12 juin 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 296 -



Du Canada et du Québec
Abrégé d’un état des lieux…
Des changements de fonds
La réponse pourrait paraitre simple, mais la complexité de trouver les éléments communs et les différences réside dans les modes de gouvernance qui s'accomplissent sur le plan mondial et ceux qui s’observent au Canada en général et au Québec en particulier. Le monde est, donc, en pleine transformation. Il devient de plus en plus multipolaire du fait que plusieurs blocs se construisent en fonction des intérêts des uns et des autres. Des changements majeurs et profonds ont été générés par des initiés – croyant détenir toutes les cartes - et ils sont observés depuis au moins deux décennies par des libres penseurs émérites et bien d’autres témoins lucides qui n’ont prêté aucune allégeance à qui que ce soit.
Tous sont en accord avec quelques lectures du genre : Il y a ceux (les changements de fonds) qui sont provoqués par les forces de la cupidité et de l’argent. Jusqu’à présent ils n’ont généré que des désastres humains ; leurs entreprises sont fondamentalement corruptrices et dépravantes. Elles polluent l’humanité.
Il y a aussi les changements qui sont provoqués par les effets des déclarations intempestives de quelques chefs d’États incommodés par leurs égos, tels que le Président actuel des USA. Il n’arrête pas de brasser ses cartes pour remplacer au-devant de la scène mondiale celui de la Corée du Nord, alors que d’autre puissances sachant faire face aux incertitudes, aux risques et aux contraintes que connaissent leurs pays, y vont d’un pas paisible.
Il y a ceux plus profonds et structurant qui sont générés par l’expansion des pays comme la Chine, l’Inde et la mobilité subie ou provoquée de millions d’êtres humains allant du Sud vers le Nord. Bien entendu, les petits pays pris en étau par leurs anciens occupants sont de simples spectateurs des jeux et des enjeux… mais leur poids démographique ne saurait être passé sous silence. Alors, le chaos, peut-il être éviter ? Certainement, et ce, grâce aux discussions qui se tiennent, ici et là, en fonction des avancées diplomatiques et des menaces de répression contre les éventuels utilisateurs d’armes nucléaires mais aussi des pressions des uns et des autres sur les uns et les autres.
Au Canada les libéraux ont-ils un discours citoyen ?
La situation, au pays, est différente mais retenons que le contexte global a des effets sensibles et pesants sur le statut d’occupant d’un strapontin dans l’échiquier mondial. Si au Québec le citoyen semble être au fait de ce qui se passe dans les arcanes politiques de sa Province, il en est de même pour le citoyen des autres provinces. Cependant, il existe bel et bien une différence factuelle qui réside dans le mode de gouvernance des provinces attachées au multiculturalisme et au discours du reste du Canada avec ceux des politiques néolibérales qui sont au service de quelques magnats. Ceux-ci usent et abusent du respect qu’ont les citoyens en leurs dirigeants et en la démocratie du silence entre deux élections.
Pourtant, les maîtres mots restent les mêmes : corruption, langue de bois, austérité pour les plus démunis et les plus vulnérables, restrictions pour les classes moyennes et abondance pour les plus riches et les plus nantis.  Au Québec, province à l’évidence très distincte des autres, la culture politique a beau tenter d’être et de se préserver, elle subit les effets des contrecoups que lui assènent les fédéralistes et de leurs alliés affirmés du Québec qui veulent gouverner en dépit de leur inaptitude à agir comme de vrais politiques porteurs de vrais projets de sociétés. Cela se confirme tous les jours en ce qui a trait à la cohésion de la gouvernance - libérale et – néolibérale, depuis presque deux décennies.
Plus le temps passe plus le projet indépendantiste est creusé au marteau piqueur par les fédéralistes, les provincialistes nationalistes et les pseudo-partitionnistes de gauche.
La problématique pourrait se lire sur une seule facette de l’état des lieux en matière d’identité et de culture en contexte de gouvernance libérale ainsi que sur les postures et les prises de position envers la laïcité et la soi-disant politique d’inclusion pour le vivre ensemble sont sans équivoques des leurres qui creusent l’écart entre d’une part les citoyens et leurs gouvernants et d’autres part au sein même de la société civile qui considère que la neutralité religieuse prônait par les libéraux 
freine le progrès et l’adaptation de la société aux multiples changements que connait le monde puis au moins trois décennies.
La raison, selon un grand nombre de citoyens, réside dans le fait que le multiculturalisme est un des fondements de la discrimination et de la marginalisation de pans entiers de la société Québécoise. Ainsi, la seule vraie politique dans laquelle excellent les libéraux, qui se succèdent depuis deux décennies, c’est celle qui amoindrit l’identité Québécoise et au lieu de l’enrichir par les valeurs partagées de toutes les parties de la société, immigrants compris, ils ne font pas mieux que de la réduire, la parcelliser, la vulnérabiliser et la diaboliser. 
Mieux encore, lorsqu’il s’agit de ‘’réajuster’’ et de ‘’se maintenir’’ au pouvoir ils ne trouvent pas mieux que d’aller chercher des ‘’converti-e-s’’ parmi les minorités pour les déléguer afin de parler de
l’état des lieux en matière économique, de pénurie de main d’œuvre, de régionalisation de l’immigration… de mettre entre leurs mains des indicateurs économiques qui sont la démonstration de leurs échecs et avancent de nouveaux plans d’intégration complètement inopérants. 
Or, personne n’ignore que ces options, celles des gouvernements libéraux, constituent, ni plus ni moins qu’un suicide sociétal. Pour y faire face seule la sociale démocratie est l’organisation la plus pertinente. Néanmoins, elle n’est pas compatible avec le néolibéralisme. Pour un grand nombre d’immigrants, parmi lesquels ceux venus des pays du bassin méditerranéen, les gouvernements libéraux qu’ils soient ceux du municipal, du provincial ou du fédéral n’ont aucune considération pour le vécu qu’ils avaient avant leur arrivée à Montréal.
Pire encore ils ignorent ce que beaucoup ressentent depuis leur installation, en raison des valses hésitations et des politiques de retournement autour de l’inclusion et du vivre ensemble et qui par les temps qui courent deviennent ni plus ni moins que des errements dont les conséquences les drainent en marge de la société d’accueil et ils ne deviennent visibles qu’à l’approche des échéances électorales. Aujourd’hui, ils sont instruits et le 1er octobre prochain les dés seront jetés. 
Ferid Chikhi


