22 déc. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 256 -

Digest : Là-bas, ici et ailleurs - VII -
1ere partie.
La fin de cette année 2015 est pleine d’événements aussi importants les uns que les autres. C’est une lapalissade me diriez-vous, les fins d’années sont toutes semblables et elles sont souvent marquées d’une actualité riche en histoires et en faits pleins d’intensité. Des incidents surviennent à des moments où l’on s’y attend le moins et qui emplissent la conjoncture de coïncidences, de bouleversements, de tragédies les uns aussi spécifiques et particuliers pour l’époque et que d’aucuns qualifient de différents de ceux des années précédentes. Il y a aussi des moments agréables, surprenants, plaisants, amusants, réjouissants qui emplissent l’ambiance des fêtes d’un vivre ensemble souvent inexistant durant l’année. Prenons quelques exemples pèle-mêle : L’Algérie, un pays fait par des militaires qui se départi de quelques-uns de ses  généraux modifiant ainsi l’échiquier politique traditionnel ; la Syrie et ses réfugiés parmi lesquels ceux qui laissent leurs vies au fond de la Méditerranée et les autres qui passent d’un pays à l’autre, cherchant celui qui les accueillera avec empathie ; les attentats de Paris, de Beyrouth et d’ailleurs avec leurs lots de tristesse et de l’impuissance réelle ou simulée des puissants de ce monde en détresse ; la convention sur le climat qui finit par un accord admis et accepté de tous mais encore insuffisant pour préserver la nature ; le terrorisme devenu un fléau international défiant les pays qui par leur laxisme ont aidé directement ou indirectement à son expansion… et bien d’autres sujets aussi cruciaux les uns que les autres. Commençons par :
L’Algérie, ses généraux et sa politique
Ce pays, qui selon certains, est fortement attaché à un présent sans avoir de grands liens avec son passé millénaire. Ce pays qui semble ne pas avoir d’avenir, vit des moments parmi les plus extrêmes et les plus paradoxaux de son histoire. Le citoyen lambda vit sa vie de tous les jours sans se préoccuper de son futur ou de celui de sa progéniture. L’économie va et va même très bien n’en déplaisent à celles et surtout à ceux qui voient que l’horizon n’est pas seulement sombre mais aussi totalement noir, pourtant le nombre de délégations étrangères qui débarquent tous les jours, non pas et seulement, à Alger mais aussi dans presque toutes les villes du pays portent à croire que ça bouge. Certes les retombées ne se feront pas sentir dès demain, mais il y en aura.  Déjà au mois de novembre 2015 pas moins d’une quinzaine d’entreprises françaises de la région de Vendée ont séjourné en Algérie avec pour mission une exploration des

opportunités d’investissement. Accompagnée par la Chambre de commerce et d’industrie Algéro-Française (CCIAF), la délégation était menée par le vice-président du Conseil départemental de Vendée et le conseiller du président à l’économie et aux relations internationales du département de Vendée. Les entreprises opérant dans cette région s’intéressent à l’aménagement et au mobilier urbain, à l’équipement aéroportuaire, à la nutrition animale et la formation, au conditionnement alimentaire, à la construction, aux équipements agricoles, à la manutention et à la logistique. Une belle coopération en perspective. Il y aussi comme une embellie grâce à cette nouvelle qui nous informe que même le classement mondial de l'Algérie dans le développement humain s'est amélioré en passant du 93ième rang en 2013 à celui de 83ième en  2014 sur 188 pays, soit un gain de dix (10) places, indique le rapport mondial   Une des questions qui m’a été posée récemment par des amis Canadiens était : Sur la base des informations relatives ‘’aux limogeages de certains généraux et autres officiers supérieurs’’ : ''Faut-il penser que l’Algérie est en cours de démilitarisation ?''  J’avoue m’être demandé au fonds de moi-même :
Le font ils exprès ou bien s’agit-il seulement d’une question, qui pour eux est anodine, alors que pour moi ou pour un autre Algérien cela relèverait de la provocation ?  J’ai décidé d’y répondre aussi froidement que possible en soulignant entre autres :    Il y a des progrès certains qui sont faits en matière de transparence des institutions, en ce qui a trait à la citoyenneté mais de là à dire que la démilitarisation est effective, je préfère soutenir que des changements sont en cours et qu’il faut attendre que les premiers effets se fassent voir et deviennent palpables pour en juger. Il est pourtant clair et évident que des changements de fond sont en cours.     
À suivre
Ferid Chikhi

