5 oct. 2013

Un Numide en Amérique du Nord -197-

Charte des valeurs Québécoise
Ils refusent les lois du pays …
Depuis son dévoilement le projet de charte des valeurs québécoises occupe une grande partie des discussions quelque soit le lieu où l’on se trouve et je ne sais pas si c’est par précipitation
fondée sur des appréciations dépassées ou par fausse candeur, mais il y a des experts du verbe qui se comptent parmi d’éminents sociologues, philosophes, politologues et autres spécialistes de la société qui refusent d’admettre des faits tangibles qui n’échappent point au citoyen lambda et cela n’aide en rien ni à la sérénité des débats ni à l’apaisement des esprits.
Ça pourrait passer comme un couteau dans le beurre quant il s’agit de politiciens, de militants, d’activistes, etc. mais quant c’est le fait d’intellectuels il y a des questions d'éthique qui se posent d'elles-mêmes. Je tiens à souligner que le propos qui suit n’est pas pour les inventorier mais d’ajouter à la polémique discussion un chemin critique entre les deux  problématiques qui se font face.    
 Nous savons que deux visions, deux conceptions se font face. Celle du ''contre'' et celle du ''pour''. Du côté du groupe des ‘’contres’’ les concepts qui reviennent le plus souvent sont : racisme, xénophobie, exclusion, islamophobie, stigmatisation, congédiement, chômage, départ, etc. Du côté des ‘’pours’’ : adaptation, intégration, tolérance, inclusion, vivre ensemble, respect, solidarité, partage, etc.
Comme observateur et sur la base de mon expérience aussi bien en Algérie qu’en Europe, je trouve que les enjeux des uns et des autres configurent une confrontation entre la régression et le progrès.  Bien entendu, des voix diront : Nous ne sommes ni en Algérie, ni en Europe. Je maintiens qu’il s’agit d’enjeux porteurs de la suprématie d’une idéologie qui use de la religion à des fins politiques, même dans le plus petit espace possible, contre ceux qui veulent poursuivre l'édification d'un État moderne tout en parachevant un projet de société inclusive, juste et équitable.
Je vois le microcosme communautariste porté par une minorité qui privilégie la suprématie de l'homme sur la femme contre celui de l'égalité entre les hommes et les femmes. Je vois le
projet de société d'un petit groupe d'extrémistes qui décline la confusion sociale contre celui de la cohésion sociale. Je vois un projet reflétant des enjeux qui légaliseraient des exceptions et menaceraient l’édifice législatif par l’enchâssement de fondements arbitraires et leurs iniquités.
Selon certains – politiquement correctes - encore dans la zone de l'indécision - il faut mettre de l’avant la sécurité avant tout autre considération. Je suis en accord, en partie, avec cette affirmation. Mais je me demande, de quelle sécurité s’agit-il ? Celle des biens meubles et immeubles ? Les assurances sont faites pour compenser en tant que de besoin. Celles des frontières ? Les États-Uniens s’en occupent convenablement. Celle de l’intégrité physique et de l’intégrité morale des individus ? La justice et la police font le nécessaire pour que nous circulions, nous dormions et nous vaquions à nos occupations en paix. Toutes ? Nous n’en sommes pas là soutiennent les partisans du ‘'contre’’.
