10 mai 2014

Un Numide en Amérique du Nord - 217 -

Mes souliers m’ont conté
Vous avez beau vous éloigner… vous y revenez toujours !
Il fut un temps où il ne se passait pas un moment pour évoquer d’une façon ou d’une autre ses origines, ses sources, sa provenance, ses ascendances, ses lignées, ses souches, ses racines, et même son sang… pour signifier ou savoir qui est qui !? Dans d’autres circonstances le retour aux sources est une façon singulière de se retremper dans son passé et celui des siens. Par exemple retourner sur son lieu de naissance, sa maison de naissance… oui le village d’où est originaire toute sa famille.,
Dans les années ‘’90’’ j’ai souvent gravi le chemin qui mène à Tadhart N’Azrou Kolal, le village
familial situé pas très loin des cimes du Djurdjura. Je me rappelle, entre-autres, que lors d’un déplacement, un ami, compagnon du voyage qui nous a mené d’Alger à Ain EL Hammam, me suggéra d’y faire un tour. Une opportunité parmi tant d’autres de rendre une visite de courtoisie à mes oncles et tantes… qui s’y trouvaient pour quelques jours. J’avais répliqué, respectueux des règles de bienséance, ‘’nous pourrons le faire plus tard ou du moins au moment du retour vers Alger’’.
Mustapha qui connaissait la famille insista, considérant que nous avions suffisamment de temps pour aller à leur rencontre, insista en soulignant, ‘’moi, je sais qu’ils seront bien contents de voir arriver leur cousin de Batna’’. Sans hésitation il dit à Kamel de s’arrêter au bas du chemin qui quelques mètres plus loin se transformait en un sentier parfois assez large pour nous permettre de marcher côte à côte et parfois tellement étroit de sorte que nous avancions l’un derrière l’autre, en file indienne. Ce chemin menait vers les premières maisons du village.
Un  chemin qui monte, semblable aux milliers d’autres empruntés depuis la nuit des temps par les habitants de la région. Un sentier au milieu duquel le ruissellement des eaux de pluie avaient creusé de profondes rides sinueuses, ornées de cailloux ronds semblables à des galets et d’autres de formes diverses. 
Mes grands oncles El Hocine et Salah, frères de ma Grand-mère paternelle, occupaient encore une des maisons dont la plupart étaient désertées par les plus jeunes, rendus depuis fort longtemps des citadins bien intégrés. À notre arrivée et avant même de nous inviter à nous asseoir Dada El Hocine, nous dit ‘’Vous avez le temps de prendre un café, n’est-ce pas !?’’ Et, il ajouta ‘’installez vous sous le figuier. Ça ne sera pas long.’’ Il poursuivit d’un air narquois ‘’Te rends-tu compte à quel point la vie a changé’’…  Ma réponse était laconique mais je savais qu’il l’appréciait… ‘‘Il faut bien qu’elle change sinon on ne progresse pas…’’ Et lui de poursuivre sans transition, tout en faisant un clin d’œil à mes amis et accompagnateurs, que je feignais de ne pas voir,  ‘’Depuis que tu fais de la politique tu as appris à parler… ‘’.
Je souriais et le laissais faire la conversation. Il expliquait avec moult détails, comment, pourquoi et à quel moment, mon arrière grand père Ali, le bâtisseur, avait décidé de quitter la Kabylie pour s’installer dans les Aurès. ‘’Vous savez, nous dit-il, vous avez beau vous éloignez du nid familial, vous y revenez toujoursun jour ou l’autre. Vous revenez avec un regard neuf, une vision neuve, un amour neuf, une compréhension de la vie différente de celle que les anciens avaient’’.
Mustapha, participait à la conversation alors que Kamel, se faisait discret sans  perdre un mot de la conversation. En fait, Mustapha, n’hésitait pas à dire qu’en ce qui le concerne il passait presque tous ses Week-ends avec son frère à Ain El Hammam alors que s’il n’insistait pas nous resterions toujours à Alger… Et mon oncle tout en hochant la tête, nous invitait à suivre son exemple, ‘’vous savez, les jeunes, l’air de la montagne est bon pour les poumons et une nuit de sommeil à proximité du Djurdjura vaut mille nuits à Alger... vous devriez revenir plus souvent !
Kamel se hasarda avec un ‘’ça serait en effet intéressant de venir vous donner un coup de main dans le petit jardin si en même temps vous nous parlez un peu plus de l’histoire des gens du village’’. Et, mon oncle de partir d’un rire rauque Ah ! Toi aussi tu as appris à poser des conditions, crois-tu que j’ai besoin de vous pour faire pousser quelques salades ? Rappelle-moi déjà ton nom !?
Je suis un Ait Mebarek, répondit Kamel.
Qui est ton père ?
C’est Da L’hacène.
Ah ! Bon, serais-tu le fils de Dhahbia ?
Oui ! répondit Kamel.
Donc, toi aussi tu es de la famille. Ton père était un brave homme honnête et courageux… Que devient ton frère Hamid, c’est l’ainé, n’est-ce pas !? Lui aussi est comme ton père. Il a su être un bon chef de famille. Dis-lui de venir me voir.
Nous primes le café qu’il nous servi tout en poursuivant notre conversation. Une heure plus tard nous étions sur la route à analyser ce qu’il nous avait dit. Il ressortit de celle-ci, notamment, que ces anciens sont une mémoire vivante de leur histoire, de celle de la famille et bien entendu de la région. Il fallait réfléchir à la façon de les faire parler et d’enregistrer tout ce qu’ils pouvaient nous raconter.
Ferid Chikhi