3 juin 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 295 -

L’école Coranique V/s Les écoles islamistes
‘’L’avenir des nations est dans les écoles du peuple…’’
 Johann Heinrich Pestalozzi
C’est sous le couvert du multiculturalisme Canadien, obsolète et rétrograde, ainsi qu’aux politiques gouvernementales du Parti Libéral du Québec que des écoles islamistes ont pignon sur rue et n’aident en aucune manière ‘’le vivre ensemble en bonne intelligence’’.
L’École coranique
Elle a été le second espace sécuritaire qui m’a accueilli après la maison, de l’âge de 5 ans à celui de 13 ans. C’était ainsi pour, presque, tous mes ami-e-s d’enfance et de préadolescence. Cependant, pour donner un éclairage approprié et ainsi mieux appréhender la problématique, cette école coranique que je qualifie de traditionnelle précédait la Medersa. Les enseignements de ces deux institutions n’ont rien de commun avec l’école islamique du Québec.
Il existe un fait incontournable à mettre de l’avant et se résume comme suit : le sunnisme et le chiisme existent, notamment dans des pays comme le Canada. Il y a toujours eu une compétition et des antagonismes entre les promoteurs des écoles islamiques des deux braches de l’Islam.
En arabe dialectale Algérien… le concept l’école’’ est traduit par Djemaa, de Djema’a… Rassemblement – Assemblée – Ensemble - Groupe d’individus … Djemaa El Cor’an, est maladroitement traduit par l’école coranique alors qu’il devrait l’être par Groupe de lecture - Assemblée de lecture - Ensemble de lecture.
Ce qui était qualifié d’école coranique était en fait, une salle sobrement aménagée,
où nous nous entassions à plus de 20 enfants de tous âges. La mémorisation des versets du Coran, s’y pratiquait tôt le matin – après la première prière de la journée - parfois après celle de l’après-midi. Tout était fondé sur la mémoire, puisqu’il fallait se rappeler les sourates. Au départ ce sont les plus courtes qui devraient être apprises et aussi paradoxale que cela puisse paraître, sont les dernières du livre saint.toute vraisemblance, l’objectif ultime de l’école islamique au Québec ne serait pas d’aider les jeunes musulmans inscrits à seulement mémoriser le Coran en entier mais aussi à les placer en compétition pour connaître le meilleur récitant. Il s’agit aussi et selon toute vraisemblance à leur inculquer toute une formation à interagir selon des normes qui ne sont pas celles du Québec mais des normes socioculturelles et idéologiques importées de pays théocratiques. Notre présence consistait à apprendre (écrire sur une planche en bois avec un ‘’Calame’’, morceau de roseau, coupé effilé et qui était trempé dans une encre ‘’Ssmagh’’, préparée avec de la laine brûlée et de la suie) et lire – les sourates.  Il n’y avait ni explications ni échanges avec l’enseignant. Ceux et celles qui ne mémorisaient pas recevaient des coups avec des tiges de roseaux sur la plante des pieds.

