6 juil. 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 297 -

Pour des convergences citoyennes
Le Québec, vient de célébrer deux fêtes, la première, le 24 juin, celle de la 184ième édition, de la St Jean qui coïncide depuis 1977 à la 41ième de la fête Nationale du Québec, et la seconde, le 01er juillet, celle du Canada. C’est le gouvernement de René Levesque qui proclama le
24 juin ‘’jour de Fête nationale pour les Québécois’’, ce qui lui donne le caractère inclusif qu’elle arbore aujourd’hui, soit : La fête de tous les Québécois, quelle que soit leur origine ou leur religion.
Et bien que nous soyons sur la route qui mène aux prochaines élections qui se dérouleront en octobre 2018, il faut rappeler qu’au Québec, depuis, la fin des années ‘’70’’ beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et bien des évidences montrent qu’il recommence à emprunter les chemins qui mènent à son indépendance malgré les vicissitudes et les embûches qu’il y rencontre et aussi en dépit d’un environnement politique pollué par des facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes. L’un des principaux paradoxes de ce contexte assez particulier, réside dans le fait que ce sont surtout des appâts corrupteurs auxquels se laissent prendre des Québécoises et des québécois dans un continent où l’individualisme est une force contraire aux plus petits des vœux émis par une société d’entraide et de participation ? 
Alors, comment envisager l’indépendance d’un Peuple, d’une Nation, d’un Pays lorsque des stratagèmes sont pensés et mis en œuvre par les anti-séparatistes qui n’ont de cesse que de voir le Québec, toujours dépendant du fédéral et des néolibéraux de la dernière heure ? 
Des références historiques
L’Histoire a montré que durant les années ‘’50’’, après la seconde guerre mondiale, les anciennes colonies des empires du 17ième et du 18ième siècle ont dû revoir leurs objectifs de libération de leurs jougs en reformulant tous les anciens paradigmes de luttes par des voies et des moyens pacifiques. Ils ont innové, ils ont créé, ils ont inventé … des instruments, des outils, des solutions … parmi
lesquels la lutte armée a été privilégiée sans pour autant négliger la lutte politique. L’exemple le plus probant, le plus authentique et le plus incontestable est celui de l’Algérie. Les résistants Algériens étaient arrivés à leurs limites face à une armée coloniale qui a érigé la torture comme arme de guerre avec le consentement de ses alliés de l’OTAN. Au même moment, sur le plan de la politique internationale, les diplomates du Front de Libération Nationale avaient déroulé avec un brio incontestable un plan de travail qui aboutit aux Nations Unies pour finalement mettre de l’avant les principes d’autodétermination des peuples et à ceux de la décolonisation.  
De nos jours, au Québec, le poids démographique des Québécois se réduit de plus en plus, l’invasion de la langue Anglaise repousse le Français dans les cordes, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est remise en question par l’apparition de pratiques sociales étrangères à la société Québécoise et il faut le dire, le redire et le souligner, de grands pans de la révolution tranquilles s’effritent de plus en plus. Par ailleurs, en dépit des appels, des alertes, des inquiétudes de libres penseurs, de sociologues et de politologues sérieux, qui ne cessent d’attirer l’attention des élu-e-s de tous les niveaux qui conscientisent sur les dangers et les pressions qui fissurent la cohésion sociale, il existe quelques bienpensants aux ordres qui les qualifient d’agitation et d’hystérie inappropriées même si toutes ces turbulences sont qualifiées par le sens commun de danger à haut risque pour le Québec.
Quoi et comment faire pour éclairer les zones d’ombre ? 
Deux grandes parties sont synchroniques et exigent d’être examinées chacune dans sa quintessence. D’une part le Quebec et son indépendance et d’autre part la Société Québécoise et ce qui la régit. Commençons par les règles de la régulation sociétale. Pour les besoins d’une communication destinée au colloque des intellectuels pour la souveraineté du Québec, une
