18 nov. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 253 -

Le Québec ne doit pas faillir à sa tradition humanitaire...
Ce ne sont pas seulement Trudeau ou Couillard et les parlementaires ou les élu-e-s de tous les niveaux institutionnels qui sont responsables de l'accueil des réfugiés Syriens, mais nous tous, chacun à sa place et chacun selon ses moyens, que nous devons, aider ces nouveaux déracinés, ces êtres humains, qui ont perdu leur pays, à rejoindre une place aussi pacifique que le Québec.
Il ne s'agit pas de nouveaux immigrants mais bel et bien de réfugiés comme l'ont été ceux et celles qui ont empruntés les boats people, ou celles et ceux qui sont arrivés de Colombie, de Bosnie, de Myanmar, du Rwanda et d'ailleurs.
N'oublions pas qu'ils ont fuit les criminels islamistes qui voulaient les décimer, qui ont assassinés un grand nombre de leur proches et qui les ont poussés à perdre leur pays.
N'oublions pas que des milliers parmi eux sont des enfants, des femmes, des familles pacifiques et qui ont besoin de se reconstruire.
N'oublions pas que leur précarité et leur vulnérabilité peut être transformée en force d'intégration et de participation sociale et culturelle.
Le Québec l'a prouvé par un passé tout récent, avec les Chiliens, les Bantous, les Rohyingas et bien d'autres, en faisant la démonstration de son sens du partage et du soutien à ceux qui tendent la main pour demander de l'aide. Va t'il la laisser cette main en suspens ?
Comme dans tout groupe même à l'apparence homogène, il y a des exceptions... N'en faisons pas la règle et allons au devant, non pas et seulement, du pire mais surtout du meilleur.
Ferid Chikhi


15 nov. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 252 -

Les attentats de Paris source de rappel de la mémoire cachée.
La peur leur fait revivre ce qu’ils ont fui dans les années ‘’90’’. Comment encourager une amie, un ami des amis qui expriment leur crainte, leur peur, leur anxiété alors qu’il/elle / elles habitent à quelques centaines de mètres d’un des lieux où ont été commis les attentats de vendredi ?
Hassina, me dit : ‘’C’est choquant et angoissant, je suis effrayée et comme enfermée dans une
camisole sans pouvoir bouger…''  ...
Kamel : ''C’est comme lors de l’attentat d’Amirouche, des morts, du sang, des voitures de police, des pompiers…''
Belkacem : ''J’ai la nette impression que j’ai fuis ces assassins et qu’ils m’ont rejoint, ici, dans le cœur de Paris…’’
Brahim : '' Ils sont là depuis longtemps et je n'ai jamais imaginé qu'ils feraient une chose pareille. J'ai quitté mon petit appartement et j' passé la nuit chez mon frère à Angers; demain j'irai à Nîmes... J'ai le reflèxe de la clandestinité que je croayis avoir perdu ... ''
Il est 12:50 à Montréal. Une conversation de 35 minutes, avec mon amie Samia, À Alger, elle était professeur de littérature française... Menacée de mort par le GIA pour ses prises de positions en faveur de la démocratie et contre l'intégrisme, elle a quitté le pays au mois de mars 1995... ''Ils sont partout, et ce que je crains le plus c'est que les complicités sont fortes et surtout les ramifications internationales... J'ai peur que ce soit un début incontrôlable d'actes qui vont encore générer des victimes et que la stigmatisation qui s'ensuivra...''
Quoi dire de plus ? Si ce n'est que témoignages montrent à l'évidence que le terrorisme a traumatisé des milliers de personnes. Ce fléau qui sévit depuis la fin des années ''80'' a eu la terrible réalisation de faire banaliser les guerres contre de états indépendants du Moyen Orient et les souffrances des populations civiles déstabilisées, vulnérabilisées, précarisées au point où leur sécurité semble se trouver dans la seule fuite vers des terres qui paraissent plus pacifiques, plus sereines à la recherche d'un bien être que les guerres ne leur autorisent pas. 
Algériens, Irakiens, Libyens, Syriens, Libanais...Palestiniens, avec pour seuls bagages quelques vêtements, quelques affaires auxquels ils se raccrochent fuient leurs pays pour une survie que rien ne saurait assurer. Que faire, que dire  ? Si ce n'est l'expression d'une compassion, d'une colère, d'une frustration, d'une incapacité à agir... Dans ce cas là, le silence est il une attitude de complicité ou une force intérieure qui pourrait venir à bout de ce monstre dont la violence s'étend à tout le monde et qui échappent à la puissance des gouvernants qui l'ont créé ?
Ferid Chikhi

14 nov. 2015

Un Numide en Amérique du Nord - 251 -

Paris et la France sous le choc
''Demande à celui qui a connu la maladie plutôt qu'au médecin, peut-être que son expérience te sera-t ‘elle plus utile''.
(Adage algérien)
État d’urgence en France !


Un vendredi 13 parmi les plus funestes en ce novembre automnal de l'année 2015. La France est sous le choc des attentats commis en plein cœur de Paris.
Mes pensées premières vont aux victimes et à leurs proches.
L'islamisme a encore une fois frappé, non et pas seulement Paris mais aussi et surtout, les valeurs humaines et citoyennes. En plein cœur de la capitale Française, lieu des luttes pour les libertés et la citoyenneté, ces attaques constituent des actes répréhensibles dont les auteurs ne reculent devant rien pour affaiblir les démocraties là où elles se sont développées.
Même si elles étaient prévisibles, ces agressions devraient amener les États et leurs institutions à tirer des enseignements intelligents afin qu’à l’avenir elles ne puissent être reproduites.
Une lutte sans merci doit être menée sur tous les fronts de façon continue contre ce fléau mondial, ses auteurs, ses soutiens internationaux et ses affiliés.
Effet de boomerang V/o Éradication!?
''Demande à celui qui a connu la maladie plutôt qu'au médecin, peut-être que son expérience te sera-t ‘elle plus utile''. (Adage algérien)
Les résistances des peuples et des citoyens libres de toute allégeance et obédience idéologique qui voudraient imposer les dictatures, les totalitarismes et les fascismes, ne céderont jamais.  Le sens
ommun prend toujours le dessus. De nos jours la lutte contre les groupes de psychopathes et des malades qui nous gouvernent devra, elle aussi, devenir mondiale?. En Algérie, durant la décennie noire, un concept a été mis de l'avant et défini ''ERADICATION''... Il a été décrié par tout l'Occident. Il aura fallu plus de 15 ans pour panser les blessures et faire partiellement le deuil de nos proches, parmi les plus chers, partis sous les balles les couteaux et les sabres de ces criminels.
Pendant, toute  cette décennie ''NOIRE'', et comme le rappelle à juste titre mon ami Mourad H, n'oublions surtout pas que ''de nombreux crimes et attentats commis en Algérie ont été revendiqués par leurs commanditaires à partir de nombreuses capitales occidentales - Paris - Londres - Berlin et même de Washington lorsqu'un certain Haddam avait qualifié de collatéraux les victimes civiles de l'attentat du boulevard Amirouche à Alger où pas moins de 400 victimes ont été lâchement assassinés sans omettre celui de l'aéroport d 'Alger...'' 
Un autre point à noter est que de nombreux  pouvoirs politiques occidentaux ont été fermement contre l'arrêt du processus electoral en Algérie en 91.. 
A présent que l'effet de Boomerang se fait ressentir dans l'espace ''démocratique'' international n'est-il pas temps de le mettre en pratique ?
Ferid Chikhi