El Jemaa, El Mederssa ouel El Jami’a
À côté de l’école coranique il y avait en parallèle deux écoles, celle laïque de la colonisation et une
autre plus locale qui ressemblait à l’école coloniale mais dont l’enseignement était en arabe. La Medersa.  Apparue dans le milieu des années ‘’30’’ en Algérie. Elle a été l’œuvre de l’association des ‘’ savants musulmans ’’, pour les enseignements intermédiaires (Langue et lettres, Poésie et Roman). L’enseignement menait les jeunes gens jusqu’à un niveau intermédiaire mais suffisant pour considérer que la langue : Écrite, parler et comprise était maîtrisée.
Dans le monde arabe, le concept de ‘’Medersa’’ diffère d’un pays à un autre même si le fond est le même. Il s’agit d’un espace où est dispensé un enseignement par un Mouderesse (enseignant) qui aide, qui partage ou encore qui prodigue un savoir, une connaissance…  Dans le monde musulman, en ce qui concerne particulièrement cet aspect, il faut faire la part des choses entre l’espace Sunnite et l’espace Chiite.
Chez les chiites il désigne un système, le ‘’Hawza’’, qui est à la fois une école au sens de Madrassa et un enseignement.  Alors, que la Madrassa, selon l’histoire de l’Islam Sunnite est une institution à caractéristiques multiples. C’est dire combien, elle n’a pas la même qualité et les mêmes attributs dans les deux registres.
Dans le monde Sunnite, El Djemia’a est une université de théologie. Le schéma étant différant d’une région du monde musulman à une autre, en Afrique du Nord, c’est une université, mais c’est aussi un lieu d’apprentissage de la langue arabe, du Coran, des préceptes de l’Islam, du Fiqh, de la charia… Les plus célèbres sont celles de Tunis, ‘’d’Ez zitouna la première du genre dans le monde musulman et la seconde est celle ‘’d’Al Azhar’’ en Égypte, créée plus de deux siècles plus tard.
Que se passe-t-il réellement derrière les portes closes des écoles islamistes au Québec ?
Dans cette province du Canada, il a été inventorié environ une vingtaine d’écoles privées islamistes agréées par le gouvernement libéral. Ces écoles se qualifient de coraniques. Un indicateur approximatif nous donnerait environ 2.000 inscrits. Bien entendu, cela ne semble pas énorme et tout à fait gérable.
Contrairement à l’école coranique ou à la médersa de mon pays d’origine et selon
Le Québec a toujours été une terre d’accueil ouverte à la diversité et comme nous le disons souvent l’Islam est multiple et par conséquent les musulmans ne forment pas un bloc homogène et monolithique. Or, ne sommes-nous pas en droit de demander quelle école de pensée juridique est considérée par ces établissements dont le nombre ira en progressant vu la pression grandissante des islamistes de tous bords.
Le Canada, est le pays où les islamistes testent de nouvelles formes de djihad
L’islamisme au Québec et au Canada est la conséquence tangible d’un endoctrinement idéologique systématique, fait dans l’indifférence générale depuis plus de trente ans.
Quand l’Arabie saoudite a proposé les services de ses imams de service, les premières cibles n’étaient pas les Canadiens ou les Québécois de souche mais bien les musulmans pour en faire une force de frappe incontournable mais en particulier les musulmans démocrates et laïcs qui ont été les premières victimes en raison des efforts considérables qu’ils ont faits et qu’ils font encore pour s’intégrer et qui se retrouvent amalgamés à ceux-là mêmes qu’ils dénoncent.
Des intellectuels de gauche prétendent détenir les clés des analyses inclusives pour considérer les islamistes comme parties prenantes de la société, pourtant, l’idéologie Wahhabosalafiste, s’impose de plus en plus au détriment de la liberté de conscience, de la liberté de pensée et de la liberté d’expression.
Les politiques canadiens et québécois ne voient pas du tout qu’il est question de pensée unique et de nivellement par le bas et n’osent pas aborder frontalement la problématique. C’est pour cela qu’il est grand temps que ces influences, soi-disant éducatives et académiques, idéologiques et politiques, soient bannies du système éducatif et que le gouvernement du Québec révoque tous les mandats de ces écoles privées religieuses ou à caractère religieux.
Le ministère de l’éducation devrait sérieusement penser à se réapproprier les obligations, si tant est qu’il s’agit d’obligations éducationnelles et de formation, accordées à ces organisations qui vendent une éducation parallèle à des enfants alors que seule les écoles du peuple sont garantes d’un enseignement approprié et en adéquation avec les valeurs de toute la société Québécoise.

Ferid Chikhi

6 mai 2018

Un Numide en AMérique du Nord - 294 -


Les prophètes ont été les premiers indignés et

Les premiers désobéissants aux ordres.
Passion et Obsession... !
Un ''manifeste ''contre le nouvel antisémitisme'' signé par plus de 250 personnalités publiées par Le Parisien, suivi d'un autre signé trente islamistes qui se sont engagés pour dénoncer l’antisémitisme et le terrorisme en France pays dans une tribune publiée récemment par le journal « Le Monde » et bien entendu toute une série de réactions de part et d'autre de la barrière qui a été érigée entre les musulmans et les autres citoyens de France.
Cela aurait pu rester en territoire Français, mais la passion et l'obsession sont les deux faces d'une même médaille et une médaille qui vaut son pesant d'or a une portée qui dépasse les frontières...
Quelqu'un de bien intentionné avait dit ''la parole est d'argent et le silence est d'or'' il n'a pas fini son idée car il aurait pu poursuivre la parole reste d'argent lorsque l'écrit fait réfléchir.
J'ai lu les brûlots en question et les commentaires des extrémistes, des radicaux, des marginaux et même ceux et celles des gentils qui se sentent visé-e-s parce qu'ils se sont autoproclamés ''chefs, leaders, dirigeants... de communautés'' qui pourraient se compléter mais qui ont bien des divergences à aplanir avant de se regrouper en une seule... Leurs réactions intempestives ne réduisent pas la braise sur laquelle ils marchent, bien au contraire, ils l'attisent. Ceci est valable des deux côtés de la barrière.
Je me suis remémoré ce que j'ai écrit le 27 janvier dernier sur le Huffington Post Québec dans une réflexion spontanée intitulée : ''Le monde musulman doit tourner la page du mal et ouvrir celle du bien''. (...) Pour les sociétés musulmanes, il n’y a que le changement intégral qui améliorera leurs statuts les faisant passer d’arriérées à celles du bien-être et de l’équilibre individuel et collectif.
Elles doivent se remémorer que les prophètes ont été les premiers indignés et les premiers désobéissants aux ordres établis de tous les temps.
Elles doivent fermer le registre du mal, de la perversion et s’éloigner de ses pages.
Elles doivent ouvrir celles du raisonnable et du respect de la vie.
Elles doivent arrêter les dissimulations, les impostures et les bigoteries.
Elles doivent se placer du bon côté de la Médiane et sur le Chemin Vertueux. (Tarik El Moustakime).
Ferid Chikhi