question m’était venue à l’esprit : Comment la laicité aiderait les convergences citoyennes à se réaliser ? Prenons le cas des immigrants, pour bon nombre d’entre eux, trois préoccupations capitales les heurtent à leur arrivée au Québec. Ils pensent les avoir laissées derrière eux dans leurs pays d’origine mais ils sont interpelés par la place du religieux dans une société qui se dit déconfessionnalisée ainsi que ses institutions publiques et mieux encore son espace public.  Ensuite ils trouvent un gouvernement libéral qui entretien une confusion entre religion et idéologie et pour ce qui concerne directement ceux qui viennent d’Afrique du Nord entre Islam et Islamisme, alors même qu’en Arabie Saoudite l’Islamisme est l’objet d’une déconstruction en règle et palpable mais certes pas encore suffisante.  Enfin, ils anticipent les problématiques qui en découlent et qui ont pour nom l’expansion des pratiques idéologiques sous le couvert de la religion et leur corolaire la radicalisation. Ils anticipent d’ores et déjà les séquelles qui secoueront la société.
Ils trouvent absolument nécessaire et pas forcément suffisant de sortir de ces arrangements malsains. La société toute entière doit s’objecter, réfuter, contester, dissoudre ce qui ne s’accommode pas des valeurs du Québec et il faut faire converger les forces indépendantistes vers la même direction. 
À mon avis, ce qu’il faut au départ c’est faire œuvre de pédagogie politique. En temps normal, la conscientisation des citoyennes et des citoyens est du ressort des institutions académiques et parfois des organisations politiques. À ce stade de la réflexion, j’insiste pour dire qu’il y a tout un chantier de pédagogie politique à initier en direction du citoyen et de toute la société civile et il me semble qu’il échoit à tous les intellectuels honnêtes et engagés dans la construction de l’avenir du Québec des prochaines décennies. Ce qu’il faut ce n’est pas la convergence des partis mais celle des citoyens. La convergence citoyenne est la seule issue pour consolider le Québec en tant que Nation, doter cette Nation d’un véritable État souverain et convenir en commun de l’indépendance du pays. 
Il faut expliquer comment le Québec … a évolué… 
Des actions d’affranchissement ou de désaliénation devraient être initiées pour contrer les politiques qui dans leurs pays d’origine ont été et sont encore liberticides, ensuite concevoir pour
eux une définition, une explication et une sensibilisation de ce qu’est le Québec, les sources de la motivation indépendantiste et son apport à la société. Il faut expliquer comment le Québec, sa société, ses citoyens ont évolué, comment ils ont modernisé la province, le pays et comment se fera le nouveau lien avec cette population (eux, les immigrants) qui vient d’ailleurs.  Que ces / ses lois ne peuvent être changées, modifiées ou remplacées par d’autres importées d’ailleurs. Notamment, celles qui sont en totale contradiction avec la liberté des individus, avec le partage équitable et égalitaire, avec l’effort constant et sans discrimination de ses réalisateurs …. Elles le peuvent mais par le consensus et l’urne.
Le second consistera à valoriser leur intégration en évitant le piège du second collège et même du troisième que développe le multiculturalisme et qui privilégie la division de la société en singularisant les communautés qui chacune de son côté se referment sur elle-même. L’autre orientation se subdivise elle aussi en deux lignes convergentes et concerne les Québécois.  Ils ont besoin d’aller de l’avant dans une désaliénation profonde. Les Québécois ont besoin de faire une introspection pour renforcer leur identité - celle-ci ne doit pas se limiter à la seule préservation de la langue française - mais aussi mieux valider les valeurs que reconnaissent les autres et ainsi les mettre en évidence. J’ai vu sur le site des IPSO que cela est pris en considération, mais à mon avis c’est très insuffisant.
Les Québécois doivent s’émanciper et se libérer de leurs chaînes pour aller vers l’autre, l’accepter et le séduire pour en faire un des leurs.