28 avr. 2014

Un Numide en Amérique du Nord - 216

Les vrais indépendantistes et les ‘’intermittents’’
La politique c’est aussi une question de tactiques et d’habiletés agitatrices
Dans mon précédent article, j’ai abordé succinctement cinq points qui me semblent assez essentiels pour comprendre la défaite du Parti Québécois lors des élections du 07 avril 2014, il était question, entre autres de la faiblesse de la communication, des actions combinées des fédéralistes et des médias inclusifs, du Parti Québécois, son organisation et son fonctionnement, des suggestions avec comme principal axe de travail une cure de désintoxication... Mon point de vue est bien entendu celui d’un novice des politiques Québécoise et Canadienne ; il est aussi celui d’un simple observateur et, je l’admets sans détours très intéressé par les processus d’autodétermination des peuples. Dans ce même article j’ai souligné que la politique est la fille légitime du couple Trahison et Mensonge. C’est pour cela qu’elle interpelle toute la société et que toutes et tous en parlent.
Des lecteurs attentifs et actifs à ce qui est publié sur Vigile.net ont formulé leurs commentaires avec la belle intention de considérer à leur juste valeur les idées qui y sont mentionnées. Alors, En complément à l’apport de messieurs Drouin, Chrystian Lauzon et Fernand Lachaine et loin de moi l’idée de donner des leçons à qui que ce soit. J’aimerais souligner qu’encore une fois la raison a parlé … selon M. Drouin ‘’la Commission (Charbonneau) étant certes indépendante, le gouvernement ne pouvait faire ingérence dans sa décision de suspendre ses travaux’’ pour ma part, je me demande qu’est ce qui aurait empêché que les relais du PQ le fassent ? La politique n’est-elle pas aussi une question de tactique et d’habileté agitatrices ? 
Oui, M. Lachaine ‘’la faiblesse des moyens d’intervention et de réplique’’ montre qu’un vrai plan de communication avec les relais appropriés a fait défaut au PQ.  Quant à la division entre indépendantistes, n’est elle pas une simple vue de l’esprit ? Certes des partis se disant indépendantistes ou souverainistes, c’est selon, œuvrent disent-ils pour d’abord un Québec fort, la souveraineté viendra par la suite. En fait, j’ai l’intime conviction que d’un côté il y a les vrais indépendantistes et de l’autre les ‘’intermittents’’.
Je suis très mal placé pour les juger mais que je sache, ils ne sont pas dans les mêmes cercles politiques malgré leurs tentatives d’occuper les espaces militants et citoyens communes!? Ils sont pourtant de vrais irritants endommageant le mouvement souverainiste et frayant dans la communauté des plus vulnérables.
Ils offrent en même temps un encadrement très opportuniste à des groupes activistes pour le moins fédéralistes et qui n’ont cure de l’indépendance des états ou des nations. Leur seul crédo est leur propre visibilité ; ces partis et leurs organisations de proximité sont des chevaux de Troie. Ils sont organisés et soutenus pour freiner la marche vers l’indépendance tout en facilitant le maintien du fédéralisme et en consolidant le multiculturalisme. S’en rendent-ils compte… Je pense que oui… sauf qu’ils ne veulent pas le reconnaître.