30 avr. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 293 -


Québec : La pénurie est néolibérale, la prospérité est sociale-démocrate !
Depuis, quelques mois les gouvernants néolibéraux du Québec, malgré une retenue feinte de leurs propos et leurs commentaires, assistés de leurs économistes qui n’entendent pas les appels étouffés des employeurs, veulent nous faire accroire qu’ils s’inquiètent de la pénurie de candidats aux emplois disponibles toutes activités industrielles et commerciales confondues. 
Pourtant, ne devrait-on pas se réjouir des réalisations, fort appréciables des capitaines d’industries qui depuis plus de deux décennies n’ont ménagé aucun effort pour inventer, innover et créer des emplois ? Ils sont créatifs, ils sont innovateurs ces chefs d’entreprises qu’elles soient artisanales, familiales, petites ou moyennes, qui partent d’un petit investissement, souvent autour de cinq mille (5000$) dollars et, pour beaucoup comme travailleurs autonomes, arrivent cinq à dix années plus tard à concrétiser leurs idées en des réalisations tangibles. De nos jours, ils s’impliquent dans l’automatisation et la numérisation des fonctions de productions et de gestion de leurs organisations. Les gouvernants néolibéraux pour leur part, jubilent en clamant que c’est une période de plein emploi malgré 5% de chômeurs.
Ces mêmes gouvernants, osent orienter les causes de la pénurie en main d‘œuvre sur les départs en retraite, une population vieillissante, une immigration insuffisante pour ne pas dire non-qualifiée.  Mais, la cause, la vraie, pourrait se situer ailleurs que dans ces facteurs pour le moins aussi responsables mais pour une infime partie. En observant les déficits de management, trois paramètres 
ressortissent. Le premier est le manque de planification, réduite aux indicateurs et autres statistiques au niveau provincial et fédéral. Le second, se situe dans le manque de formation adaptée pour amener les chômeurs à se mettre au diapason des exigences des employeurs et accéder ainsi aux emplois de base alors qu’au même moment, les néolibéraux du gouvernement réduisent les budgets des assistés sociaux. Le troisième concerne les exigences des jeunes finissants qui ne répondent pas aux capacités salariales et sociaux professionnelles des employeurs, ce qui a pour conséquence la mobilité rapide de ces jeunes. Alors, comment faire ? Si nous regardons l’avers de la médaille plutôt que de rester figé sur l’envers, en quelques mots, changer le paradigme, tel qu’il est posé par les néolibéraux, pour réduire non pas la pénurie mais aller dans le sens de l’abondance des emplois ? Ne serait-il pas un chemin critique à défricher ?
Une observation fine laisse apparaître que la planification au niveau gouvernemental et la prévision des effectifs au sein des entreprises, sont totalement occultées.  Certes, il existe des statistiques publiées régulièrement, mises de l’avant et interprétées selon les besoins par ‘’les spécialistes’’ qui ne connaissent, ni le monde du travail et ses besoins en main d’œuvre, ni l’évolution et les progrès réalisés par les industries. Dès lors, les analyses sont biaisées à la source. Par ailleurs, presque tous les économistes focalisent essentiellement sur les causes des pénuries sans corrélation avec l’emploi.
Les facteurs du changement
Prenons le facteur démographique. Postulons qu’un démographe n’est pas forcément un ‘’spécialiste de l’économie’’ ; son point de vue est toujours intéressant mais appliqué à l’économie, on devrait le considérer avec circonspection. Ce facteur, est examiné sous plusieurs coutures et l’équation qui est de mise met en exergue, d’un côté celle des départs en retraite et, de l’autre celle des finissants, qui débutent un emploi. Cependant, aucun de ces spécialistes ne parlent d’un troisième paramètre, celui des 5% de chercheurs d’emplois. Considérant, le développement des compétences, non seulement, des employés en activité, ce qui pourrait les fidéliser et éviter leur mobilité chronique mais aussi celui, des chercheurs d’emplois. Des mesures gouvernementales pourraient être mise en œuvre pour les aider à se mettre à niveau, à convertir leurs compétences et au mieux bénéficier d’une orientation professionnelle suivi d’une insertion dans les secteurs les plus en demande. Mais là, il s’agit d’une solution qui est loin de convenir à des néolibéraux qui sont convaincus que le maintien d’un bassin de ‘’chercheurs d’emplois professionnels’’ est meilleur que pas de chômeurs du tout. 
Enfin, regardons ce que nous propose l’éducation nationale - des finissants des centres de formation professionnelle, des CEGEPS et des universités qui ne se présentent pas comme étant la solution attendue par les employeurs en raison, là aussi, d’une équation déséquilibrée ; les exigences, souvent trop élevées des jeunes en question, branchés sur les technologies de l’information, ayant bénéficié de formations, pas forcément très à-jour, et ne pouvant être opérationnels dès leur recrutement, ne correspondent pas aux capacités aussi bien salariales que sociales des industries. Il reste, une autre observation, qui se présente comme une faille dans l’édifice économique du quebec. Il s’agit de la planification. Aucune, entreprise de petite ou moyenne envergure ne considère cette fonction comme étant essentielle pour ses réalisations, ses performances, sa pérennité et le reste de ses fonctions qu’elles soient stratégiques ou opérationnelles. Alors, même si cette fonction est occultée comment peut-on anticiper l’avenir et notamment celui De remédier aux déficits en main d’œuvre ? La saturation au sein du secteur de la santé en est un symptôme non négligeable.
Les Capitaines d’Industrie du Québec sont certes des créateurs et des Innovateurs, comment peut-on 
penser que le facteur planification des ressources humaines leur a échappé ? Le mal se situe, à mon humble avis, beaucoup plus dans les gouvernances néolibérales assumées tant au niveau provincial que fédéral qui naviguent à vue et laissent place au sein des entreprises à une (GPA) Gestion Par Affolement. Le remède est rien d’autre qu’une nouvelle politique sociale-démocrate qui prendrait en compte des qualifications toujours renouvelées des acteurs, des compétences au diapason des besoins des entreprises, des progrès industriels qui se transforment grâce à l’automatisation et à la numérisation et une planification serrée pour anticiper l’avenir et la pérennité des entreprises.
Ferid Chikhi 

