23 avr. 2021

Un Numide en Amérique du Nord - 347 -

L'Algérie et la justice Islamiste ... !
Un procès inquisitoire !
Encore une fois la justice Algérienne s'en prend à l'ombre plutôt
qu'à la proie ! Dans les
faits, après avoir soumis à leur diktat l'école, les islamistes quadrillent la justice au vu et au su des pouvoirs en place. C'est ainsi qu'ils ont obtenu la condamnation de Said Djabelkhir à trois ans de prison ferme. Ce qui lui est reproché c'est d'avoir offensé l'Islam, de blasphémer, d’attenter aux préceptes de l’islam, d’être à la solde de l’étranger, de mener un travail qui affectera la société à long terme.
Said Djabelkhir rétorque qu'il n'appelle pas au djihad mais à l’Ijtihad, mais c'était vain, le juge n'écoute pas et décide en faveur des plaignants. Les trois sont enseignants à l'Université de Sidi Bel Abbes et ont obtenu le soutien d'un groupe d'avocats. Ce qui les lie c'est qu'ils sont tous Islamistes.
Il déclare entre autres que le combat pour la liberté de conscience est non négociable.
L'Éminent chercheur et islamologue soufi ira en appel.
Plusieurs milliers de citoyens Algériens, de professeurs d'universités, de femmes et d'hommes politiques, d'associations de la société civile et de partis politiques ont exprimé leur soutien à Said Djabelkhir.