Quant à celles et à ceux, y compris, parmi les politiciens les plus avisés, qui crient au ‘’lèse majesté’’ en ce qui à trait à l'employabilité de quelques centaines de femmes qui portent le hijab et à qui on imposerait de l'enlever à leur poste de travail dans les institutions publiques, je suggère de prendre exemple sur ce qui s'est fait dans les pays où l'Islamisme a sévi ? L'Algérie, par exemple, j'ai été un des témoins privilégiés de la gestion du maintien en emploi ou du reclassement, entre autres, par la compagnie aérienne - Air Algérie - de ses hôtesses de l'air et d'accueil.
Elles provenaient presque toutes des quartiers périphériques de l'aéroport sous influence islamiste. Une grande partie, d'entre elles, avaient refusé d'abandonner leur emploi. Elles ont bravé avec un courage extraordinaire la menace du FIS* et des GIA**. Elles quittaient leurs domiciles avec le hijab sur leurs têtes et une fois rendues sur leurs lieux de travail elles l'enlevaient ; au retour elles le portaient de nouveau jusqu’à leurs domiciles. Bien d'autres travailleuses en firent de même. La quasi-totalité continue à le faire sans pour autant que cela ne nuise à leur foi.  Serions-nous, au Québec, plus enclins à accepter ce qui est banni dans un pays musulman ?   
Qu'est ce qui est tangible ?   
1)  Revenons à cette caractéristique dite ''sécuritaire'' bien que je lui préfère celle de la ‘’sureté’. Les partisans de la laïcité ouverte et un grand nombre de politiciens, de faiseurs d'opinions et de citoyens ne ménagent aucun répit pour orienter le débat sur cet aspect et ainsi occulter le fond du débat c'est-à-dire ‘’La laïcité’’. Or, par manque de clairvoyance ils pensent ainsi gagner quelques centaines de voix, celles des femmes en hijab et des partisans du multiculturalisme ghettoïsant. Ils sont convaincus de faire mal aux souverainistes.
2)  L’autre partie, la plus essentielle de cette problématique, est bel et bien idéologique, y compris, dans son spectre ‘’sécuritaire’’ et ne veut l'ignorer que celui qui se met des œillères. Tout le monde sait que cette charte ne cible pas en particulier le voile, le hijab ou les
musulmans mais tous les signes ostentatoires à caractère religieux qui influent sur les perceptions des uns, les sensations des autres ou encore les impressions trompeuses de quelques-uns avec des conséquences qui pourraient être fâcheuses sur l’ensemble de la société.
''Les contres'', toutes obédiences confondues, ont choisi de mettre le focus sur le hijab et la communauté musulmane, expliquant qu'une minorité serait stigmatisée … À partir de cet énoncé commence le manque de discernement de certains intellectuels victimes eux aussi de ce que je qualifie d’ostracisme de la pensée.
Depuis 2007, c'est au prétexte d'un symbole idéologique plus que religieux que la société Québécoise croit être divisée ... mais au fond il n'y a point de divergence sur le contenu de cette charte mais bel et bien un vrai consensus.
Et, s'il y a divergence, elle concerne dans le meilleur des cas, quelques centaines d'individus qui n'ont pas trouvé leur place dans leur société de provenance. Ils ne la trouvent pas dans celles qui les ont reçues. Ils ont refusé les lois de leurs pays d’origine. Ils refusent aussi celles de leur pays d’accueil.
Ferid Chikhi
*FIS : Front Islamique du Salut
*GIA : Groupes Islamiques Armés

