25 août 2009

Quel contenu langagier pour le rapprochement citoyen ?

Les langues évoluent avec les progrès des citoyens qui les parlent. La forme et le fonds de ces langues sont pondérés en lien avec ce que ces citoyens créent dans leur vie de tous les jours.

Les supports médiatiques traditionnels depuis le journal en papier, la TV, l’ordinateur et les nouveaux – cellulaire, IPhone, etc. – modifient le contenu des langages, du vocabulaire, des règles de grammaire utilisés. Le SMS, Texto, etc. sont des suites de lettres et d’abréviations…qui pour les plus âgés – sauf ceux qui se mettent à jour et en permanence - n’ont aucun sens.

Si nous ajoutons qu’à travers le monde il existe des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans les discours de leurs dirigeants et de beaucoup de médias qui se disent indépendants de toutes obédiences idéologiques, quel sera le Verbe de la communication entre citoyens dans les décennies à venir ?

Mieux encore, avec les nouvelles technologies de l’information, la liberté qu’offre Internet et les médias citoyens, pour réduire la défiance de ces citoyens du monde, rapprocher les sociétés auxquelles ils s’identifient, en recherchant ‘’des convergences plurielles et mutuellement avantageuses, est-il faisable de concevoir un nouveau langage avec des mots et des concepts simples et à la portée de tous?

Une langue à la portée de tous et traduisible dans toutes les autres, est-ce du possible ?

Est-il concevable de réfléchir à un contenu rassembleur, dénué de non-dits et de mensonges qui aura pour objectif de rassembler dans la diversité et la pluralité ?

Ferid Chikhi

17 août 2009

Un Numide en Amérique du Nord -4-


’Le pluralisme culturel c’est aussi le cosmopolitisme linguistique’’

''Le Boulevard St Laurent une ligne de démarcation''


Le Numide resta pensif quelques minutes avant de répondre à l’une de mes nombreuses questions. Je voulais connaître ses premières impressions sur la ville de Montréal et l’Amérique du Nord.


Il inspira profondément comme pour prendre son élan et poursuivi sa narration : ‘’Mes premières impressions sur Montréal’’ ? Me demanda t’il.

’Oh! Elles sont diffuses. Très diffuses. La mémoire ne me joue pas de mauvais tours mais il y a tellement de moments de vérités qui s’entremêlent. Les gens parlent de choc culturel mais moi ce n’était pas tant cela qui est venu me chercher.


Après un court instant d’hésitation, Le Numide, poursuivi. ‘’ Initialement, je ne sais pas si c’est tant la couleur ambre / rouge de la brique des immeubles ou les rues au nom de Saints qui m’avaient interpellés. En l’espace de quelques 35 minutes de parcours j’en ai compté par moins de 6 dans une aire d’environ 500m2. Saint Laurent, Sainte Catherine, Saint Denis, Saint Hubert, Saint Joseph, Saint Alexandre…pourtant il n’y a pas beaucoup d’églises dans cet espace.


Il y a aussi un autre aspect que j’ai observé comme le font tous les nouveaux arrivants qui s’intéressent à l’organisation urbaine de la ville ; lors du deuxième jour passé au centre ville, mon ami, L’Hacène d’Ath Ouacif, m’appris qu’elle est séparée en deux par le boulevard Saint Laurent. La Main pour les Montréalais.


Une artère longue de onze kilomètres. Elle part du vieux port, depuis la rue de la Commune, située géographiquement au sud de la ville et rejoint la rue Sumerville, dans le Nord, en direction de la ville de Laval. Elle est la ligne médiane entre l’Est plus francophone et l’Ouest plus Anglophone.


Mais, ce que je retiens comme étant une vraie découverte pour moi c’est que même si le français est la langue la plus parlée suivie de l’anglais il y a aussi litalien, l’espagnol, le portugais, le grec, le cantonais, le vietnamien, le yiddish, mais aussi le Kabyle, la langue des numides et l’arabe. Le pluralisme culturel c’est aussi le cosmopolitisme linguistique’’. N’est ce pas là le credo d’une vraie tolérance !?’’.


Ferid Chikhi

14 août 2009

Un Numide en Amérique du Nord -3-

Petite digression
Une histoire de ports et d’aéroports

Tout en poursuivant son conte, le Numide passe à un tout autre sujet, certes en lien avec son arrivée, en Amérique du nord mais qui fait digression avec la suite des points initialement prévus. ''Je ne sais pas pourquoi'' me dit-il ''mais en sortant de la zone aéroportuaire de Montréal la réflexion suivante, sous forme de questionnement, m’est venue à l’esprit :

Pourquoi les villes anciennes, maritimes et fluviales, ont été construites en demi cercle autour des comptoirs qui deviennent plus tard des ports ? En tout cas, tous celles que je connais, le sont.

Pourquoi les villes Nord Américaines et particulièrement aux States sont presque toutes bâties d’un part autour de l’Église qui fait, à quelques 100 mètres, face au bar (saloon) et d’autre part autour de ceux-ci et des Stores (magasins et dépôts de marchandises) ? En tout cas, tous celles que je connais, elles aussi le sont.

Par contre, les aéroports sont toujours en dehors des villes, dans la banlieue loin des habitations.

Sans être expert je me fis à moi-même la réponse suivante en deux temps. Les ports, création millénaire de l’homme, ont été et sont toujours le premier accès marchand des terres environnantes et par conséquent, c’est dans ces espaces que les villes se construisent, sur les côtes ou les berges des fleuves.

Les aéroports, constructions des temps modernes, en raison de la sécurité, les risques d’atterrissages forcés sont anticipés et par conséquent, leur construction se fait loin de l’habitat. Mais est-ce là la véritable raison ? Je ne le sais pas encore.''

Ferid Chikhi