M. Lauzon, Merci ! Pour votre apport. Il est, en ce qui me concerne, fort intéressant pour toutes les raisons que vous évoquez si justement. Permettez-moi d’ajouter ce qui suit : votre idée au sujet de Pierre Karl Péladeau c’est ‘’… l’artillerie lourde, on ne la met jamais à l’avant, on en prend soin et on la réserve dans l’ombre pour l’effet choc, surprise. PKP peut toujours faire des sorties fulgurantes, il contient cette force de crédibilité, ce qui apeure l’ennemi d’ailleurs’’. Vous avez raison.
Ça fait remonter en moi les souvenirs d’une vie antérieure, en Algérie, au lendemain, du ‘’redressement révolutionnaire’’, des officiers supérieurs en fin de carrière (moyenne d’âge 50 ans), pour la plupart, étaient parachutés à la tête d’entreprises publiques ; à quelques exceptions près, beaucoup parmi eux ont réussi à faire de bons capitaines d’industries, tant que le calme ‘’trompeur’’ au niveau national était dominant. Mais voilà que la mondialisation, comme partout ailleurs, frappe à la porte du pays ; ses effets là où on l’y attendait le moins ont été ravageurs. Tous ‘’ces gestionnaires improvisés’’ n’ont pas pu et n’ont pas su faire face au choc surtout de la mobilité des idées et bien entendu celui des marchandisespour les êtres humains, la sélection est toujours de rigueur. Il aurait fallu qu’ils comprennent qu’une entreprise, soit elle publique, ne se dirige pas comme une caserne.
M Pierre Karl Péladeau, comme bien d’autres leaders du monde de l’industrie, de l’université, etc. sont d’un apport, sans aucun doute, à la fois rafraîchissant et fort judicieux, s’ils comprennent qu’ils doivent ajuster pour ne pas dire changer leurs paradigmes afin de les adapter au monde de l’idéologie et de la politique, ils en seront plus redoutés et plus redoutables. Bien entendu, d’aucuns diront, le Québec n’est pas l’Algérie… mais partout, n’oublions pas que, les politiques ne mentent peut-être pas mais ne disent peut être pas aussi toute la vérité.
Pour l’heure, ce qui importe n’est ce pas l’amélioration de ce qui existe et qui est un acquis ? Plusieurs enjeux sont sur la table : la Mémoire et l’Histoire du mouvement souverainiste en font partie. Il y aussi un travail de fond pour éviter l’hémorragie et la fuite des militants, sans omettre la formulation des politiques de sensibilisation et de formation au recrutement des jeunes.  
Par ailleurs, il me parait très important pour ne pas dire fondamental d’encadrer et de donner de l’espace à l’expression des historiques de toutes les périodes. J’ajouterai que la nécessaire conception d’une politique d’occupation de l’espace démocratique en tenant compte des effets de nuisances des adversaires non seulement dans la province mais ailleurs au Canada et chez nos voisins du Sud… serait de rigueur.  Vous ne pouvez pas vous imaginer combien ce qui nous vient d’en face peut être plus porteur que ce qui se fait à l’interne. Quant à votre dernière question à savoir : Gouverner à nouveau ou faire l’indépendance ? Qu’est ce qui empêche de faire les deux concomitamment ?
Ferid Chikhi
Voir aussi sur : http://www.vigile.net/La-politique-c-est-aussi-une

24 avr. 2014

Un Numide en Amérique du Nord - 215 -

Et après le 07 avril 2014
                                 Peut être est-ce un revers salutaire pour le PQ !?