13 sept. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 196 -

Immigration, Exil et Société d'accueil   - 4 - 
Des lois et des valeurs faites par eux et pour eux ...
Oui ! Je dis que les sociétés changent.
Elles changent aussi parce qu’elles accueillent des pans entiers d’autres sociétés venant non seulement des territoires limitrophes aux leurs mais même et surtout de contrées lointaines. Des us et coutumes réapparaissent là où elles avaient disparues. Des habitudes nouvelles tentent de s’imposer. Il y a celles qui sont acceptées et partagées. Il y a les autres qui font peur, qui font craindre leur généralisation à des personnes mal à l’aise avec des pratiques étrangères à la société (...)
C’est là que des alarmes se font entendre. Des inquiétudes se transforment en frayeurs. Des formes d’agitation s’installent. Des hostilités prennent une tournure imprévue et nous voici en plein délire, en pleine phobie … des victimes du rejet – qu’elles ont pourtant produit par leurs attitudes, leurs comportements, leurs habillements … qualifiés au départ d’exotiques, ils finissent par être dérangeants … - Ces mêmes victimes se crispent, manifestent leurs craintes, dénoncent seules ou avec le soutien de proches sincères ou opportunistes … les souffrances psychiques qu’elles vivent. Elles savent qu’elles peuvent manipuler en usant des technologies de l’information. En même temps que les places publiques, les réseaux sociaux sont pris d’assaut. Des relais se forment hors du pays et des soutiens se révèlent à l’international.   
Ça va vite, c’est instantané et exponentiel. Celles qui se présentent comme des souffre-douleurs  en usent et mettent de l’avant le harcèlement, la discrimination et l’exclusion qu’elles subissent de la part des citoyens du pays d’accueil. Ces derniers sont d’accord pour accueillir mais dans le respect de leurs lois et de leurs valeurs.
Pour ne pas perdre le fil de l’information les médias traditionnels se rebiffent et leurs ouvrent leurs pages, leurs micros, leurs canaux … la surenchère prend place et le fonds du problème, les idées, les pensées positives sont réduites au silence ... La Société tout entière commence à s’interroger. Qu’est ce qui nous a échappé pour en arriver là ?
Les politiciens de l’opposition s’en mêlent … ils avaient durant leur gouvernance proposés un projet de loi (94) … un véritable piège à rats. Leurs intentions ont été percées à jour … Hier comme aujourd’hui, ils veulent gagner du temps et des voix dans les urnes … Ils parlent de remise en question des libertés individuelles alors qu’ils commettent un acte de fragilisation de la cohésion sociale. Ce qui est bizarre c’est que dans les rangs des indépendantistes des voix font échos à celles des opposants libéraux et fédéralistes.  S’agit-il de trahison de la pensée originelle ? Qui sait !?
Le nouveau gouvernement est traité de tous les noms. Il prend le temps de faire un travail de fonds pour défaire le nœud Gordien laissé par ceux qui ont, malgré tout, échappé à la vraie trappe. Tous veulent un consensus. Leur consensus. Le consensus qui leur convient sans pour autant convenir au citoyen.
Dans les faits, c’est tout une stratégie d’occupation des espaces publics et sociaux qui est déroulée. Cette occupation se manifeste par des attitudes et des comportements différents de ceux qui étaient connus jusque-là au Québec … le citoyen ne s’attendait pas à une telle interpellation. Il est sommé d’accepter sans les questionner ces nouvelles habitudes et d’autres. Les anciennes qu’il a cru avoir réduit à néant, même si cela heurte ses propres habitudes de vie et ses convictions. Des leaders venus d’ailleurs et formés ailleurs prennent le devant de la scène et menacent… 
Ce questionnement n’est plus seulement social, il est aussi culturel, politique et bien essentiellement identitaire. Le ‘’Rest Of Canada - RoC’’ s’y met et le Québec Bashing prend de l’ampleur sous forme d’accusations directes alliant : racisme, xénophobie, discrimination, exclusion etc. Cela devient un enjeu pour celles et ceux qui veulent s’emparer du pouvoir. Les régnants du moment - pas le gouvernement mais les restes du précédent - et les autres qui aspirent à plus de domination, d’autorité, de tutelle.
Oui ! Les sociétés changent et elles ne le font plus seulement pour l’amélioration des conditions de vie de la cellule de base, la famille et ses composantes, mais aussi pour se voir imposer par des politiciens peu scrupuleux des rites, des dogmes, des principes de groupes communautaristes. Mais attention au retour de manivelle, s’il n’est pas anticipé il sera violent et destructeur. Situation,certes sensible mais gérable.
Il est cependant avéré et incontestable que la capacité des femmes et des hommes de ma terre d’accueil à résister à ceux qui voudraient les assimiler par un enfermement inqualifiable est elle aussi potentiellement élevée pour absorber les chocs et les coups de boutoirs auxquels résiste toute la société.   
Ferid Chikhi
http://www.politicoglobe.com/2013/09/immigration-exil-et-societe-daccueil/