3 avr. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 292 -

Duperies des temps modernes …
Le propos qui suit est une reprise de celui que j’avais commis en juillet 2014. Je le veux une mise à jour et une participation à la colère, à l’indignation généralisée, à la rage qui habitent celles et ceux qui assistent impuissants au carnage généralisé, à cette tuerie dont l’étendue n’a plus de limites, de frontières ou de ‘’murs’’ pour être mise sous le boisseau. Cette tuerie qui se passe à Gaza, cet espace ‘’mouchoir’’ ou sont parqués des milliers de Palestiniens.
Il porte sur ce qui se passe dans cette partie du monde qui a été le berceau de plusieurs civilisations. Elle est comme le reste des Proche et Moyen Orient, comme l’Afrique du Nord et le Sahel et bien d’autres parties du Sud, soumise aux lois des seigneurs de la guerre des temps modernes. Elles subissent les assauts des puissances destructrices.
La Libye a pleuré et pleure encore des larmes de sang, les Kurdes subissent la trahison assumée des Européens ; Gaza, encore Gaza, tout en faisant de même, nous interpelle, nous appelle '’Au secours !’’ et nous n’y pouvons rien.
L’Irak, Bagdad et Mossoul ont été saignés à blanc ; la Syrie, Damas et Alep sont devenues ruines de leurs bâtis et des vestiges que ni le temps ni les hommes n’avaient jamais osé caresser de leurs mains destructrices…
Alors, comme tous les pacifistes de ce monde, je me suis encore et encore demandé qui va mettre un terme aux actions des polémarques, des seigneurs de la guerre des destructeurs des civilisations qui ont structurés le monde depuis des millénaires … Personne n’ignore que l’armement sophistiqué provient des industries des puissances occidentales ?
Comment se fait-il que les gouvernants des pays de l’UE, des USA, de l’OTAN, du G7/8 trouvent des solutions pour tenter d’empêcher la Russie de protéger ses frontières et ses populations et se disent incapables de réduire la sauvagerie destructrice d’Israël, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et de leurs mercenaires Daechistes et consorts ?
Comment se fait-il qu’ils ne bougent pas alors que les Musulmans, les Chrétiens et les réfugiés de Syrie, les demandeurs d’asile humanitaire, les Kurdes… damnés des temps modernes sont malmenés tous les jours depuis des années ?
Nous voici, là, à observer, à attendre, à tendre l’oreille au moindre frémissement informationnel qui nous annoncerait la bonne nouvelle mais ce ne sont que des fakes news : La guerre n’est pas terminée, les armes détonnent encore, les polémarques ne les ont pas déposées. Ce ne sont plus seulement les Talibans, EEIL, Boko Haram, Hamas ... ce sont les USA, la France, la Grande Bretagne, le Canada, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite qui font la guerre. Ce sont des États puissants qui ne désarment pas.
Qui parmi les puissants et les instruits de ce monde peut soutenir qu’ils sont sortis du néant ?
Qui parmi les puissants et les instruits de ce monde peut nier qu’il ignore que ce sont les puissances occidentales qui décident des guerres et des trêves ... qui dupent le monde dans le seul but de déstabiliser ces pays riches de leurs populations et des produits de leurs sous-sols ?
Où est l’Éthique, lorsque la manipulation des masses s’impose ?
Non contentes d’avoir organisé les fuites des cerveaux par une mobilité internationale sans limite et une globalisation qui leur profite, elles se sont attelées à créer les conflits les plus sanglants depuis des siècles pour envahir, occuper et vider de leurs populations des territoires entiers et ainsi s’emparer, sous couvert de pacification, de leur or, de leurs diamants, de leur pétrole, de leur uranium, leur gaz naturel, de leur cuivre, etc…
Aujourd’hui, les Ghazaouis résistent encore aux forces armées d’Israël pendant que les Kurdes vivent un nouveau génocide et pas très loin les réfugiés Syriens ne savent plus à quel saint se vouer… 
Pendant ce temps-là, les migrants qui veulent se rendre en Europe par la Libye atteignent le million de personnes (Bureau de l’Organisation internationale des migrations), et un grand nombre parmi eux est vendu comme esclave.
Depuis plus de vingt ans, en fait depuis le milieu des années ‘’80’’, les batailles sont suivies d’attentats, les accrochages entre factions et autres groupes armés laissent sur le terrain des carnages des mutilés, des handicapés, etc.  Les guerres sont suivies d’occupations et selon des ‘’intelligences’’ occidentales cela occupe les esprits et, les traumas que les populations concernées vivent lors de ces moments de turpitudes, passeront avec le temps.
Voilà, elles l'ont fait ces ‘’intelligences’’. Elles ont réfléchi. Elles parlent et elles orientent les débats… Elles osent mêmes sortir de leur confort douillet mais toujours à l’abri des massacres, elles se rendent visibles les plateaux de télévisons, elles se font entendre par les micros des radios et elles occupent les colonnes des journaux, elles créent des blogues et sur les réseaux sociaux n’arrêtent pas de monopoliser l’attention des citoyens crédules. Elles n’ont plus aucune retenu, aucun sens de l’Éthique, elles manipulent et formatent les cerveaux des addicts à l’information et aux débats stériles. Elles ont perdu tout sens moral et le peu de crédibilité qui leur restait.
Elles ne parlent pas des guerres mais focalisent sur des victimes et leurs discours orientent, canalisent et guident dans le labyrinthe de l’information en live. Elles ne parlent que très rarement des trêves et soutiennent le plus fort, même si elles savent que le monde sait qu’il s'agit de la pire duperie des temps modernes.
Ferid Chikhi

