27 janv. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 290 -


Le Québec est-il en abondance d’emplois ?

Au Québec, avec un taux moyen de chômage de 5%, les Capitaines d'industries font de son économie une des meilleurs de l'OCDE. Dans cette zone le taux de chômage est stable à 5.6% en novembre 2017.  Allemagne (3.6%) - Pays-Bas (4.4%) - Belgique (6.7%) - France (9.2%) - Italie (11.0%) - Espagne (37.9%) - Italie (32.7%).

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Il est une évidence que personne ne saurait nier, c'est que les progrès technologiques, les innovations industrielles et les avancées managériales réalisées par des capitaines d'industrie clairvoyants et visionnaires ont fait du Québec une puissance industrielle et économique dont le reste du Canada ne saurait se passer face au géant étatsunien et les économies émergentes.
Mais, ces progrès et ces avancées semblent être, quelque peu, freinés par le déficit démographique dont l'impact sur la main d'œuvre est percutant. Selon les observateurs et les spécialistes du management, il y a au Québec « une pénurie alarmante d'une main-d'œuvre qualifiée » et un taux de chômage de 4,9% en janvier 2018. Du jamais vu depuis le milieu des années 70 ».

Une question me vient à l'esprit et s'énonce comme suit : pourquoi parler de pénurie de candidats plutôt que d'abondance d'emplois ?

Les employeurs sont très inquiets et ils le disent avec force voix. La situation ira en « s'aggravant » si le gouvernement n'y remédie pas rapidement. Une question me vient à l'esprit et s'énonce comme suit : pourquoi parler de pénurie de candidats plutôt que d'abondance d'emplois ? En fait, les causes ne sont pas les mêmes et les conséquences ou les effets de l'un et de l'autre ne se ressemblent pas.

En utilisant le concept de la « pénurie » qui veut tout simplement dire «rareté» c'est-à-dire un manque, une insuffisance, un «déficit», les gestionnaires sont en position d'attente et se placent, à l'évidence, du mauvais côté de la problématique et par conséquent réfléchissent à remplacer ce qui n'existe plus par ce qui n'existe pas d'autant plus que les candidats immigrants ne passent pas le filtre de la sélection. Ce qui est contraire à l'esprit novateur des capitaines d'industrie dont il est question plus haut.

Donc, si nous examinons, les indicateurs de l'emploi, consentons aux opérateurs autant qu'aux politiques, le fait qu'ils soulignent la pénurie de plus en plus aigüe de la main-d'œuvre qualifiée et les caractéristiques de ce phénomène ont été observées et analysées par des économistes, des spécialistes des ressources humaines, des gestionnaires et bien d'autres chercheurs, mais ce qui constituerait un paradoxe singulier, personne ne parle de l'origine de l'abondance des emplois.

Pourtant, chacun focalise en fonction de sa spécialité sur la démographie, ses paramètres du vieillissement de la population et ceux du départ en retraite des plus âgés ainsi que sur l'immigration censée être la solution idoine, mais qui est pensée sans tenir compte des besoins de l'industrie. Or, si nous regardons de cet autre côté du mur et si nous considérons l'abondance d'emplois et les difficultés de les pourvoir, nous pouvons comprendre que les employeurs ne trouvent plus les profils répondant à leurs exigences malgré un bassin de chercheurs d'emplois constitués d'environ 330 000 chômeurs dont une grande partie d'immigrants n'ayant pas l'expérience québécoise ou ne répondant pas aux valeurs industrielles du pays.

Quelles solutions organisationnelles ?

Selon des analyses diverses, en plus du manque d'expérience québécoise, d'autres paramètres clés creusent le déficit en question et il s'agit du : salaire horaire, conditions et avantages sociaux, organisation du travail sont parmi tant d'autres des éléments sur lesquels une attention soutenue devrait être portée.

Si l'on ajoute les paramètres relatifs aux normes et aux standards professionnels, on peut conclure que les conditions sont réunies pour que l'abondance des emplois perdure.

À lui seul, le salaire horaire n'a pas suivi les fluctuations de l'inflation et ses effets sur le pouvoir d'achat des consommateurs. Quant aux équipements et autres instruments de production, mis à part quelques domaines d'activités, les installations techniques, n'ont pas évolué au rythme de la technologie et des avancées en matière de numérisation. Si l'on ajoute les paramètres relatifs aux normes et aux standards professionnels, on peut conclure que les conditions sont réunies pour que l'abondance des emplois perdure.

