vint la chercher pour l'accompagner à la cour de justice... La fille du juge venait d’être, à son tour, dépouillée de ses biens et assassinée. Mais, cette fois-ci, le criminel arrêté par des passants a été remis à la police.  Le juge, en question l'invita à témoigner contre lui. À la différence de la précédente rencontre qui s’était tenue à huis clos, l’audience de ce jour était publique ... La femme sans hésiter une seconde expliqua qu'elle ne se rappelait pas avoir exprimé une plainte contre l'individu...
Le juge insista, la menaça de la jeter en prison pour refus de témoigner… mais elle resta déterminée dans sa décision de ne rien dire contre le criminel. Pour s’en sortir et donner une leçon au magistrat, elle lui demanda de lui expliquer comment dire devant le public qu'il avait failli à sa mission d’entendre toutes les parties dans une précédente affaire, similaire en tout point, à celle pour laquelle elle avait été sollicitée pour témoigner... ???’’. Alors, juste à titre d’avis : ‘’attention au retour de manivelle Monsieur le Premier Ministre’’.
Ferid Chikhi

9 août 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 280 -

Les pays du golfe dans la tourmente de l’Islamisme

Et le détournement du pétrole Irakien
À qui profite la rupture entre d’un côté l’Arabie Saoudite et ses alliés et l’autre le Qatar et ses soutiens affichés et indirects ? Émettons l’hypothèse selon laquelle il s’agit plus d’un non-évènement, un leurre qui cache mal la frustration que vivent les USA et leurs alliés européens suite aux turbulences provoquées par l’intervention des Russes. À cela s’ajoute la présence des Iraniens qui aide à la préservation et à la sauvegarde de la Syrie de l’agression combinée qu’elle subit de la part des ‘’rebelles et de Daech’’ et par les ‘’facilités et les blocages’’ opérés par la Turquie pour pousser au départ d’El Assad et ainsi contrer la présence Iranienne.
L’auto neutralisation des frères ennemis
En fait, selon des observateurs du terrain, la face visible de l’iceberg serait la lutte antiterroriste déclenchée contre les mercenaires internationaux qualifiés de Daech, ÉI, Isis … et leurs exactions au Moyen Orient, ainsi que leurs loups solitaires qui opèrent, de temps à autres, pour pousser à la stigmatisation des musulmans par les groupes d’extrême droite. 
Les exposés en boucles, se sont subitement arrêtés alors que la face cachée de ce même iceberg reste l’acheminement du pétrole de l’Irak, sous le contrôle des mercenaires et sa vente à très bas prix à des ‘’revendeurs internationaux ’’ mais dont ces mêmes médias n’en soufflent mot. Après quelques semaines d’indexation, notamment par les USA et leurs alliés régionaux, le Qatar a repris de sa vigueur et à lancé une contre-offensive diplomatique faisant appel à la médiation d’ambassadeurs pour expliquer qu’il ne peut expulser Al Qaradaoui, parce qu’il est l’un de ses citoyens depuis plus d’un demi-siècle et que le soutien au Hamas est dicté par ses engagements auprès des peuples opprimés.  Pour mémoire, la présence du prédicateur Égypto-Qatari et ses frères musulmans au Qatar, a déjà fait l’objet de grincements entre l’Arabie Saoudite et son vis-à-vis. Cela date depuis l’époque du Roi Fayçal qui les avait chassés de son ‘’Royaume’’ et personne n’ignore que les évènements qu’ils fomentent étaient en veilleuse même s’ils contrarient, chacun en ce qui le concerne, les pays du Golfe. Rappelons que l’idéologie Wahhabite ne s’est jamais accommodée de la présence d’une autre idéologie qui prône, si ce n’est un retour au salafisme du moins, par des actes terroristes d’une extrême violence, une islamisation transnationale du monde. 
Bien des pays arabo musulmans, qui ont compris les enjeux et les dessous de cette expansion par l’essaimage de lieux d’endoctrinement ont réduit leurs relations et quelques-uns - dont l’Algérie - critiquent ouvertement ses politiques de promotion du Wahhabisme. Ils en font de même avec le Qatar concernant la confrérie et ses agissements. Aujourd’hui, les deux idéologies, plagient l’énoncé du Baath de Michel Aflak qui disait : ‘’ … Notre objectif est clair et il ne souffre aucune ambiguïté : une seule nation arabe, de l'Atlantique au Golfe ... ‘’ Elles, disent : ‘’… Une seule nation islamique de l’Atlantique au Golfe… ’’.  L’Arabie Saoudite et le Qatar n’ont rien appris de l’échec de l’implantation de l’idéologie Baathiste.