3 déc. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 255 -

Nos peurs et nos craintes face à l'apport civilisationnel des Syriennes et des Syriens.
Les Syriennes et les Syriens qui arrivent comme celles et ceux qui les ont précédé-e-s ne sont pas des sauvages, des incultes, des ignorants ou des criminels comme veulent le faire accroire certains faiseurs d'opinion.
Ce sont des ressortissants d'un pays qui a connu une grande civilisation, une histoire riche en événements structurants qui ont marqué l’Histoire du Moyen Orient et de la Méditerranée. Les va-t-en-guerre Américains, leurs alliés et leurs valets ainsi que leurs bandes de criminels daechistes et Cie ont détruits leurs villes et villages, ils les ont poussés à tout abandonner et l'exil forcé est un chemin plein d'embûches. Les Syriennes et les Syriens sont des bâtisseurs, des architectes, des ingénieurs, des artistes… 
Ils sont musulmans, Chrétiens, Juifs, Athées, Agnostiques… Ils viennent avec leur passé, leur présent et leurs espoirs en un avenir commun.  Allons nous les accueillir les bras ouverts ou au contraire avec nos préjugés, nos craintes, nos peurs, notre angoisse qui nous les font voir comme étant de dangereux individus pour nous et notre Québec ?
Soyons confiants et accueillons les comme des personnes qui ont besoin de notre ouverture d’esprit, de notre soutien et de notre aide pour qu’ils puissent se reconstruire et faire partie de notre pays en devenir.
Ferid Chikhi

22 nov. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 254 -

La peur au cœur de l’Europe
En l’espace d’un automne l’OCI (Organisation des Criminels Islamistes) est arrivée à réaliser le chaos le plus total en Europe et à mobiliser toutes les forces militaires, de renseignements, les medias, les faiseurs d’opinion, les analystes de guerre, les observateurs etc.  En fait, après Paris la capitale des valeurs démocratiques et laïques du monde occidental, ce n’est pas tant Bruxelles la capitale Belge qui est sous alerte maximale mais bien Bruxelles la Capitale de l’Union européenne qui est sous état de siège.
En quelques semaines des centaines de victimes européennes ont été ciblées et de puissants États Occidentaux visés et agressés.
La souffrance, la peine, le tourment, la tristesse ont envahis la Turquie, à Ankara, une centaine de morts; au Liban, à Beyrouth 41 victimes suite à deux explosions de kamikazes; dans le Sinaï, un avion Russe explose (224 morts) ; au Mali une prise d’otages se soldent par 27 morts et des dizaines de blessés ; et depuis une dizaine de jours, la France à Paris plus de 130 victimes et des dizaines blessés ; aujourd’hui la Belgique est sous état de siège. Un seul coupable l’OCI, EIIL (État islamique en Irak et au Levant) pour lui-même, État Islamique pour les français, ISIS pour les Britanniques et les Étatsuniens. 
Autant que tous les attentats observés partout dans le monde, ceux de ce mois de novembre 2015, commis par des groupes lourdement armés, interpellent les gouvernants de toutes les sociétés démocratiques à faire un examen de conscience et à revoir de fond en comble leurs politiques partenariales internationales, leurs relations globales et leurs statuts de puissances occidentales.
Inhumains et intenses par leur amplitude, leur puissance et leurs effets sur toutes les sociétés, ces attentats surviennent aussi parce que dans des pays comme l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, le Kenya, le Mali … et presque partout dans le monde l’instabilité, la désolation, les ruines sont devenues le quotidien de personnes qui n’ont d’autre recours pour survivre que la fuite, l’exode, la recherche d’un refuge, d’une terre pacifique. Quels sont les dénominateur commun de ces nouveaux damnés de la terre ? : L’Islam et... les puissances occidentales.
Ce qui est, à la fois choquant et paradoxal, c'est que les auteurs de ces crimes se disent pour les uns démocrates et leur objectif serait d'implanter la démocratie partout, sans l'aval des populations ciblées qui vivent la déstabilisation de leur pays et les autres s'arrogent le droit de parler au nom de tous les musulmans soulignant qu'ils veulent d'une part se venger des premiers et implanter l'Islam partout dans le monde ... Alors que 
•  Personne n’ignore qu’ils n’ont rien à voir avec l’Islam et encore moins avec les musulmans. 
•  Personne n’ignore que ces terroristes ne connaissent rien aux principes et préceptes de l’islam. 
•  Personne n’ignore qu’ils ont été formés et entraînés par des organisations subversives qui usent de la consommation de psychotropes pour manipuler leurs esprits et les pousser à commettre l’innommable.
Aujourd'hui la question fondamentale est de savoir qui est en capable, sans faire trop de dégâts, arrêter cette politique hégémonique et destructrice.
Ferid Chikhi