Alors que faire ? En situation d'abondance d'emplois ce qui coûte cher à une entreprise, c'est la fidélisation des employés compétents et productifs. En effet, bien des employés sont tentés de migrer vers d'autres secteurs en offrant leurs compétences et leurs expériences acquises si ce n'est pas chez les compétiteurs ou dans d'autres secteurs.

Ces employés qui ont capitalisé une belle expérience propre à chaque entreprise vont chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas chez leurs employeurs actuels, soit de meilleures conditions de travail, d'avantages sociaux, de salaires, d'organisation, de supervision, de conciliation travail / famille, etc.

Pour faire face à cette situation, les services de ressources humaines sont tenus de repenser leurs modèles de rétention pour que leurs employés se stabilisent et n'envisagent pas d'être « hameçonnés » par les concurrents.

Au remodelage des services de gestion des ressources humaines, il faut ajouter que les procédures aussi nécessitent une oxygénation qui porterait sur cinq axes convergents : la révision des grands aspects de la culture d'entreprise et la consolidation des conditions de travail (réaménagement de l'amplitude horaire, amélioration des avantages sociaux et la flexibilité de la supervision) ; la mise en oeuvre de programmes de développement des compétences en tenant compte de la diversité culturelle ; la mobilité interne des ressources humaines et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, veiller à la résultante que sera la fidélisation des employés ; l'ouverture aux immigrants avec un soutien plus intelligent, non pas du ministère de l'Immigration, mais celui, du ministère de l'Emploi.

Avec ces dispositions « l'abondance d'emplois » sera mieux prise en charge et le déficit en employé pourrait être réduit.