Les véritables causes et leurs conséquences
Trois remarques me viennent à l’esprit. D’abord, il semble qu’une répartition des espaces d’intervention a été convenue ; le Qatar en aidant la confrérie islamiste à s’implanter partout dans
le monde et l’Arabie Saoudite en infiltrant les États arabo-musulmans. Ensuite, la brèche ouverte par les menaces qui pèsent sur l’hégémonie de l’Arabie Saoudite dans le Golfe arabe ou Persique - c’est selon - et l’Iran, le frère-ennemi qui n’hésite pas à l’exploiter pour causer quelques soucis au Yémen et bien entendu en Syrie. L’échiquier se trouve ainsi bouleversé par des problèmes de sécurité et de subversion à l’intérieur du Royaume. Enfin, en Syrie et en Irak, les chemins habituellement empruntés par les mercenaires internationaux et les soi-disant rebelles anti Assad ayant été perturbés par les interventions des Russes qui ont, il faut le reconnaître, réussi des frappes chirurgicales, ont amené les USA à évaluer les actions de ‘’leurs pions et des intervenants à leur solde’’.  
Le pétrole Irakien dans la géostratégie US !?
Quelques experts ont mis de l’avant le fait qu’une partie du financement provient des ‘’ventes sous la table’’ du pétrole Irakien. Dont une partie profite aux groupes terroristes qui se sont déplacés d’Irak vers le Sahel ou encore vers l’Afghanistan. Le dernier attentat contre une mosquée chiite à Kaboul en est la preuve. 
Il faut aussi noter, que ce conflit arabo-arabe, après avoir fait les manchettes, laisse place à l’escalade verbale entre les USA et ses alliés du pacifique face à la Corée du Nord ainsi que la confrontation entre le gouvernement Vénézuélien (encore un pays de pétrole) et son opposition.
Pendant ce temps, Mossoul est réoccupé par sa population et des questions fondamentales auraient besoin de réponses pour comprendre ce qui se passe sur le terrain et comprendre le reste de la stratégie US et de ses alliés : Qui gère le pétrole Irakien ? Qui l’achète ? À quel prix ? Et, comment se fait-il que les installations pétrolières de l’Irak n’aient subi que quelques dégâts superficiels et par qui sont-elles protégées ?  
Ferid Chikhi

4 août 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 279 -


Maduro et le Venezuela, les derniers des résistants

contre les hégémonies Occidentales


Hier, j'avais mis en ligne un résumé d'une réflexion sur l'état du changement et fait la distinction entre le monde qui change et le changement de l'individu. J'avais prévu de continuer cette mise en ligne par une autre réflexion portant sur les changements de l'échiquier mondiale. Cependant, l'actualité au Venezuela m'incite à parler de Maduro et de revenir aux thèmes dans les prochains jours. Donc, Nicolas Alejandro, de son état professionnel, ancien chauffeur et syndicaliste, est né à Caracas et fait partie de la classe moyenne d'un quartier populaire du sud de cette ville. Très jeune il milite dans la Ligue socialiste (marxiste-léniniste). Il est Président du Venezuela.
Des tensions sont observées sur le plan social. Un pouvoir d’achat qui s’est rétrécie et mène de larges pans de la société vers la vulnérabilité et la précarité sociales les plus dangereuse pour la cohésion politique du pays malgré un prix du baril du pétrole assez stable (à +50$).  Pour y remédier et freiner l’opposition qui s’est organisée et lui mène la vie dure, Maduro décide d’un vote pour une constituante. C’est rare dans les pays où la démocratie ne convient ni aux USA ni à leurs alliés Européens. Pourtant, Maduro a pris le pari et malgré cette opposition très active, une opposition qui arrive à mobiliser des milliers de citoyens acquis au changement de gouvernance… Il tient son pari et réalise le référendum.  Bien entendu les résultats qui lui sont favorables sont très critiqués cependant, le résultat est là.  