La politique est la fille légitime du couple Trahison et Mensonge.
Anonyme 
Lors des précédentes élections législatives (2012), j’avais exprimé mon opinion au sujet des effets de l’élection du gouvernement péquiste minoritaire. J’avais souligné entre autres que je n’étais pas un expert de la politique québécoise mais seulement un observateur qui tente de participer au débat général qui survient tous les quatre ans et dans certaines situations tous les 18 mois. 
Cela fait un peu plus de 20 jours qu’un nouveau gouvernement libéral majoritaire a été choisi par les électeurs québécois et l’encre des analystes, des politologues, et autres experts de la scène politique n’est pas encore totalement sèche que je me suis surpris à exprimer ma propre réflexion. 
Avant de poursuivre, j’aimerais partager le conseil de mon vieux professeur de sociologie qui au début des années ‘’70’’, après ses cours, me répétait ce qui était son conseil essentiel : ‘’Lorsque tu traites d’un sujet et que tu émets des hypothèses, me disait-il, veille à faire une pré-enquête dont tu analyseras les résultats ; tu feras suivre ce travail par une enquête plus pointue et tu poursuivras par une autre analyse des résultats obtenus ; le tout devra valider un des deux verdicts suivants : soit cette analyse confirmera toutes ou partie de tes hypothèses, soit elle infirmera toute ou partie de ces hypothèses. Ce n’est qu’à partir du verdict retenu que tu pourras émettre des recommandations. Mais reste prudent et nuancé quant à ces recommandations’’. 
L’inverse est-il possible ? C’est-à-dire, à partir des résultats obtenus, une analyse objective et rationnelle est-elle faisable ? Oui ! Répondront tous les intéressés, du simple profane au plus spécialistes des experts. C’est le cas de le dire lorsque il s’agit de politique. Cela arrive même souvent. Les opinions, les avis, les appréciations, les jugements… sont exprimés par les déçus, les frustrés, les pours, les contres… y compris ceux qui le font en toute connaissance de cause ou/et parfois par ignorance. Les idées, les pensées, les actions et leurs effets, les visions et même les apparences qui ont fait l’objet de perceptions deviennent des convictions, des certitudes… Alors, une question m’a traversé l’esprit : en politique l’analyse répond elle aux mêmes canons, cadres de références, etc. que ceux de la sociologie ou est-elle différente parce qu’il s’agit précisément de politique ? La citation suivante d’un anonyme me rappelle que : La politique est la fille légitime du couple Trahison et Mensonge. C’est pour cela qu’elle interpelle toute la société et que toutes et tous en parlent. 
La défaite du parti québécois en est un exemple à considérer avec une attention particulière. S’agit-il de l’échec d’une stratégie que personne n’avait anticipé ? Ce ne sont ni les libéraux, ni les autres partis qui le contrediront. S’agit-il d’un manque de vision réaliste ? S’agit-il d’un concours de circonstances imprévisibles ? Ou bien s’agit-il d’une adversité qui s’organisait depuis fort longtemps par les tenants du fédéralisme à la Canadienne ? Toutes ces réponses sont-elles acceptables ? À mon sens, oui ! 
Dans une telle situation, et après coup, beaucoup d’hypothèses, validées ou non, ont été émises. Les unes plus plausibles et plus pertinentes que les autres. Quelques-unes se classent parmi les plus saugrenues. Il y a celles qui sont favorables au Parti Libéral du Québec, grand vainqueur de cette bataille et il y a celles, disons le sans détours, qui sont défavorables au Parti Québécois, le malheureux perdant de cette joute électorale. 
La faiblesse de la communication 