5 févr. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 291 -

Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre du Canada
Le musulman victime de ses islamistes et de ses gouvernants !?
Selon les islamistes alimentés au wahhabo-salafisme tous ceux qui se qualifient de laïcs sont à la fois, mécréants, athées et anathématisés donc passibles de la peine capitale. En occident il faut les censurer et leur imposer le silence. (http://quebec.huffingtonpost.ca/ferid-chikhi/terrorisme-pourquoi-les-musulmans-ne-parlent-pas_b_11178132.html)
Dans le monde occidental, ici au Canada comme au Québec, les citoyens venant des pays musulmans sont étiquetés comme étant des arabes et bien entendu des musulmans et par extension d’islamistes potentiels. Alors entre le marteau et l’enclume comment faire pour être considérés seulement comme citoyens ? 
‘’… Il faut poursuivre la réflexion…’’ avez-vous dit Monsieur le Premier ministre…
Je suis citoyen Canadien, résident au Québec et je m’érige contre cet état de fait qui m’est prescrit et j’en appelle à votre bon sens, Monsieur le Prime Ministre, pour mettre un terme à ce louvoiement qui ignore la majorité silencieuse ainsi que toutes celles et tous ceux qui expriment leur rejet de celles et de ceux qui sous prétexte du respect de ‘’leur religion’’, exigent de faire taire les autres, y compris, celles et ceux qui ne sont pas comme eux, ni conservateurs religieux, ni intégristes, ni fondamentalistes et encore moins islamistes.
Faut-il vous blâmer parce que vous n’ignorez pas que l’Islamisme fait des ravages incommensurables de par le monde, qu’il est dévastateur pour la collectivité Canadienne s’il est exempt de critiques et que vous voulez encore réfléchir ?
Oui ! Monsieur le Premier Ministre, poursuivons la réflexion et faisons-le à haute voix afin que tout le monde entende ce que nous allons penser et dire au sujet de l’Islamophobie, ce concept qui nous fait tant peur et donc, demandons-nous pourquoi il nous fait tant peur ?!
Oui ! Malgré quatre décennies de lutte contre la régression actionnée par les islamistes, comme des millions d’autres musulmans, je suis piégé par l’Islam politique, même si dans mon propre groupe social je suis différent des autres et qu’eux aussi sont différents de moi.
Oui ! Je rejette l’Islam politique parce que mortifère alors que l’Islam, selon ses grands axes du discernement, ordonne à la fois le terrestre et le céleste et il me ‘’souffle’’ d’être singulier par mon esprit, par mon attitude, par mon comportement, par mes réflexions, par mes actions, par ma participation au sein de ma collectivité et hors d’elle.
Oui ! L’Islam offre un cadre de références et invite à opérer un effort constant connu sous le concept d’‘’El Ijtihad’’ pour inciter le croyant à atteindre la performance absolue, l’efficacité totale et complète ainsi que la pureté idéale sans pour autant s’éloigner de la ligne droite ‘’Tariq El Moustaqim’’ connue aussi comme étant la représentation de ‘’la ligne médiane’’ et pour les connaisseurs ‘’le juste milieu’’. Ce que ne fait pas l’Islamisme qui se veut régenter le monde avec des peurs que seuls les Émirs imposent et changent selon leur bon vouloir.
L’Islam politique nie l’Islam et les autres religions.
Oui ! Je suis musulman et, en tant que tel, ma pratique ou ma non-pratique, m’invitent à dénoncer le mal là où il se commet, là où il apparaît, et si je n’ai ni la vigueur physique pour m’y opposer, ni la puissance mentale pour le dénoncer parce que le silence m’est imposé, je dois en mon for intérieur le repousser. L’Islamisme est nuisible pour celui qui ne fait pas partie de la secte.
Oui ! Je suis musulman et, en tant que tel, ma pratique ou ma non-pratique, exigent de moi de dénoncer les dérives des extrémistes, celles des intégristes, fondamentalistes et des radicalisés … parce qu’ils n’aident pas au progrès et au développement non seulement de l’individu mais aussi de la collectivité.
Alors, comment accepter la légalisation d’une journée nationale de commémoration et d'activités concernant l'islamophobie et toute autre forme de discrimination religieuse alors qu’elle va à l’encontre de ma pratique religieuse ou ma non-pratique, en me suggérant, non pas de dénigrer mais, d’évaluer et critiquer tout acte contraire aux usages de l’Islam intrinsèque ?
La légalisation de cette journée sera une entrave à ma liberté d’expression qui est dictée par le
premier verset de la révélation : ‘’Iqra Bismi Rabika El A’la…’’ = ‘’dit au nom de ton Dieu Suprême...’’ commandement soutenu par un autre fondement de l’Islam qui est de me singulariser par El Ijtihad, contre ce qui porte préjudice à l’égalité des droits entre les humains, femmes, hommes, communautés, et par conséquent contre toutes les religions.
L’Islam politique nie l’Islam de l’ouverture à l’autre et aux autres religions. Il porte atteinte à la place de la femme au sein de la société en la reléguant à un statut minorisé et voudrait réduire la place de la grande collectivité musulmane à la sienne si ce n’est par les armes et les massacres c’est par le juridisme érigé en Ijtihad. Est-ce cela que vous voulez mettre en pratique, Monsieur le Premier Ministre du Canada ?
Applaudir ? Non ! Je sais et je connais, et toute personne dotée de bon sens sait et connait les effets de ce fléau qu’est l’Islam politique, alors empêcher de critiquer l’Islam et surtout son succédané l’Islam politique c’est accepter la mainmise de ce dernier sur des pans entiers de la population Canadienne.
Ferid Chikhi

27 janv. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 290 -


Le Québec est-il en abondance d’emplois ?

Au Québec, avec un taux moyen de chômage de 5%, les Capitaines d'industries font de son économie une des meilleurs de l'OCDE. Dans cette zone le taux de chômage est stable à 5.6% en novembre 2017.  Allemagne (3.6%) - Pays-Bas (4.4%) - Belgique (6.7%) - France (9.2%) - Italie (11.0%) - Espagne (37.9%) - Italie (32.7%).

