13 sept. 2010

Un Numide en Amérique du Nord - 74 -

La Pauvreté est-elle soluble dans les actions de la société civile ?

Lors des discussions de la dernière assemblée Mondiale de CIVICUS, tenue à Montréal du 20 au 23 septembre 2010, un des thèmes débattu par les participants a été l’implication de la société civile dans la lutte contre la pauvreté. De bonnes questions ont été posées, de bonnes constations ont été faites et par conséquent il est clairement apparu des divergences sur le fond et la forme des voies et moyens de la réduire, mais tous voulaient en découdre avec ce fléau.
Julie Dumontier, chroniqueuse de Parole Citoyenne a relaté une partie des discussions de la plénière et j’ai retenu cette phrase qui en dit long sur la société civile : ‘’Si on doute de l’utilité de la société civile, on doute fort de l’utilité de l’Assemblée alors. Ce que je crois plutôt, c’est que la société civile s’engage, car elle croit fermement à son pouvoir, mais qu’elle constate aussi qu’il y a des barrières à ses actions et qu’elle cherche des solutions pour faire tomber ces barrières.’’

Pour ma part je trouve que  la pauvreté n’est pas la même partout. Encore une Lapalissade… me dira t’on, mais celle-ci se confirme sous plusieurs cieux et se décline dans diverses langues. La conséquence majeure est qu’il ne peut pas y avoir une seule solution pour la contrer ou au moins la réduire.
La pauvreté en Afrique de l’Ouest est différente de celle de l’Afrique de l’Est et de celle de l’Afrique du Nord. La pauvreté en Asie est multiforme. La pauvreté au Québec, parce qu’il y en a une ne ressemble en rien aux autres pauvretés.

Les ONGs ou la société civile peuvent y faire face, la combattre, la vaincre mais avec quels moyens ? Ceux que les gouvernants mettent à leur disposition lorsqu’ils veulent bien y contribuer ? Ou bien ceux qu’elles vont mobiliser lorsqu’elles savent où les chercher et les trouver ?
La seule richesse pour faire face à la pauvreté c’est la mobilisation des personnes qui la vivent. Le message de cette doit être vrai. Les pauvres ne doivent pas attendre que les riches enfoncent leurs mains dans le fond de leurs poches. C’est en mobilisant les citoyens autour d’actions de travail collectif que cela fonctionnera.
Un message de vérité, une mobilisation autour des tâches concrètes, une sensibilisation au travail collectif et le tout fondé sur l’éducation de tous. Ça se fait sur le moyen et le long terme. Il ne faut pas parler de productivité mais d’apprentissage et de développement d’activités formatrices.
Ferid Chikhi
Convergences Plurielles

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