Peut-on parler des causes puisque les effets sont connus ? Selon mes petites observations, je retiens que le manque de cohérence dans la stratégie de réplique (communication) aux adversaires a été d’une nullité sans équivoque. Pourtant, personne n’ignore que des stratèges en communication politique sont légions au sein, ou à proximité des hommes forts, de cette organisation politique. Il en est de même des économistes, des sociologues, des planificateurs, etc. 
Les erreurs économiques et les irritants 
Le programme économique, quant à lui, ne pouvait être que celui d’un gouvernement majoritaire au lieu d’être celui de la réserve, de la retenue, du discernement. Ce qui n’était pas le cas. Comment un gouvernement minoritaire peut-il parler de déficit zéro ou de retour à l’équilibre budgétaire, c’est à dire un programme d’austérité, alors que le citoyen se trouve dans un état de précarité et de vulnérabilité particulière. À présent qu’il est majoritaire le parti libéral ne manquera pas de prôner un tel programme. 
Bien entendu, d’aucuns me rappelleront les autres irritants tels que, le timing de la fuite relative au projet de charte des valeurs, l’intrusion dans le champ communicationnel du référendum, le rôle des médias inclusifs, etc. Tous des domaines de prédilection des adversaires. Ils y ont bien joué leurs rôles. Pendant que le gouvernement Marois œuvrait à gouverner, bien entendu en commettant des erreurs telle qu’entre autres la suspension des travaux de la Commission Charbonneau, etc. -, alors que les opposants avaient une avance sur le terrain de la réplique. 
Les actions combinées des fédéralistes et des médias inclusifs 
Dans les prochaines années, les codes d’éthique et ceux de la déontologie, les principes de l’honnêteté intellectuelle seront sans aucun doute des domaines d’analyses, de réflexions et d’études des sections de formation en journalisme et en sciences de l’information. 
Le rôle des médias télévisuels, radiophoniques et écrits ont, à mon humble avis, failli à leur devoir d’information de toutes les couches de la population. En effet, des pans entiers de citoyens du Québec ont, durant cette campagne électorale, été méprisés, ignorés et dédaignés dans leur droit à l’information. Le reste se passe de commentaires. 
Le Parti Québécois, son organisation et son fonctionnement. 
Si les stratégies des parties adverses ont fonctionné elles ont été surtout performantes grâce à leur combinaison avec celles des fédéralistes. Personne ne saurait le nier. 
À ce stade de la réflexion le Parti Québécois a failli dans sa vision et sa démarche globales. Cela ne serait pas arrivé si les axes de travail de la plateforme électorale - s’il y en avait une - n’avaient pas été corrompus par les incohérences des messages diffusés. Était-ce généré par des désaccords internes ou par le manque de patience pour ne pas dire de précipitation de certains dauphins ? Était-ce en raison de facteurs exogènes nocifs ? Une chose est certaine c’est qu’un parti bien bâti, avec des fondements solides… se relève vite parce que ses leaders, ses militants, ses sympathisants, ses organisations de proximité sont confiants dans le contenu de son projet de société. Est-ce le cas pour le Parti Québécois post 07 avril 2014 ? Le proche avenir nous le dira. 
Des suggestions : Une cure de désintoxication... !? 
À mon sens ce Parti a besoin d’une véritable cure de désintoxication. Oui, il doit réformer son organisation, son fonctionnement et sa stratégie de gouvernance. Il doit aussi revoir ses liens et ses relations avec le citoyen et ses représentants sociaux. Il doit choisir des hommes et des femmes qui ne craignent pas de rencontrer le citoyen, de lui parler et surtout de l’écouter. Il s’agit d’une véritable opération de séduction citoyenne. Et pour terminer le projet de pays devra tenir compte des changements intervenus depuis plus de dix ans au sein de la société toute entière. 
http://www.vigile.net/Peut-etre-est-ce-un-revers