Ferid Racim Chikhi

27 mars 2021

Un Numide en Amérique du Nord - 346 -

Le français comme langue de la majorité québécoise est assiégé comme peut l’être une forteresse inexpugnable et heureusement grâce à la résistance de ses locuteurs en Amérique du Nord il n’est pas soluble dans l’anglais, langue dominante de la majorité assiégeante. Existe-t-il une issue pour éviter son déclin, sa dissolution et son effacement ?  Cela ne semble pas avoir été prévu dans le plan de sa durabilité institutionnelle même avec la loi 101 et l’Office de la langue française confinés dans le labyrinthe des pas perdus face à une virulente agressivité des gens d’en face.
De quelques repères historiques
À la fin du 18ième siècle, l’Europe et particulièrement la France ont connu le siècle des lumières. La langue française était l’outil de communication incontournable. Plus près de nous durant les années ‘’50’’, en Afrique et en Asie, le Français a aussi été depuis le 16ième siècle et, aussi paradoxale que cela puisse paraitre, la langue de la libération des peuples soumis. C’est en français que les Haïtiens, les Indochinois, les Cambodgiens, les Vietnamiens … et les Algériens ont initié la libération de leurs peuples.
Les Algériens ont rédigé en français la déclaration du 1er novembre 1954, qui a porté la révolution et déclenché la guerre de libération nationale de ce pays. À ce jour le principal héritier de l’organe d’information de cette révolution est édité en français. C’est aussi l’Algérie qui a porté aux nations unies, dans la langue de Molière, la problématique de l’autodétermination des peuples et notamment celle des pays Africains.
En Amérique du Nord en général et au Québec en particulier
Depuis 1970, le Canada est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) mais comme chaque année, presqu’à la même période ‘’le cirque’’ de l’anti français s’observe partout dans la province et charrie des messages hostiles au peuple Québécois, Chaque année à la même période une alerte est émise pour avertir du recul de l’utilisation de la langue française qui selon la constitution Canadienne a la même place que l’anglais en tant que langue officielle. La langue anglaise est une séquelle héritage de la monarchie britannique. Et là, on conviendra qu’il existe un vrai problème d’équité puisque selon des indicateurs validés il y aurait 44,5 % des Québécois francophones qui sont en mesure de parler convenablement en anglais. Ce qui n’est pas le cas pour les anglophones de bien des arrondissements de la Métropoles où l’usage de l’anglais domine et ce grâce à la densité d’une population qui se qualifie de minorité et par conséquent bénéficie de toutes les protections institutionnelles.
Des souvenirs d’antan
Durant mon adolescence, j’ai suivi avec un grand intérêt la relation entre ma langue maternelle face à celles de la rue et au français. Un de nos dramaturges, en l’occurrence Kateb Yacine[1] l’a qualifié de tribut de guerre. Le dosage des enseignements entre l’école coloniale et la Medersa (apprentissage de l’Arabe) était bien entendu à l’avantage du français, langue de l’indu-occupant. Cependant, lorsque l’un des deux enseignements prenait trop de place (devoirs à faire à la maison, préparation des examens, etc.) les enseignants d’arabe plus que compréhensifs nous facilitaient la tâche en nous invitant à privilégier nos études en français sans pour autant négliger nos travaux en arabe.
Au Québec, le français est en déclin. On l’observe. On le sent. On l’entend tous les jours, à la télé, à la radio. On le lit sur les pages des journaux écrits, les murs des réseaux sociaux. Lorsque je visite les pages sociales de mes amis d’Algérie, de Belgique, de France, du Mali, du Sénégal, de Tunisie ou du Vietnam et que je passe à celles de quelques-uns de mes amis Québécois je suis agacé par les fautes de conjugaison, d’orthographe et de syntaxe ainsi que par les mauvais usages d’une mauvaise traduction de l’anglais au français. Si celui-ci perd de sa splendeur et de sa valeur, je comprends que sa déperdition est programmée. Cette minimalisation, est, nous dit-on, causée par trois facteurs combinés. Selon bien des analystes ils résident dans la décroissance démographique des Québécois francophones, l’adjonction des langues importées par l’arrivée massive d’immigrants allophones et des facilitées qui leurs sont offertes pour apprendre l’anglais afin de les aider dans leur recrutement par des employeurs qui en usent comme critère de sélection.
Comment consolider la présence du français
Pourtant, au-delà de la démographie ce sont les normes et les standards de l’enseignement et de l’usage qui pêchent par défaut. C’est ainsi que l’on se rend compte que le français n’est pas seulement menacé par une réduction importante de ses locuteurs, de son utilisation de plus en plus réduite dans le monde du travail mais qu’il est bel et bien sur le chemin d’une exclusion certaine ou dans le meilleur des cas une transformation en une langue accessoire. La baisse de la qualité du contenu, de ses expressions aussi bien orales qu’écrites, c’est-à-dire de sa pureté est menacée. Mais bien entendu certains parleront d’émotions et vont jusqu’à annoncer l’accroissement des activités culturelles en français et une meilleure promotion de la culture locale toujours en français auprès des nouveaux arrivants pour le préserver, mais il n’est nulle part question de la même promotion auprès des communautés anglophones. Ce sont leurs espaces au Québec qu’il faut inonder de français. Qui oserait le faire ?
Libérer la langue de la loi 101
Sur le plan institutionnel, plusieurs bilans des effets de la loi 101 ont été répertoriés mais le constat ne peut être que sévère puisque le français est drastiquement rétrogradé dans tous les domaines d’activités du Québec et pour mieux l’apprécier une cartographie de son usage par bassin de population pourrait montrer les poches de ‘’résistance’’ avec comme points rouges : un peu plus Montréal et dans une moindre mesure au niveau des grandes métropoles de Québec, Sherbrooke et Trois Rivières.
Alors, plusieurs questions pourraient être posées : la loi 101 joue-t-elle encore le rôle qui qui lui est dévolue ? Les officiels oseront-ils mettre en oeuvre son contenu en toute objectivité ? La diversité des langues parlées par les communautés ethnoculturelle est-elle un handicap pour la langue française ou peut-elle devenir une force d’impulsion pour la consolider et la hisser au statut de langue commune et de partage pour un meilleur vivre ensemble ? Peut-on imaginer que la langue française comme outil de communication dans les domaines des sciences et des technologies est développée, préservée et renforcée ? Doit-on considérer que les technologies de l’information sont porteuses d’un danger pour l’utilisation du français ?
En fait, sans des règles contraignantes et bien appliquées, l’enseignement qualitatif du français ne saurait s’améliorer pour éviter sa corrosion voire sa disparition. Si la langue française est belle et bien celle de la liberté et des libérations, ne faut-il pas la faire accepter par tous, non pas seulement, par le droit de la pratiquer mais par le devoir et/ou l’obligation de l’utiliser dans tous les domaines d’activités y compris ceux du secteur privé et bien entendu dans les domaines des arts, de la culture, de l’industrie, du commerce, des technologies nouvelles, de l’environnement et de la durabilité de la société Québécoise ? C’est en faisant du français la langue d’un projet de société porteur et lié à la pensée des précurseurs de la révolution tranquille et à la mémoire collective que le vivre ensemble s’améliorera.
Ferid Racim Chikhi