7 sept. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 195 -

Immigration, Exil et Société d'accueil  - 3 -  
Qu’est ce qui nous a échappé pour en arriver là ?
Leurs effets (ceux des événements cités précédemment) sur un grand nombre de sociétés sont qualifiés de pervers et de dévastateurs. L’un parce qu’il est considéré comme contre nature, honteux, ignominieux et provocateur au regard des valeurs morales ; l’autre comme provocateur, d’agressant, restreignant et envahissant par la régression et les dérives socioculturelles qu’il véhicule.
Un autre exemple plus coloré. L’apparition de couleurs en arc-en-ciel attire l’attention. Elles n’ont as pour vocation de cacher mais d’exhiber ses porteurs.’Ils sortent du placard’’ dit-on … Les autres les voient mal. Pourtant, confrontées au pouvoir de l’argent et de la politique, beaucoup de voix parmi les antagonistes s’appliquent un bâillon. Toutes ou presque décident de faire preuve de ’rectitude politique’’.  
Presque en même temps un autre épiphénomène vole la primauté à cette bannière. Un morceau de tissu différent et distinct. Une étoffe sur la tête de ses porteuses. Elles soutiennent qu’il est le signe de leur soumission. Il éclipse celui des premiers cités. Plus visible par le nombre de porteuses il est plus ostentatoire. Elles se sentent indexées. Mais se pose-t-on la bonne question ? À l’évidence non. Quelle est-elle cette vraie question ? Tout simplement : que cache t'elle cette étoffe ? Ses porteuses crient à la discrimination, à la stigmatisation, à la protection de leur droit de le porter pour leur conviction. Voilà encore un autre concept qui est extrait de la besace de la victimisation. Ils sont tous deux utilisés tout azimut … les deux sont agressants pour les autres ; les deux culpabilisent les contradicteurs. 
Au plan linguistique, le vocabulaire de tous les jours s’enrichit, se met à jour, s’adapte : Homophobie. Islamophobie. Stigmatisation. Victimisation ... Des qualificatifs qui ne vont pas l’un sans l’autre et qui sont servis à bien des plats de la communication sur les ondes radios, les écrans de TV, les pages des journaux … Et même les réseaux sociaux … On essaye de ne pas en faire cas mais c’est plus fort que tout. On est interpellé … Les côtes d’écoute s’affolent dés que l’un des sujets est abordé … Ça dérange. Des organisations anti … sont créées. Elles essayent de mobiliser leurs ouailles. Elles veulent convaincre des sympathisants. Certaines font dans la manipulation pendant d’autres tentent la persuasion.
Le seul remède disent quelques-uns c’est l’instruction, l’éducation pour changer les mentalités … Non il faut  imposer des valeurs modernes et progressistes disent d’autres. Mais, s’exclament d’autres ces personnes sont instruites et même cultivées alors qu’un nombre de plus en plus grand rétorque, les deux sont aussi malades de ce que l’homme - le politicien en particulier - a fait d’elles. En fin de compte, il a coupé le cordon ombilical qui les reliait au projet de société. Projet qui définit les voies et moyens pour améliorer le bien être du citoyen en suivant le chemin de la logique, du raisonnement et surtout du progrès.
Oui ! Les sociétés changent. Elles changent aussi parce qu’elles accueillent des pans entiers d’autres sociétés venant non seulement des territoires limitrophes aux leurs mais même et surtout de contrées lointaines. Des us et coutumes réapparaissent là où elles avaient disparues. Des habitudes nouvelles tentent de s’imposer. Il y a celles qui sont acceptées et partagées. Il y a les autres qui font peur, qui font craindre leur généralisation à des personnes mal à l’aise avec des pratiques étrangères à la société. Les gouvernants, pourtant élus, veulent des sociétés qui les écoutent, qu’ils peuvent diriger comme ils l’entendent mais pas comme le veulent ces mêmes citoyens. Ils veulent des moutons.
À suivre
Ferid Chikhi