Ferid Chikhi

12 juin 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 296 -



Du Canada et du Québec

Abrégé d’un état des lieux…

Des changements de fonds
La réponse pourrait paraitre simple, mais la complexité de trouver les éléments communs et les différences réside dans les modes de gouvernance qui s'accomplissent sur le plan mondial et ceux qui s’observent au Canada en général et au Québec en particulier. Le monde est, donc, en pleine transformation. Il devient de plus en plus multipolaire du fait que plusieurs blocs se construisent en fonction des intérêts des uns et des autres. Des changements majeurs et profonds ont été générés par des initiés – croyant détenir toutes les cartes - et ils sont observés depuis au moins deux décennies par des libres penseurs émérites et bien d’autres témoins lucides qui n’ont prêté aucune allégeance à qui que ce soit.
Tous sont en accord avec quelques lectures du genre : Il y a ceux (les changements de fonds) qui sont provoqués par les forces de la cupidité et de l’argent. Jusqu’à présent ils n’ont généré que des désastres humains ; leurs entreprises sont fondamentalement corruptrices et dépravantes. Elles polluent l’humanité.
Il y a aussi les changements qui sont provoqués par les effets des déclarations intempestives de quelques chefs d’États incommodés par leurs égos, tels que le Président actuel des USA. Il n’arrête pas de brasser ses cartes pour remplacer au-devant de la scène mondiale celui de la Corée du Nord, alors que d’autre puissances sachant faire face aux incertitudes, aux risques et aux contraintes que connaissent leurs pays, y vont d’un pas paisible.
Il y a ceux plus profonds et structurant qui sont générés par l’expansion des pays comme la Chine, l’Inde et la mobilité subie ou provoquée de millions d’êtres humains allant du Sud vers le Nord. Bien entendu, les petits pays pris en étau par leurs anciens occupants sont de simples spectateurs des jeux et des enjeux… mais leur poids démographique ne saurait être passé sous silence. Alors, le chaos, peut-il être éviter ? Certainement, et ce, grâce aux discussions qui se tiennent, ici et là, en fonction des avancées diplomatiques et des menaces de répression contre les éventuels utilisateurs d’armes nucléaires mais aussi des pressions des uns et des autres sur les uns et les autres.
Au Canada les libéraux ont-ils un discours citoyen ?
La situation, au pays, est différente mais retenons que le contexte global a des effets sensibles et pesants sur le statut d’occupant d’un strapontin dans l’échiquier mondial. Si au Québec le citoyen semble être au fait de ce qui se passe dans les arcanes politiques de sa Province, il en est de même pour le citoyen des autres provinces. Cependant, il existe bel et bien une différence factuelle qui réside dans le mode de gouvernance des provinces attachées au multiculturalisme et au discours du reste du Canada avec ceux des politiques néolibérales qui sont au service de quelques magnats. Ceux-ci usent et abusent du respect qu’ont les citoyens en leurs dirigeants et en la démocratie du silence entre deux élections.
Pourtant, les maîtres mots restent les mêmes : corruption, langue de bois, austérité pour les plus démunis et les plus vulnérables, restrictions pour les classes moyennes et abondance pour les plus riches et les plus nantis.  Au Québec, province à l’évidence très distincte des autres, la culture politique a beau tenter d’être et de se préserver, elle subit les effets des contrecoups que lui assènent les fédéralistes et de leurs alliés affirmés du Québec qui veulent gouverner en dépit de leur inaptitude à agir comme de vrais politiques porteurs de vrais projets de sociétés. Cela se confirme tous les jours en ce qui a trait à la cohésion de la gouvernance - libérale et – néolibérale, depuis presque deux décennies.
Plus le temps passe plus le projet indépendantiste est creusé au marteau piqueur par les fédéralistes, les provincialistes nationalistes et les pseudo-partitionnistes de gauche.
La problématique pourrait se lire sur une seule facette de l’état des lieux en matière d’identité et de culture en contexte de gouvernance libérale ainsi que sur les postures et les prises de position envers la laïcité et la soi-disant politique d’inclusion pour le vivre ensemble sont sans équivoques des leurres qui creusent l’écart entre d’une part les citoyens et leurs gouvernants et d’autres part au sein même de la société civile qui considère que la neutralité religieuse prônait par les libéraux 
freine le progrès et l’adaptation de la société aux multiples changements que connait le monde puis au moins trois décennies.
La raison, selon un grand nombre de citoyens, réside dans le fait que le multiculturalisme est un des fondements de la discrimination et de la marginalisation de pans entiers de la société Québécoise. Ainsi, la seule vraie politique dans laquelle excellent les libéraux, qui se succèdent depuis deux décennies, c’est celle qui amoindrit l’identité Québécoise et au lieu de l’enrichir par les valeurs partagées de toutes les parties de la société, immigrants compris, ils ne font pas mieux que de la réduire, la parcelliser, la vulnérabiliser et la diaboliser. 
Mieux encore, lorsqu’il s’agit de ‘’réajuster’’ et de ‘’se maintenir’’ au pouvoir ils ne trouvent pas mieux que d’aller chercher des ‘’converti-e-s’’ parmi les minorités pour les déléguer afin de parler de
l’état des lieux en matière économique, de pénurie de main d’œuvre, de régionalisation de l’immigration… de mettre entre leurs mains des indicateurs économiques qui sont la démonstration de leurs échecs et avancent de nouveaux plans d’intégration complètement inopérants. 
Or, personne n’ignore que ces options, celles des gouvernements libéraux, constituent, ni plus ni moins qu’un suicide sociétal. Pour y faire face seule la sociale démocratie est l’organisation la plus pertinente. Néanmoins, elle n’est pas compatible avec le néolibéralisme. Pour un grand nombre d’immigrants, parmi lesquels ceux venus des pays du bassin méditerranéen, les gouvernements libéraux qu’ils soient ceux du municipal, du provincial ou du fédéral n’ont aucune considération pour le vécu qu’ils avaient avant leur arrivée à Montréal.
Pire encore ils ignorent ce que beaucoup ressentent depuis leur installation, en raison des valses hésitations et des politiques de retournement autour de l’inclusion et du vivre ensemble et qui par les temps qui courent deviennent ni plus ni moins que des errements dont les conséquences les drainent en marge de la société d’accueil et ils ne deviennent visibles qu’à l’approche des échéances électorales. Aujourd’hui, ils sont instruits et le 1er octobre prochain les dés seront jetés. 
Ferid Chikhi


