3 sept. 2010

Un Numide en Amérique du Nord - 71 -

Les Imazighen et l’Islam

Quand un arbre tombe on le relève par la tête - 1 -
Le Numide, C’est le Ramadhan que peux-tu me dire des berbères et de leur relation à l’Islam ? Ses yeux d'un marron clair fixent les miens comme pour chercher dans leurs abysses la réponse qui me conviendrait. Il fronce les sourcils, se gratte la tête dans la partie où les cheveux se font de plus en plus rare et après quelques secondes de réflexion il dit :
L’histoire des dynasties tu la connais, entre autres celle des Aghlabides, des Mourabitoune, des Rostémide, des Abd al Wadide, des Zénète, des Hafside, etc. Tu sais que ce sont les berbères qui ont conquis l’Espagne, le Portugal et une partie du Sud Ouest de la France…donc je ne vais pas refaire l’Histoire mais je vais te raconter une histoire que m’a transmise Many l’arrière grand mère maternelle de mes filles. Je te la raconte sous réserve...
Qu’entends-tu par là ? Lorsque certains vont la lire et l’entendre pour la première fois j’espère qu’ils ne se prendront pas pour les nouveaux élus de Dieu. Allons-y, elle se décline comme suit :
Un jour, un Amazigh se présenta devant Aicha, fille d’AbuBakr et troisième épouse du Prophète ; elle était assise entourée de ses proches.  Elle se leva et lui offrit sa place, privilège qu’elle n’accordait pas à son entourage. Ses proches se retirèrent indignés. L’Amazigh eut une conversation avec Aicha sur un point de religion et s’en alla. Alors Elle rappela ses fidèles et leur demanda pourquoi ils sont partis visiblement en colère ?
L’un d’eux répondit : Nous nous sommes sentis vexés par le privilège que tu as accordé à cet Amazigh. Nous les méprisons et pourtant tu l’as honoré plus que nous.
Aicha dit alors : Je lui ai fait honneur plus qu’à vous parce que l’envoyé de Dieu (que le salut soit sur lui) a prononcé des paroles fort élogieuses sur les siens. Sachez qu’un jour j’étais assise avec lui, quand un Amazigh vint à nous, le visage pâle et les traits tirés. L’envoyé de Dieu le regarda avec attention et lui dit : "Que t’est-il arrivé ? Es-tu malade ? Hier tu es parti en santé et rayonnant de joie et te voici blanc comme un mort sorti de sa tombe ? "
" Ô l’Envoyé du Dieu, dit l’Amazigh, j’ai passé la nuit dans une peine cruelle. " " Et quelle est cette peine cruelle demanda le Prophète ? 
À suivre
Ferid Chikhi

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