Cela ressemble quelque peu à ce qu’ont connu les pays des ‘’Printemps Arabes’’ et bien avant eux l’Algérie. Le paramètre commun est sans aucun doute le traitement particulier qu’en font les médias Occidentaux. Le gouvernement de Maduro est qualifié de tous les noms. Ça va du totalitaire, du dictatorial, du despotique, de l’autoritaire à celui d’autocratique… en fait, dépendant de l’auteur de l’article, de l’analyse, du rapport, de la chronique… le titre est choisi pour dire que le Venezuela est dans l’impasse à cause de son dirigeant principal. Mais dans quel intérêt ? Cela profite à qui ? Ce sont forcément les pays Occidentaux qui en veulent à son pétrole et notamment les USA qui s’approvisionnent à presque 10 % de leurs

besoins de stockage. Selon toute vraisemblance, l’EIA américaine aurait estimés que les réserves de gaz de schiste ‘’avoisinent les 4 795 milliards de m3, soit environ de près de 137 ans de consommation nationale de gaz’’. Toute cette activité politique, ces grèves, cette opposition à Maduro, révèle un paradoxe tout à fait inhabituel : Pour soutenir le gouvernement Vénézuélien qui rencontre des difficultés financières conjoncturelles ce n’est pas le FMI qui intervient mais la fameuse Institution Financière Transnationale Goldman Sachs qui renflouent ses caisses et ce sont encore une fois les pays alliés des USA et même le Vatican qui contestent la procédure.
Ferid Chikhi 

3 août 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 278 -

Un monde du ‘’Jetez après usage…’’
Vivons-nous un retour à la guerre froide – cette opposition entre les pays Occidentaux (Europe et Usa) et l’ex URSS, devenue depuis la fin des années ‘’80’’ la Russie - ou est-ce seulement un épiphénomène provoqué par l’arrivée à la tête des USA de Donald Trump qui voudrait rester maître de l’échiquier ? Un échiquier en pleine effervescence… Ce qui suit est le début d’une série de petites réflexions qui ont surgi lors de ces dernières semaines alors que je me prenais un repos, disons le, mérité. 
Il sera question de ‘’l’éphémère et du durable ; un échiquier mondial en pleine effervescence ; Trump, toujours Trump ; les Wahhabites face aux Frères Musulmans ; Maduro et le Venezuela les derniers des résistants des Pays Pétroliers
L’éphémère et le durable
J’ai l’habitude de dire que le monde change d’une journée à l’autre, d’une semaine à l’autre et d’un mois à l’autre … et après plus de deux semaines d’absence totale de Facebook et partielle de Twitter
je me rends compte qu’en réalité le monde ne change pas même si des innovations et des créations majeures sont observées, ici et là, par contre ce qui change c’est l’individu. L’homme change, se transforme, se convertit, se développe, progresse mais en cette ère de sur numérisation, j’ai la nette impression qu’il régresse.
Il grandit. Il apprend. Il se forme. Il se découvre et se couvre. Il vieillit. Il invente des technologies de toutes sortes. Il les utilise bien ou mal… et, je me suis demandé si ces découvertes technologiques ne sont pas un frein au développement de sa propre intelligence !? L’intelligence humaine, bien entendu !?  D’un côté, il y a un monde de plus en plus industrialisé, de plus en plus ‘’technologisé’’, de plus en plus dans une mondialisation numérisée et par conséquent le virtuel prend presque tout l’espace 
des échanges entre individus et comble de l’excès il y a de plus en plus de consommateurs d’un matériel éphémère – ‘’Jetez après usage’’ – qui apparaissent dans l’environnement … Et de l’autre, les possesseurs de ces technologies n’arrêtent pas de provoquer plus de guerres, plus de famine, plus de fléaux meurtriers alors que malgré le fait que le monde change, une série d’évènements, particuliers pour les uns et forts singuliers pour les autres, survient dans bien des contrées du monde et devient un lot de marqueurs des temps modernes.
La production d’œuvres, qualifiées de durables, ne durent que le temps de leur apparition sur le marché des consommateurs et très vite elles disparaissent comme par enchantement. Et, c’est là que philosophes, sociologues, architectes, urbanistes, météorologues, libres penseurs, etc… sont en accord pour affirmer que tant que l’homme se tourne vers l’éphémère et ne crée rien de durable, le monde sera toujours stable mais l'homme change et continuera de changer.
Ferid Chikhi