1 sept. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 194 -

Immigration, Exil et Société d’accueil  - 2 - 
L’effet des mots … des maux … dans une société de progrès !
(…) Les personnes victimes des rejets de la part de leurs environnements humains et vivant des souffrances psychiques cherchent dans l’histoire des langues les mots appropriés pour se défendre et dénoncer ces perceptions, ces actes qui les marginalisent ... elles apprennent la victimisation, elles en usent à outrance ...
Afin de préciser ma pensée, je me dois de confier qu’il m’arrive de faire des temps d’arrêt pour faire le point de la situation concernant mon implantation en Amérique du Nord, au Canada au Québec et je me demande en quoi ai-je changé ? Cela se voit-il ? Mon statut, mes progrès, mes apprentissages, les changements auxquels je suis confronté sont-ils définitifs ou bien peuvent ils encore être altérés ? 
Je le fait en observant le fonctionnement de ma nouvelle société d’accueil. Une société que ses concepteurs et autres chroniqueurs, prosateurs, historiens et sociologues, décrivent comme étant multiethnique et très diversifiée. Avec des nuances puisque les uns la veulent multiculturelle les autres interculturelle.
Je continue à apprendre et à comprendre son fonctionnement, l’évolution avec laquelle elle se transforme, les résistances et les avancées sociales, culturelles et économiques. J’en conclus, sans détours, que c’est une société de progrès et de développements sérieux avec des impacts conséquents pour certains, notables pour d’autres, marquants et utiles pour les individus et toute la société ; d’autres sont constants et majeurs. Ils sont certes ponctuels mais très structurants.
Même la langue par ses mots et sa syntaxe se modifie sous l’influence des divers apports en provenance d’Asie, d’Afrique, d’Europe de l’Est, etc. Elle se transforme, change, s’adapte, s’ajuste et les technologies de l’information d’un côté accélèrent ses améliorations et d’autres hâtent la disparition de quelques règles de base considérées comme désuètes. La langue Française au Québec se métamorphose.
Pourtant, ce sont seulement des mots, des termes, des vocables, des concepts…en quoi peuvent-ils influencer les attitudes et les comportements ? Et bien, ils prennent une signification et un sens particuliers lorsque la façon de les dire ou de les écrire est porteuse d’arrogance, d’insolence, de suffisance, d’irrespect, de raillerie…Ils peuvent aussi exposer le mépris et le dédain.
Il est vrai qu’en fonction des époques, certains de ces substantifs sont sagesse et conscience. Sentiment d’amour ou perception d’inclusion. Ils motivent. Ils justifient, ils légitiment, ils innocentent, ils réhabilitent, ils condamnent…Cependant, souvent ce sont les pires que l’on retient parce qu’ils frappent la conscience. Leur fonction est de nier l’autre.
À titre indicatif…À la fin du siècle dernier, un mot, un terme signifiait la violence à l’endroit des femmes. Il l’est encore de nos jours. Misogynie. Bien entendu, il existe depuis toujours mais ce sont les Grecs qui nous l’ont concocté sous sa forme et son sens actuels. Il est à la fois excessif, abusif et précis. Parmi les peurs générées par les violences sociales la misogynie était répandue sans être totalement généralisée. De nos jours on n’en parle presque plus. Les gens se sont organisés pour tout réduire à des cas et des actes isolés. Un soutien psychologique, de défense, de protection et même de prévention sont offerts aux femmes. La loi s’applique même si parfois elle l’est de façon restrictive.
Pendant ce temps d’autres individus sont ciblées. Des fléaux sociaux nouveaux occupent le champ médiatique !? On vient à en oublier que les séquelles de la misogynie sont encore observées et des stigmates sont devenues indélébiles chez beaucoup de femmes et par extension de familles. Pourtant la récurrence est toujours là, aveuglante, violente et de plus en plus agressante.
Des appels à la fois insidieux et perfides sont entendus afin de les réduire. ’Il faut passer à autre chose’’ entend-on ça et là. Les regards se focalisent sur des événements sociaux et idéologiques, qui malgré le fait qu’ils soient différents par leurs formes et leurs contenus, restent singuliers par leur ampleur. Le monde moderne les redécouvre presque simultanément.
À suivre
Ferid Chikhi

Un Numide en Amérique du Nord - 379 -

  L’émotion vient avant la raison Lorsque les auteurs écrivent ils ont auparavant longuement réfléchi. Lorsque les auteurs écrivent ils ...