3 juin 2018

Un Numide en Amérique du Nord - 295 -

L’école Coranique V/s Les écoles islamistes
‘’L’avenir des nations est dans les écoles du peuple…’’
 Johann Heinrich Pestalozzi
C’est sous le couvert du multiculturalisme Canadien, obsolète et rétrograde, ainsi qu’aux politiques gouvernementales du Parti Libéral du Québec que des écoles islamistes ont pignon sur rue et n’aident en aucune manière ‘’le vivre ensemble en bonne intelligence’’.
L’École coranique
Elle a été le second espace sécuritaire qui m’a accueilli après la maison, de l’âge de 5 ans à celui de 13 ans. C’était ainsi pour, presque, tous mes ami-e-s d’enfance et de préadolescence. Cependant, pour donner un éclairage approprié et ainsi mieux appréhender la problématique, cette école coranique que je qualifie de traditionnelle précédait la Medersa. Les enseignements de ces deux institutions n’ont rien de commun avec l’école islamique du Québec.
Il existe un fait incontournable à mettre de l’avant et se résume comme suit : le sunnisme et le chiisme existent, notamment dans des pays comme le Canada. Il y a toujours eu une compétition et des antagonismes entre les promoteurs des écoles islamiques des deux braches de l’Islam.
En arabe dialectale Algérien… le concept l’école’’ est traduit par Djemaa, de Djema’a… Rassemblement – Assemblée – Ensemble - Groupe d’individus … Djemaa El Cor’an, est maladroitement traduit par l’école coranique alors qu’il devrait l’être par Groupe de lecture - Assemblée de lecture - Ensemble de lecture.
Ce qui était qualifié d’école coranique était en fait, une salle sobrement aménagée,
où nous nous entassions à plus de 20 enfants de tous âges. La mémorisation des versets du Coran, s’y pratiquait tôt le matin – après la première prière de la journée - parfois après celle de l’après-midi. Tout était fondé sur la mémoire, puisqu’il fallait se rappeler les sourates. Au départ ce sont les plus courtes qui devraient être apprises et aussi paradoxale que cela puisse paraître, sont les dernières du livre saint.toute vraisemblance, l’objectif ultime de l’école islamique au Québec ne serait pas d’aider les jeunes musulmans inscrits à seulement mémoriser le Coran en entier mais aussi à les placer en compétition pour connaître le meilleur récitant. Il s’agit aussi et selon toute vraisemblance à leur inculquer toute une formation à interagir selon des normes qui ne sont pas celles du Québec mais des normes socioculturelles et idéologiques importées de pays théocratiques. Notre présence consistait à apprendre (écrire sur une planche en bois avec un ‘’Calame’’, morceau de roseau, coupé effilé et qui était trempé dans une encre ‘’Ssmagh’’, préparée avec de la laine brûlée et de la suie) et lire – les sourates.  Il n’y avait ni explications ni échanges avec l’enseignant. Ceux et celles qui ne mémorisaient pas recevaient des coups avec des tiges de roseaux sur la plante des pieds.

