30 déc. 2013

Un Numide en Amérique du Nord - 204 -

Comment revisiter un passé récent ?
Rétrospective chronologique de l’année 2013
Le 12 janvier 2013 j’avais repris l’écriture de ma chronique ‘’Un Numide en Amérique du Nord’’ par une digression poétique mettant de l’avant L’Algérie, anciennement Tamazgha :
(…)
Colorées du soleil de la Méditerranée.
Dans nos veines de Numides
Coule le sang de Massinissa et
Le lait nourricier de Fad’hma et Dihya.
(…)
Mutilée, amputée, altérée par tes assaillants,
Abusée, trompée, violée, par leurs gouvernances,
Préservée, Protégée, Défendue par tes enfants.
Seul le temps dessine tes fresques et tes reliefs.  
Seul le temps, tes gamins et tes coquins
Savent te sauvegarder pour demain.
(…)
Ferid Chikhi
11-12-2012

Tamazgha, terre des Imazighen
Pays des hommes libres.
Infiltrée, conquise, occupée
Par des passagers sinistres et éphémères
Venus te soumettre.
(…)
Sans palais, sans châteaux et sans manoirs
Jamais soumise, toujours rebelle
Terre d’insoumis, d’indomptables et de frondeurs
Ils ne l’ont pas encore compris
Tu es l’Éternelle Tamzgha.
Ferid Chikhi
18-12-2012

Ce même 12 janvier 2013 selon le calendrier Grégorien correspondant au 12 Yenneyar 2963
(http://www.convergencesplurielles.com/2012/01/un-numide-en-amerique-du-nord-134.html.) j’avais opté pour la sélection de cinq évènements considérés comme majeurs par certains médias. Ils me paraissent sensibles par leurs places dans le monde ou au sein des populations concernées.
En Afriquele début de l'intervention militaire française au Mali, sachant que ce
sont les puissances occidentales qui ont armé les islamistes venus de Libye pour déstabiliser cette région du Sahel connue pour sa tranquillité et son calme. Quelles sont les véritables motivations des Français et de leurs alliés?
Paris, Londres, Stockholm et 
Copenhague ont convoqué les ambassadeurs d’Israël pour leur faire part de leur "désapprobation" face aux mesures prises par Benjamin Netanyahou, en représailles à l’admission de la Palestine comme "Etat observateur non membre" des Nations unies. Berlin et Washington, jugent que la décision israélienne est "non productive pour la paix".  Pourtant, Toutes ces puissances restent silencieuses chaque fois que les Palestiniens sont victimes de répliques non justifiées.
En Syrie, l'escalade se poursuit entre soldats et rebelles.  Même la Suisse y met son grain de sel. Ce pays va adresser au Conseil de sécurité de l'ONU une pétition signée par 52 pays réclamant la saisie de la Cour Pénale Internationale pour les crimes de guerre commis en Syrie.
Washington envisage déjà l'ère post-Assad alors que Moscou veut que les Syriens soient les artisans d’une solution au conflit qu’ils vivent depuis plus de 22 mois.
Pour défendre l’indéfendable, tout est permis. En parcourant le site Tolérance.ca
j’ai trouvé succulente la chronique d’Anne Marie Sicotte datée du 03 janvier 2013, sous l’intitulé ‘’La langue comme outil de résistance’’. Ce qui a attiré mon attention c’est en particulier le paragraphe ‘’7’’ très inspirant et je le livre sans changement et sans commentaire :
''Pour défendre l'indéfendable, tout est permis ... Rien ne justifiait les Sulpiciens d'offrir un cours commercial en anglais uniquement…Pour défendre l'indéfendable, une tactique éculée consiste à se transformer en victime, à accuser grossièrement celui qui nous fait de justes reproches. Il semble que la frange intolérante de la population britannique a transmis cette astuce de génération en génération''.
Là où mes souliers m’ont mené, j’ai ressenti, la même sensation du ‘’j’ai déjà vu’’ ou du ‘’j’y ai déjà vécu’’ … une rue, une maison, un jardin public, une épicerie, une haie de fleurs qui sépare un jardin de la rue, un marché, l’entrée d’une entreprise, les discussions entre les gens, les cris des enfants, les empoignades entre les femmes, une chanson provenant d’une maison, l’exhalaison d’un parfum … Ce ne sont pas seulement des sensations mais encore plus des émotions.
À Annaba, l’Hippone Romaine, réceptacle d’une partie de la vie St Augustin. À Equeurdreville, une ville du Cotentin, en Basse-Normandie pas très loin de Cherbourg, La ville aux parapluies. J’y ai vécu six mois. Au Mont St Michel, En
déambulant dans les petites ruelles, j‘observais les maisons conservées à l’ancienne, les boutiques à touristes, les petits restaurants familiaux d’où émanaient les senteurs des omelettes et des crêpes délicieusement préparées par des cuisinières habiles et vendeuses averties, habillées de belles robes multicolores … À La Havane, Hôtel Ambos Mundos, le musée-maison d’Ernest Hemingway. Ses amours, son cocktail, ses muses, ses écrits... le temps était suspendu… Des souvenirs remontent à la surface et me rappelle mes lectures du ‘’Vieil homme et la mer’’, ‘’L’adieu aux armes’’, ‘’Le soleil se lève aussi’’.  
Ce qui est singulier à la limite fabuleux, c’est que pour chacune des villes
citées plus haut, et bien entendu, celles que je n’ai pas mentionnées, c’est le lien, la relation étonnante, inexprimable, contenant quelque chose de sublime. Un moment marquant inoubliable par son intensité ; un souvenir même fugace qui reste incrusté de façon indélébile comme le serait une révélation. Une rencontre fortuite qui finit par devenir une amitié indissoluble. Une odeur ou un parfum que j’ai humé et dont je n’arrive plus à m’affranchir. Le contact avec une personne dont seules la forme et la couleur des yeux me relie à une ambiance émouvante par sa gaieté et sa singularité.
                                                                                            À suivre
Ferid Chikhi
30-12-2013