[1] Kateb Yacine auteur de Nedjma ; le Cercle des représailles ; le Cadavre encerclé ; la Poudre d'intelligence ; l es Ancêtres redoublent de férocité…

23 févr. 2021

Un Numide en Amérique du Nord - 345 -

 Algérie : Le Hirak et le renouveau de l’Algérie

 Le pouvoir pourrait mettre en place des passerelles pour un dialogue serein et sincère.

Le Hirak c’est déjà l’an II et les opportunistes sont toujours à l’affût
pour dénigrer, nier, récupérer et le pire ce sont les organisations à l’origine de la débâcle institutionnelle, de la gabegie, des faux fuyants qui ne s’empêchent pas de s’approprier les acquis du mouvement pacifique du 22 février. C’est ainsi que nous assistons à ce qu’a énoncé en son temps 
l'historien grec Thucydide qui avait dit : ‘’l’Histoire est un éternel recommencement’’.  Même si bien plus tard, Louis-Ferdinand Céline nous dit, dans son style coloré, que « l’histoire ne repasse pas les plats ».

Les rendez-vous spontanés

L’Algérie a de tout temps eu des rendez-vous, souvent qualifiés, d’historiques qui marquent des arrêts et expriment les aspirations de son peuple sans pour autant que des animateurs, des leaders ou des meneurs n’émergent pour en devenir des figures de proues que l’histoire retiendra. C’était ainsi mai 1945, en décembre 1960 à la veille de l’indépendance. Mille et une tentatives de récupération ont été observées, ici et là, mais aucune n’a réussi. Pourtant, si la répression après mai 1945 a été sauvage et mortelle celle d’après février 2019 a été moins violente si ce n’est pour quelques animateurs qui ne sont plus visibles sur les radars et les arrestations d’autres subversifs qui seront vite oubliés. Or, aujourd’hui, la crédibilité des nouveaux hommes de la gouvernance dépend de leur efficacité avec une concentration de décisions pragmatiques ne serait-ce que pour que chacun sache quel regard porter à court terme, que peut en attendre chaque Algérien et comment aider à redresser la barre ?      

Le Hirak c’est déjà l’an II !  

Je le dis souvent, le Hirak fait partie de ces moments qui fécondent le sens commun. Le peuple se lève et se tient debout pour se libérer du joug d’un pouvoir qui a tenté d’empêcher jamais son expression et ses libertés. Il est réellement tout un rendez-vous qui met aux prises un peuple, une patrie, une nation a des gouvernants de tous bords qui ont mené à la dérive les institutions de l’État. Un pouvoir qui a provoqué la mort ou l’exil de milliers de jeunes, des hommes et des femmes, diplômés des universités et des grandes écoles. Il a poussé d’autres à se noyer en Méditerranée, sans compter tous les laissés pour compte qui n’arrivent pas à vivre autre chose que la mal-vie qu’ils connaissent depuis plus de deux décennies. Il a notamment ignoré l’histoire et la mémoire collectives des Algériens. Il a détourné et il a dilapidé les richesses accumulées, il a gaspillé le patrimoine de confiance et il a particulièrement imprimé pour longtemps une défiance d’un citoyen perçu comme un sujet de bassecour.  

L’Algérie et l’Algérien se retrouvent après soixante années d’indépendance toujours en quête de libertés pourtant considérées comme acquise dans le sillage de l’indépendance du pays chèrement acquise. L’Algérie est menacée de toutes parts. Elle l’est à l’intérieur par des maffieux qui se sont érigés en représentants du peuple et en propriétaires ad vitam aeternam des mécanismes institutionnels. L’Algérien, malgré sa résistance éternelle, est en ce début de millénaire dans un statut d’enchaîné sans chaînes, réprimé par des lois qui le limite non seulement dans sa mobilité physique mais aussi dans sa réflexion pour innover et créer selon ses aspirations légitimes.

