8 mai 2016

Un Numide en Amérique du Nord - 260 -

Seuls les peuples qui ont soif de liberté, ceux qui savent ce que l'aliénation identitaire veut dire, seuls ces peuples savent puiser dans leurs entrailles la volonté d'offrir aux générations futures un pays indépendant.
Le Québec : L’indépendance d’un pays et la libération de ses citoyens - I -
Comment rester neutre ou indécis lorsque l’indépendance d’un pays est en jeu ?
Des citoyens de pays européens constitués depuis plus d’un demi-siècle demandent pour leurs provinces, leurs régions ou leurs territoires, l’autonomie et quelques-uns, tels que l’Écosse, veulent l’indépendance. Ils le font essentiellement afin de préserver leur identité et leur culture originelles mais aussi pour partager les valeurs universelles. Le Québec, cette Belle Province du Canada et d’Amérique du Nord n’est pas en reste.
En 2006, le Monténégro a déclaré son indépendance rompant avec ce qu’était devenu la communauté d’États de Serbie-et-Monténégro.
En octobre 2015, en Catalogne, lors des élections la coalition ‘’Ensemble pour le oui (JxSí)’’ et la Candidature d'unité populaire (CUP), défendant un programme indépendantiste, ont remporté 73 députés sur 135 au Parlement, avec 47,8 % des suffrages exprimés.
Considérant juste ces deux exemples, comment pourrait-on ignorer que cela fait déjà plus de cinquante ans que des pans entiers de la société Québécoise sont encore à la recherche de l’indépendance de leur pays ?
Beaucoup d’immigrants qui arrivent au Canada, ignorants de l’histoire des premiers européens qui ont débarqué sur les rives du St Laurent, demandent depuis plusieurs décennies et à qui veut les entendre : Pourquoi, l’ont-ils égarée, pourquoi la cherchent-ils encore puisqu’ils n’ont pas su la préserver, la protéger, la garder ? La réponse est simple mais concise et claire : Non ! Ils n’en ont jamais disposé.

Le Québec, avec environ 8.000.000 habitants, est un territoire qui couvre une superficie de 1.667.441 Km2 dont 21 % sont recouverts d’eau (Lacs, fleuves, rivières, sources). À elle seule cette ressource naturelle est une véritable richesse pour les générations futures. Le Québec est aussi la plus grande province du Canada. Des changements majeurs sont en cours dans la Belle Province et, encore une fois, c’est le parti Québécois qui est sous les feux de la rampe malgré l’incendie ravageur de Fort Mc Murrey en Alberta, à l’autre bout du Canada. Encore une fois, le point de mire, reste le Parti Québécois qui vient d’être déstabilisé par le départ impromptu de son chef Pierre Karl Péladeau. Cette ‘’sortie’’ donne un grand répit au gouvernement libéral provincial et fait oublier pour une période sa non-gouvernance.
Personne ne saurait nier le fait que ce Parti, est une institution du siècle dernier, née à la lumière des indépendances. Malgré les vicissitudes du temps, l’adversité à la fois endogène et exogène c’est-à-dire partisane provinciale et / ou fédérale et parfois continentale, malgré des changements organisationnels souvent inexplicables et inexpliqués, nonobstant les départs de leaders - hommes et femmes - d’exceptions, cette institution survit au temps et aux évènements, sans pour autant atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée au début des années ‘’60’’.
Pourtant le problème - parce qu’il y a un problème - persiste et la solution ne semble pas être trouvée. Chacun y va de sa proposition, de sa suggestion, de ses idées de révision, de réorganisation, de changement mais l’indépendance est toujours dans le tunnel et la fameuse lumière qui devrait être le
signe son bout n’apparait pas encore. J’y ai pensé et malgré mon manque de connaissance des arcanes du Parti Québécois, j’ai fait deux tableaux : d’un côté les hommes et les femmes du Parti et de l’autre celui de leurs idées sur fonds de souveraineté ou d’indépendance. J’en ai conclu que les références, à quelques exceptions près sont les mêmes mais elles ne rassemblent pas et souvent elles ne font pas dans l’unité des rangs. Cela m’a rappelé le fonctionnement du Front de Libération Nationale D’Algérie devenu après l’indépendance de l’Algérie le Parti Unique et ses multiples courants idéologiques. Je n’irai pas plus loin dans la comparaison qui offusquent déjà quelques lecteurs. Elle n’est pas de mise selon les uns et elle n’est pas pertinente selon les autres. Mais, j’ai osé… Alors, je poursuis ma réflexion pour dire quelques mots sur l’immigration. Contrairement à ce que pensent et veulent faire accroire quelques faiseurs d’opinons et bien entendu quelques immigrants mal intégrés et souvent ignorants de l’Histoire de leur pays d’accueil, bien des immigrants, dis-je, qui ont quitté leurs pays d’origine pour venir s’installer au Québec s’intègrent, s’impliquent et veulent participer à la réalisation de ce pays qui sera aussi le leur. Ils savent qu’ils ne peuvent pas rester neutre ou indécis lorsqu’une indépendance est en jeu.
Ferid Chikhi
À suivre