28 juin 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 277

Les auxiliaires qui instrumentalisent la religion contre les voix citoyennes

 Réagissant à l’attaque au couteau contre un policier américain à l’aéroport de Flint, au Michigan,
commis par un Montréalais, comme Premier Ministre du Québec vous avez déclaré « On ne peut pas dissocier cet acte-là [l'attaque de Flint] de la version pervertie de l’islam radical, que certains, dans cette communauté religieuse, font circuler. Moi j'entends souvent des imams dire que c'est pas ça l'islam, mais il faut le dire plus fortement et surtout entre eux également, à l'intérieur même de leurs débats religieux et idéologiques. ». Ces propos ont provoqué un tôlé de réactions, non pas au sein de ce qui est généralement qualifié de ‘’communauté musulmane du pays’’, mais de quelques voix, toujours les mêmes, qui les qualifient d’« inacceptables » et de « malheureux ».
Comme par hasard, aujourd’hui, ces voix se réclamant de la citoyenneté, alors qu’hier encore, et
même aujourd’hui, parlent au nom des musulmans du Québec, et tout le monde le sait, ces voix sont proches de vous et de votre gouvernement.
Quelques autres voix rebondissent allègrement sur les vos propos pour souligner que c’est une excellente déclaration de sa votre part puisque pour la première fois  vous liez le terrorisme à l’Islam, et elles appellent à un débat sur la question. 
Alors, faut-il se ranger derrière les premières qui avec une hypocrisie – le Nifaq dont ils usent selon le bon vouloir de leurs mentors - incommensurable, se réveillent pour réclamer la citoyenneté de leur pays d’accueil, sachant que depuis des années elles parlent d’une universalité virtuelle que leur confèrerait l’Islam ou faut-il se positionner avec les secondes qui n’attendent que le contexte approprié - que vous le Premier ministre du Québec venez de créer -  pour sceller définitivement le terrorisme et le radicalisme de l’Islam ?
Pourtant, Monsieur le Premier Ministre, la bonne question ne serait-elle pas d’écouter, pour une fois, les voix musulmanes qui ont toujours été citoyennes et éprises de paix ; ces voix qui ne cherchent que la tranquillité pour vivre intelligemment avec celles et ceux qui les ont accueillis à bras ouverts ?
Monsieur le Premier Ministre, ces voix sont inaudibles, parce que votre gouvernement et vous-même avez privilégié l’écoute d’auxiliaires qui instrumentalisent la religion à des fins politiques, qui encouragent et alimentent par leur déclarations opportunistes aussi bien la xénophobie, l’exclusion, la ghettoïsation que la marginalisation des citoyens de confession musulmane dont la seule volonté, le seul désir est de vivre comme tous les autres citoyens et surtout pas comme des membres d’une communauté qui n’existe dans les esprits retors.
Monsieur le Premier Ministre, ces voix sont celles de citoyens qui travaillent pour se mettre au diapason et pour être productifs, améliorer le standard de vie de leurs enfants et le leur… Ils sont, non pas seulement, inaudibles mais invisibles et ne veulent aucunement se faire des portes paroles autoproclamés d’une idéologie qui utilise l’Islam pour se faire valoir.
Ces voix, Monsieur le Premier Ministre, sont celles de citoyens et citoyennes du Québec.
Ferid Chikhi