De quelques séquelles et acquis du Hirak

Alors, le Hirak, puisqu’il en est question, a-t-il atteint ses objectifs majeurs ? Bien entendu, OUI ! Il poursuit sa marche. Comme résistance pacifique il n’est plus à la croisée des chemins parce qu’il a réalisé des consensus jamais opérés auparavant. Il a ébranlé le système en place sans le désactiver totalement. Ses acquis sont nombreux et l’on peut en dénombrer au moins une demi-douzaine qui sont :  l’éviction d’un président qui a échoué dans sa gouvernance ; la création des conditions pour discerner les stratagèmes et autres manœuvres à l’origine d’un marasme multiforme ; l’ouverture de la porte d’un non- renouvellement de la confiance à un pouvoir qui ne semble pas avoir encaissé et compris la leçon du Yetnahaw Ga’3. Il a malheureusement laissé des brèches pour l’accès à des opportunistes impénitents de la chose politique qui n’ont pas encore décrypté le sens commun de ce mouvement. Il a aussi provoqué des mutations profondes mêmes si pour l’heure elles ne sont pas visibles et enfin il a tracé les contours d’une nouvelle vision de l’Algérie.

A-t-il eu d’autres effets, même secondaires ? Oui ! Parce que le citoyen Algérien a de grandes aspirations qui sont inaltérables. Il s’agit pour lui du droit à une vie digne et exempt d’asservissement avec un sens de l’appartenance à une nation fière et reconnue globalement pour son intégrité et sa loyauté.  L’Algérien veut des dirigeants qui soient à l’image de cette jeunesse créative et mature et non pas à l’image de ces nonagénaires dépassés par les progrès scientifiques, la modernité et les développements divers faits tant au niveau local qu’au nveau international. Il veut des têtes nouvelles avec des profils originaux – juste à voir toutes les réactions d’admiration que chacun exprime lorsque certains réussissent dans les pays qui les ont accueilli par suite d’un exil forcé – qui influent directement sur toute la société et sur chaque individu et ce ne sont pas les enseignements dépassés d’une idéologie régressive qui changeront quoi que ce soit. Plusieurs observateurs, des militants et des activistes se sont donnés pour devise d’éviter que le mouvement soit détourné par les corrompus et les opportunistes de tous bords mais au 21ième siècle, celui que les anciens qualifiaient de Karn arb’atache[1] celui de la perte de sens tout est possible notamment avec le soutien des officines qui œuvrent dans l’intérêt de ceux qui les soudoient.  

Alors, deux questions vitales se posent d’elles-mêmes et se déclinent comme suit :  Si ayant atteint ses objectifs principaux même s’ils restent pour beaucoup illisibles, le Hirak peut-il être aller de l’avant ? SI c’est le cas par qui et comment peut-il l’être avec une pandémie qui commande au confinement, à la distanciation et au non-rassemblement des citoyens et aux autres dangers invisibles qui guettent le pays ?

L’Histoire un éternel recommencement !  

Comme Novembre 1954 engendré par les démarches politiques des premiers compagnons de la résistance face au colonialisme, favorables à l’indépendance de l’Algérie et systématiquement régénéré par les nationalistes et patriotes résidants à l’étranger, le Hirak peut être transformé par des citoyens engagés et émigrés aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Ils ont tous et pour toujours l’Algérie au cœur. Ce sont de vrais patriotes qui ne se laissent pas manipuler par les services d’intelligence étrangers. Ces patriotes sont qualifiés, actifs, entreprenants et comptent dans leurs rangs notamment d’anciens militants des partis démocratiques qui ont lutté contre l’islamisme, ils pourraient avoir le vent en poupe pour peu qu’ils soient aidés pour s’organiser en tenant compte des changements de fonds observés au pays.  