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Il est une évidence que personne ne saurait nier, c'est que les progrès technologiques, les innovations industrielles et les avancées managériales réalisées par des capitaines d'industrie clairvoyants et visionnaires ont fait du Québec une puissance industrielle et économique dont le reste du Canada ne saurait se passer face au géant étatsunien et les économies émergentes.
Mais, ces progrès et ces avancées semblent être, quelque peu, freinés par le déficit démographique dont l'impact sur la main d'œuvre est percutant. Selon les observateurs et les spécialistes du management, il y a au Québec « une pénurie alarmante d'une main-d'œuvre qualifiée » et un taux de chômage de 4,9% en janvier 2018. Du jamais vu depuis le milieu des années 70 ».

Une question me vient à l'esprit et s'énonce comme suit : pourquoi parler de pénurie de candidats plutôt que d'abondance d'emplois ?

Les employeurs sont très inquiets et ils le disent avec force voix. La situation ira en « s'aggravant » si le gouvernement n'y remédie pas rapidement. Une question me vient à l'esprit et s'énonce comme suit : pourquoi parler de pénurie de candidats plutôt que d'abondance d'emplois ? En fait, les causes ne sont pas les mêmes et les conséquences ou les effets de l'un et de l'autre ne se ressemblent pas.

En utilisant le concept de la « pénurie » qui veut tout simplement dire «rareté» c'est-à-dire un manque, une insuffisance, un «déficit», les gestionnaires sont en position d'attente et se placent, à l'évidence, du mauvais côté de la problématique et par conséquent réfléchissent à remplacer ce qui n'existe plus par ce qui n'existe pas d'autant plus que les candidats immigrants ne passent pas le filtre de la sélection. Ce qui est contraire à l'esprit novateur des capitaines d'industrie dont il est question plus haut.

Donc, si nous examinons, les indicateurs de l'emploi, consentons aux opérateurs autant qu'aux politiques, le fait qu'ils soulignent la pénurie de plus en plus aigüe de la main-d'œuvre qualifiée et les caractéristiques de ce phénomène ont été observées et analysées par des économistes, des spécialistes des ressources humaines, des gestionnaires et bien d'autres chercheurs, mais ce qui constituerait un paradoxe singulier, personne ne parle de l'origine de l'abondance des emplois.

Pourtant, chacun focalise en fonction de sa spécialité sur la démographie, ses paramètres du vieillissement de la population et ceux du départ en retraite des plus âgés ainsi que sur l'immigration censée être la solution idoine, mais qui est pensée sans tenir compte des besoins de l'industrie. Or, si nous regardons de cet autre côté du mur et si nous considérons l'abondance d'emplois et les difficultés de les pourvoir, nous pouvons comprendre que les employeurs ne trouvent plus les profils répondant à leurs exigences malgré un bassin de chercheurs d'emplois constitués d'environ 330 000 chômeurs dont une grande partie d'immigrants n'ayant pas l'expérience québécoise ou ne répondant pas aux valeurs industrielles du pays.

Quelles solutions organisationnelles ?

Selon des analyses diverses, en plus du manque d'expérience québécoise, d'autres paramètres clés creusent le déficit en question et il s'agit du : salaire horaire, conditions et avantages sociaux, organisation du travail sont parmi tant d'autres des éléments sur lesquels une attention soutenue devrait être portée.

Si l'on ajoute les paramètres relatifs aux normes et aux standards professionnels, on peut conclure que les conditions sont réunies pour que l'abondance des emplois perdure.

À lui seul, le salaire horaire n'a pas suivi les fluctuations de l'inflation et ses effets sur le pouvoir d'achat des consommateurs. Quant aux équipements et autres instruments de production, mis à part quelques domaines d'activités, les installations techniques, n'ont pas évolué au rythme de la technologie et des avancées en matière de numérisation. Si l'on ajoute les paramètres relatifs aux normes et aux standards professionnels, on peut conclure que les conditions sont réunies pour que l'abondance des emplois perdure.

Alors que faire ? En situation d'abondance d'emplois ce qui coûte cher à une entreprise, c'est la fidélisation des employés compétents et productifs. En effet, bien des employés sont tentés de migrer vers d'autres secteurs en offrant leurs compétences et leurs expériences acquises si ce n'est pas chez les compétiteurs ou dans d'autres secteurs.

Ces employés qui ont capitalisé une belle expérience propre à chaque entreprise vont chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas chez leurs employeurs actuels, soit de meilleures conditions de travail, d'avantages sociaux, de salaires, d'organisation, de supervision, de conciliation travail / famille, etc.

Pour faire face à cette situation, les services de ressources humaines sont tenus de repenser leurs modèles de rétention pour que leurs employés se stabilisent et n'envisagent pas d'être « hameçonnés » par les concurrents.

Au remodelage des services de gestion des ressources humaines, il faut ajouter que les procédures aussi nécessitent une oxygénation qui porterait sur cinq axes convergents : la révision des grands aspects de la culture d'entreprise et la consolidation des conditions de travail (réaménagement de l'amplitude horaire, amélioration des avantages sociaux et la flexibilité de la supervision) ; la mise en oeuvre de programmes de développement des compétences en tenant compte de la diversité culturelle ; la mobilité interne des ressources humaines et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, veiller à la résultante que sera la fidélisation des employés ; l'ouverture aux immigrants avec un soutien plus intelligent, non pas du ministère de l'Immigration, mais celui, du ministère de l'Emploi.

Avec ces dispositions « l'abondance d'emplois » sera mieux prise en charge et le déficit en employé pourrait être réduit.