Ferid Chikhi

13 janv. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 289 -


L‘Islam et les musulmans sont-ils hégémoniques… ?
La revendication d’organisations islamistes en vue de l’institution d’une journée contre l’islamophobie au Canada est encore un de ces leurres que seuls les naïfs et les ignorants évitent de voir. C’est un leurre qui cache mal leur prétention à vouloir occuper tout espace susceptible d’être ‘’envahi’’ pour peu que l’avenir de leur statut comme représentants légaux des musulmans, de tous les musulmans, soit validé par des élus de tous bords. Or, c’est ce type d’exigences qui s’apparentent à des sommations qui fait que l’Islam et les musulmans sont perçus comme extrémistes, hégémoniques et suprématistes. 
La société Algérienne, se souvient encore des années de guerre contre les civils menée par les islamistes de l’AIS*, du GIA* et du FIDA* qui s’est terminée par le massacres de plus 200.000 citoyens et les assassinats ciblés de l’Intelligentsia nationale.
Alors, je me suis demandé si, au Canada et au Québec, on sait, par exemple, que les citoyens des pays Nord-Africains et leurs gouvernants n’ont pas institué une ou des journées commémoratives contre les crimes des islamistes ? Ils ne l’ont pas fait parce que cela ne s’inscrit pas dans l’inventaire des valeurs partagées par leurs sociétés originelles.
Malheureusement, au plan mondial quelques pays musulmans comme le Qatar et l’Arabie Saoudite ou encore la Turquie poussent le bouchon bien plus loin en revendiquant, par exemple, une enquête sur l’Islamophobie en Europe. Pourtant, ces pays imposent leur idéologie islamo-wahhabite en déversant des millions de pétro dollars dans les pays du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et d’une partie de l’Asie pour pousser des populations entières dans la régression et la médiocrité tout en s’imposant à elles. Il faut souligner que l’Iran n’est pas en reste avec ses ingérences au Proche Orient.
Pourquoi imposer ce choix insensé : C’est soit la guerre soit la religiosité et pas de sciences, pas de savoir et pas de technologie. J’ai cherché des informations et des bilans, soulignant par exemple l’édification d’écoles, de centres de formation professionnelle, d’instituts de technologie, d’universités des sciences, financés par ces pays hégémoniques et je n’ai rien trouvé. Ai-je mal cherché ? C’est possible, mais le constat est positif lorsqu’il s’agit de mosquées et de centres islamiques.
J’ai aussi cherché des noms de scientifiques, de savants, de chercheurs, de poètes, de dramaturges, d’économistes … qui se sont fait connaitre par leurs travaux, leurs études, leurs découvertes, leurs apports en mathématiques, en physiques, en économie, en sociologie, en psychiatrie, en cardiologie ou en pédiatrie et qui se sont présentés musulmans avant d’être Algériens, Marocains, Saoudiens, Égyptiens…  Je n’en ai pas trouvé. Ils sont avant tout, Algériens, Marocains, Égyptiens, Pakistanais, etc…
Les islamistes et leur communauté utopique
Alors, posons-nous des questions de bon sens, les Canadiens et les Québécois sont-ils conscients du fait que là où apparaissent, les islamistes, ils ne sont pas apaisants et usent de tous les subterfuges pour s’accaparer du moindre espace laissé vacant par les laïcs, les démocrates et les citoyens occupés à vivre leur vie dans leur confort habituel ? 
Les politiques, les parlementaires et les gouvernants du Canada et du Québec, finiront-ils par comprendre, que les islamistes se présentent avec une double attitude, l’une trompeuse, mielleuse, pleurnicharde avec soi-disant de la sensibilité et l’autre agressive et activiste qui poussent la société d’accueil à devenir réfractaire à tous les musulmans, même les non pratiquants ?
Pour moi, les réponses sont simples. En tant qu’immigrant d’origine arabo-musulmane, de date récente, j’ai appris que c’est un leurre, ce double visage fonctionne bien, notamment parce que des bien-pensants et des ‘‘intellectuels de gauches’’ veulent se mettre en évidence, des médias lourds veulent des scoops et des élus s’y laissent prendre en contrepartie de quelques voix dans les urnes.
J’ai appris que le constat établi laisse apparaître que les musulmans dans leur grande majorité préfèrent vivre leur citoyenneté comme le font tous les autres citoyens sans mettre de l’avant leur confession ou leur foi en un Dieu Unique et en son dernier prophète. Alors, je questionne : Quand les politiques et les gouvernements le comprendront ?
Je termine en répondant à ma question titre :
Oui ! Les Musulmans qui mettent de l’avant leur religiosité ont cette propension maladive à devenir extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Oui ! Les musulmans qui, au lieu de vivre comme des citoyens du village, de la ville, de la Province, de la Confédération se présentent comme des musulmans reléguant, au second plan, leur participation sociétale et s’enferment dans une ‘’communauté utopique’’ afin de reproduire dans leur pays d’accueil des attitudes et des comportements qu’ils ont, soi-disant, fui en quittant leurs pays d’origines, sont extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Oui ! I Les musulmans qui considèrent que les lois de leurs pays d’accueil sont contournables et même réformables et, par conséquent, non applicables à leur statut de musulmans sont extrémistes, hégémoniques et suprématistes.
Je me souviens de la phrase du défunt Président Algérien, Houari Boumediene (Assemblée Générale des Nations Unies en avril 1974) : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
Aujourd’hui, ce sont les islamistes qui ont repris cette citation à leur compte. Sans attendre que leur hégémonie se réalise par le nombre, ils se sont donnés comme premier objectif de préparer le terrain par le Jihad Juridique, par leur victimisation, par leur culpabilisation des sociétés d’accueil, par la diabolisation des femmes et bien entendu les vociférations et autres alertes à la discrimination, au racisme et à l’Islamophobie.
Alors, prenons garde, réveillons-nous et agissons rapidement pour rejeter cette stupide demande de ‘’journée contre l’Islamophobie’’ comme toutes celles qui lui ressemblent. Tous ensemble, y compris les musulmans qui ne sont pas hégémoniques et suprématistes, agissons comme des citoyens éclairés et jaloux de leur laïcité et de leur démocratie.
Ferid Chikhi
AIS : Armée Islamique du Salut
GIA : Groupe Islamistes Armés
FIDA : Front Islamique du Djihad Armé 

11 janv. 2018

Nouvel an amazigh

2968 Yenayer 

ASEGGAS AMEGGAZ
AY IMAZIƔEN ANDA TELL-AM!
   ⴰⵙⴻⴳⴳⴰⵙ ⴰⵎⴻⴳⴳⴰⵣ ⵉ
 ⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ ⴰⵏⴷⴰ ⵜⴻⵍⵍⴰⵎ!