El Jemaa, El Mederssa ouel El Jami’a
À côté de l’école coranique il y avait en parallèle deux écoles, celle laïque de la colonisation et une
autre plus locale qui ressemblait à l’école coloniale mais dont l’enseignement était en arabe. La Medersa.  Apparue dans le milieu des années ‘’30’’ en Algérie. Elle a été l’œuvre de l’association des ‘’ savants musulmans ’’, pour les enseignements intermédiaires (Langue et lettres, Poésie et Roman). L’enseignement menait les jeunes gens jusqu’à un niveau intermédiaire mais suffisant pour considérer que la langue : Écrite, parler et comprise était maîtrisée.
Dans le monde arabe, le concept de ‘’Medersa’’ diffère d’un pays à un autre même si le fond est le même. Il s’agit d’un espace où est dispensé un enseignement par un Mouderesse (enseignant) qui aide, qui partage ou encore qui prodigue un savoir, une connaissance…  Dans le monde musulman, en ce qui concerne particulièrement cet aspect, il faut faire la part des choses entre l’espace Sunnite et l’espace Chiite.
Chez les chiites il désigne un système, le ‘’Hawza’’, qui est à la fois une école au sens de Madrassa et un enseignement.  Alors, que la Madrassa, selon l’histoire de l’Islam Sunnite est une institution à caractéristiques multiples. C’est dire combien, elle n’a pas la même qualité et les mêmes attributs dans les deux registres.
Dans le monde Sunnite, El Djemia’a est une université de théologie. Le schéma étant différant d’une région du monde musulman à une autre, en Afrique du Nord, c’est une université, mais c’est aussi un lieu d’apprentissage de la langue arabe, du Coran, des préceptes de l’Islam, du Fiqh, de la charia… Les plus célèbres sont celles de Tunis, ‘’d’Ez zitouna la première du genre dans le monde musulman et la seconde est celle ‘’d’Al Azhar’’ en Égypte, créée plus de deux siècles plus tard.
Que se passe-t-il réellement derrière les portes closes des écoles islamistes au Québec ?
Dans cette province du Canada, il a été inventorié environ une vingtaine d’écoles privées islamistes agréées par le gouvernement libéral. Ces écoles se qualifient de coraniques. Un indicateur approximatif nous donnerait environ 2.000 inscrits. Bien entendu, cela ne semble pas énorme et tout à fait gérable.
Contrairement à l’école coranique ou à la médersa de mon pays d’origine et selon
Le Québec a toujours été une terre d’accueil ouverte à la diversité et comme nous le disons souvent l’Islam est multiple et par conséquent les musulmans ne forment pas un bloc homogène et monolithique. Or, ne sommes-nous pas en droit de demander quelle école de pensée juridique est considérée par ces établissements dont le nombre ira en progressant vu la pression grandissante des islamistes de tous bords.
Le Canada, est le pays où les islamistes testent de nouvelles formes de djihad
L’islamisme au Québec et au Canada est la conséquence tangible d’un endoctrinement idéologique systématique, fait dans l’indifférence générale depuis plus de trente ans.
Quand l’Arabie saoudite a proposé les services de ses imams de service, les premières cibles n’étaient pas les Canadiens ou les Québécois de souche mais bien les musulmans pour en faire une force de frappe incontournable mais en particulier les musulmans démocrates et laïcs qui ont été les premières victimes en raison des efforts considérables qu’ils ont faits et qu’ils font encore pour s’intégrer et qui se retrouvent amalgamés à ceux-là mêmes qu’ils dénoncent.
Des intellectuels de gauche prétendent détenir les clés des analyses inclusives pour considérer les islamistes comme parties prenantes de la société, pourtant, l’idéologie Wahhabosalafiste, s’impose de plus en plus au détriment de la liberté de conscience, de la liberté de pensée et de la liberté d’expression.
Les politiques canadiens et québécois ne voient pas du tout qu’il est question de pensée unique et de nivellement par le bas et n’osent pas aborder frontalement la problématique. C’est pour cela qu’il est grand temps que ces influences, soi-disant éducatives et académiques, idéologiques et politiques, soient bannies du système éducatif et que le gouvernement du Québec révoque tous les mandats de ces écoles privées religieuses ou à caractère religieux.
Le ministère de l’éducation devrait sérieusement penser à se réapproprier les obligations, si tant est qu’il s’agit d’obligations éducationnelles et de formation, accordées à ces organisations qui vendent une éducation parallèle à des enfants alors que seule les écoles du peuple sont garantes d’un enseignement approprié et en adéquation avec les valeurs de toute la société Québécoise.

Ferid Chikhi