Ferid Chikhi

13 janv. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 289 -


L‘Islam et les musulmans sont-ils hégémoniques… ?
La revendication d’organisations islamistes en vue de l’institution d’une journée contre l’islamophobie au Canada est encore un de ces leurres que seuls les naïfs et les ignorants évitent de voir. C’est un leurre qui cache mal leur prétention à vouloir occuper tout espace susceptible d’être ‘’envahi’’ pour peu que l’avenir de leur statut comme représentants légaux des musulmans, de tous les musulmans, soit validé par des élus de tous bords. Or, c’est ce type d’exigences qui s’apparentent à des sommations qui fait que l’Islam et les musulmans sont perçus comme extrémistes, hégémoniques et suprématistes. 
La société Algérienne, se souvient encore des années de guerre contre les civils menée par les islamistes de l’AIS*, du GIA* et du FIDA* qui s’est terminée par le massacres de plus 200.000 citoyens et les assassinats ciblés de l’Intelligentsia nationale.
Alors, je me suis demandé si, au Canada et au Québec, on sait, par exemple, que les citoyens des pays Nord-Africains et leurs gouvernants n’ont pas institué une ou des journées commémoratives contre les crimes des islamistes ? Ils ne l’ont pas fait parce que cela ne s’inscrit pas dans l’inventaire des valeurs partagées par leurs sociétés originelles.
Malheureusement, au plan mondial quelques pays musulmans comme le Qatar et l’Arabie Saoudite ou encore la Turquie poussent le bouchon bien plus loin en revendiquant, par exemple, une enquête sur l’Islamophobie en Europe. Pourtant, ces pays imposent leur idéologie islamo-wahhabite en déversant des millions de pétro dollars dans les pays du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et d’une partie de l’Asie pour pousser des populations entières dans la régression et la médiocrité tout en s’imposant à elles. Il faut souligner que l’Iran n’est pas en reste avec ses ingérences au Proche Orient.
Pourquoi imposer ce choix insensé : C’est soit la guerre soit la religiosité et pas de sciences, pas de savoir et pas de technologie. J’ai cherché des informations et des bilans, soulignant par exemple l’édification d’écoles, de centres de formation professionnelle, d’instituts de technologie, d’universités des sciences, financés par ces pays hégémoniques et je n’ai rien trouvé. Ai-je mal cherché ? C’est possible, mais le constat est positif lorsqu’il s’agit de mosquées et de centres islamiques.
J’ai aussi cherché des noms de scientifiques, de savants, de chercheurs, de poètes, de dramaturges, d’économistes … qui se sont fait connaitre par leurs travaux, leurs études, leurs découvertes, leurs apports en mathématiques, en physiques, en économie, en sociologie, en psychiatrie, en cardiologie ou en pédiatrie et qui se sont présentés musulmans avant d’être Algériens, Marocains, Saoudiens, Égyptiens…  Je n’en ai pas trouvé. Ils sont avant tout, Algériens, Marocains, Égyptiens, Pakistanais, etc…
Les islamistes et leur communauté utopique
Alors, posons-nous des questions de bon sens, les Canadiens et les Québécois sont-ils conscients du fait que là où apparaissent, les islamistes, ils ne sont pas apaisants et usent de tous les subterfuges pour s’accaparer du moindre espace laissé vacant par les laïcs, les démocrates et les citoyens occupés à vivre leur vie dans leur confort habituel ? 
Les politiques, les parlementaires et les gouvernants du Canada et du Québec, finiront-ils par comprendre, que les islamistes se présentent avec une double attitude, l’une trompeuse, mielleuse, pleurnicharde avec soi-disant de la sensibilité et l’autre agressive et activiste qui poussent la société d’accueil à devenir réfractaire à tous les musulmans, même les non pratiquants ?
Pour moi, les réponses sont simples. En tant qu’immigrant d’origine arabo-musulmane, de date récente, j’ai appris que c’est un leurre, ce double visage fonctionne bien, notamment parce que des bien-pensants et des ‘‘intellectuels de gauches’’ veulent se mettre en évidence, des médias lourds veulent des scoops et des élus s’y laissent prendre en contrepartie de quelques voix dans les urnes.
J’ai appris que le constat établi laisse apparaître que les musulmans dans leur grande majorité préfèrent vivre leur citoyenneté comme le font tous les autres citoyens sans mettre de l’avant leur confession ou leur foi en un Dieu Unique et en son dernier prophète. Alors, je questionne : Quand les politiques et les gouvernements le comprendront ?
Je termine en répondant à ma question titre :
Oui ! Les Musulmans qui mettent de l’avant leur religiosité ont cette propension maladive à devenir extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Oui ! Les musulmans qui, au lieu de vivre comme des citoyens du village, de la ville, de la Province, de la Confédération se présentent comme des musulmans reléguant, au second plan, leur participation sociétale et s’enferment dans une ‘’communauté utopique’’ afin de reproduire dans leur pays d’accueil des attitudes et des comportements qu’ils ont, soi-disant, fui en quittant leurs pays d’origines, sont extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Oui ! I Les musulmans qui considèrent que les lois de leurs pays d’accueil sont contournables et même réformables et, par conséquent, non applicables à leur statut de musulmans sont extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Je me souviens de la phrase du défunt Président Algérien, Houari Boumediene (Assemblée Générale des Nations Unies en avril 1974) : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
Aujourd’hui, ce sont les islamistes qui ont repris cette citation à leur compte. Sans attendre que leur hégémonie se réalise par le nombre, ils se sont donnés comme premier objectif de préparer le terrain par le Jihad Juridique, par leur victimisation, par leur culpabilisation des sociétés d’accueil, par la diabolisation des femmes et bien entendu les vociférations et autres alertes à la discrimination, au racisme et à l’Islamophobie.
Alors, prenons garde, réveillons-nous et agissons rapidement pour rejeter cette stupide demande de ‘’journée contre l’Islamophobie’’ comme toutes celles qui lui ressemblent. Tous ensemble, y compris les musulmans qui ne sont pas hégémoniques et suprématistes, agissons comme des citoyens éclairés et jaloux de leur laïcité et de leur démocratie.
Ferid Chikhi
AIS : Armée Islamique du Salut
GIA : Groupe Islamistes Armés
FIDA : Front Islamique du Djihad Armé