4 août 2017

Un Numide en Amérique du Nord - 279 -


Maduro et le Venezuela, les derniers des résistants

contre les hégémonies Occidentales


Hier, j'avais mis en ligne un résumé d'une réflexion sur l'état du changement et fait la distinction entre le monde qui change et le changement de l'individu. J'avais prévu de continuer cette mise en ligne par une autre réflexion portant sur les changements de l'échiquier mondiale. Cependant, l'actualité au Venezuela m'incite à parler de Maduro et de revenir aux thèmes dans les prochains jours. Donc, Nicolas Alejandro, de son état professionnel, ancien chauffeur et syndicaliste, est né à Caracas et fait partie de la classe moyenne d'un quartier populaire du sud de cette ville. Très jeune il milite dans la Ligue socialiste (marxiste-léniniste). Il est Président du Venezuela.
Des tensions sont observées sur le plan social. Un pouvoir d’achat qui s’est rétrécie et mène de larges pans de la société vers la vulnérabilité et la précarité sociales les plus dangereuse pour la cohésion politique du pays malgré un prix du baril du pétrole assez stable (à +50$).  Pour y remédier et freiner l’opposition qui s’est organisée et lui mène la vie dure, Maduro décide d’un vote pour une constituante. C’est rare dans les pays où la démocratie ne convient ni aux USA ni à leurs alliés Européens. Pourtant, Maduro a pris le pari et malgré cette opposition très active, une opposition qui arrive à mobiliser des milliers de citoyens acquis au changement de gouvernance… Il tient son pari et réalise le référendum.  Bien entendu les résultats qui lui sont favorables sont très critiqués cependant, le résultat est là.  

Cela ressemble quelque peu à ce qu’ont connu les pays des ‘’Printemps Arabes’’ et bien avant eux l’Algérie. Le paramètre commun est sans aucun doute le traitement particulier qu’en font les médias Occidentaux. Le gouvernement de Maduro est qualifié de tous les noms. Ça va du totalitaire, du dictatorial, du despotique, de l’autoritaire à celui d’autocratique… en fait, dépendant de l’auteur de l’article, de l’analyse, du rapport, de la chronique… le titre est choisi pour dire que le Venezuela est dans l’impasse à cause de son dirigeant principal. Mais dans quel intérêt ? Cela profite à qui ? Ce sont forcément les pays Occidentaux qui en veulent à son pétrole et notamment les USA qui s’approvisionnent à presque 10 % de leurs

besoins de stockage. Selon toute vraisemblance, l’EIA américaine aurait estimés que les réserves de gaz de schiste ‘’avoisinent les 4 795 milliards de m3, soit environ de près de 137 ans de consommation nationale de gaz’’. Toute cette activité politique, ces grèves, cette opposition à Maduro, révèle un paradoxe tout à fait inhabituel : Pour soutenir le gouvernement Vénézuélien qui rencontre des difficultés financières conjoncturelles ce n’est pas le FMI qui intervient mais la fameuse Institution Financière Transnationale Goldman Sachs qui renflouent ses caisses et ce sont encore une fois les pays alliés des USA et même le Vatican qui contestent la procédure.
Ferid Chikhi