Dans son discours de jeudi 18 février 2021, le Président Tebboune a fait une série d’annonces. Pourtant, au-delà de leur importance non négligeable, elles sont encore une fois très mal diffusées et relayées. Leur lisibilité est nulle. La méthode de communication est encore une fois obsolète, même celle relative à l’ouverture pour le rajeunissement des candidats à l’assemblée nationale et à laquelle bien des jeunes devrait s’accrocher. Les autres messages sont à redistribuer parmi lesquels trois sont consistantes : celle des affaires de sécurité nationale ; celle du nouveau découpage administratif du sud et celle de la nomination des nouveaux walis. L’analyse, l’examen et l’explication de ces annonces devraient être repris. Ils tendraient, par exemple, à dire pourquoi une nouvelle configuration administrative du Sud au moment où il est proposé un échiquier politique avec une implication plus appropriée de la société civile et l’aide qu’elle peut avoir pour s’organiser ; comment ont été choisi les nouveaux Walis. C’est de cette Algérie nouvelle dont il est question et présenté par le président Tebboune à quelques encablures de la tenue prochaine des élections législatives.

Une autre concentration est exigée de l’État

Retenons que le gouvernement de Abdelaziz Djerrad est ajusté. Il a déjà fait de son mieux pour mener à bien ses affaires. Cependant, d’autres domaines d’activités connaissent un retard dans les correctifs attendus et ce en raison des profils des ministres qui n’auraient jamais dû être nommés parce que loin de connaître la signification de l’efficacité. Leur feuille de route était clairement énoncée mais ils ont agi sans jamais se débarrasser de leur mauvaises habitudes de tout nier, de tout rejeter, de tout dénigrer venant du même gouvernement qui les a accueillis. Face aux missions du ministère qui leur a été confié et aux tâches traditionnelles d’un ministre, ils sont restés inactifs sans pouvoir atteindre les objectifs assignés et encore moins tenter de faire le minimum qui était exigé d’eux. Si leur incompétence et leur arrogance ont aidé à la création de nouvelles brèches dans bien des secteurs, leur attitude et leur comportement sont à considérer avec attention afin de ne plus refaire le même type d’erreurs avec d’autres candidats. La tâche incombe à ceux qui sélectionnent, qui choisissent et qui aident à la désignation des commis de l’État. Ils devraient, eux aussi, changer de paradigmes et sortir des vieilles méthodes d’enquêtes privilégiant le clientélisme, l’appartenance à un groupe, etc. et se focaliser sur les profils alliant les qualifications, les compétences, les expériences et surtout les réalisations passées et surtout qui savent se remettre en question[2]. Ce sont les critères de base pour mettre de l’avant de vrais bâtisseurs. Pour mener à bien cette mission, le secteur des universités a besoin d’actions vigoureuses et doit être investi pour d’abord les sortir des griffes des pseudos-experts qui n’ont jamais rien prouvé dans leur vie professionnelle et dégager des lignes directrices pour mettre de l’avant les profils de ceux qui sont les plus doués, les plus habiles et les plus talentueux. C’est aussi la voie pour éviter que des ‘’endoctrinés et embrigadés’’ par des organisations politiques qui ne cachent pas leur ‘’religiosité’’ ne viennent perturber les affaires de l’État.  

Quel regard porter à court terme ?

Pour conclure, les effets du Hirak font que les équilibres politiques sont en cours d’ajustement aux nouveaux contours imposés par les changements majeurs non seulement internes mais aussi régionaux. Ceux qui attendent des retombées de ce vaste mouvement populaire devraient réfléchir en tenant compte de leur propre apport à la cohésion sociétale avec un minimum de pragmatisme face aux contraintes et autres préoccupations non seulement du simple citoyen mais aussi de toute la société Algérienne. Cela requiert des nouveaux dirigeants la confection d’états des lieux exhaustifs si ce n’est des diagnostics solides et sérieux en évitant de confier les destinées du pays à des charlatans qui ne possèdent que le déni et la défiance comme compétences et aucune aptitude à faire avec les destinées de l’Algérie.

Ferid Racim Chikhi

Analyste Groupe de réflexion Méditerranée Amérique du Nord (German)

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Eriger des passerelles pour un dialogue serein entre le pouvoir et le Hirak - Algérie Patriotique (algeriepatriotique.com)

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[2] Analyse des menaces et défis de l’Algérie, approche prospective, German, janvier 2021.